Liens pédagogiques collectifs

Je m’émerveille de la naissance de Liens pédagogiques collectifs, un service de partage de signets qui facilitera la mise en commun des plus belles découvertes des enseignants et conseillers pédagogiques québécois (et francophones?).

Pour éviter la redite, voilà ce que j’en ai dit sur le site d’Opossum.

Vraiment, je me réjouis.

L’écriture publique dans un contexte éducatif

Gilles Jobin a interpellé ses collègues du RÉCIT pour qu’ils écrivent plus sur le Web, à travers les carnets Web, en particulier. Des commentaires ont suivis. François Rivest, entre autre, y a mis un grand soin.

Pierre Lachance a relancé les échanges en s’interrogeant sur le rôle respectif des outils et de la personnalité dans la communication, sur le Web, en particulier.

Je suis intervenu sous forme de commentaires pour suggérer que tous les outils ne sont pas équivalents quand on souhaite favoriser l’expression des gens sur le Web. Et j’ai relancé Mario pour compléter mon commentaire.

Et sa réponse est venue. Et quelle réponse! Je n’en attendais pas tant!

Tout ça mis ensemble fait un remarquable survol des enjeux associés à l’écriture publique, sur le Web, dans un contexte éducatif. À conserver précieusement.

Répertoire de fils RSS éducatifs

Pierre Lachance a été très productif cette semaine pour concrétiser les souhaits qui se sont exprimés sur son site. Le résultat est impressionnant: un répertoire dynamique de fils rss éducatifs québécois. Mieux: un répertoire qui génère lui-même des fils rss plus précis (ou plus larges)!

Ainsi, il devient possible de s’abonner d’un seul coup à une trentaine de fils RSS éducatifs, ou à un fils qui regroupe les carnets associés à un mot clé précis (fonction encore en rodage).

J’ai hâte de voir l’usage qui sera fait de cette nouvelle ressource. Je ne pense pas que ce sera un outil utilisé par les « maniaques », ni par les « débutants », mais ça peut sans doute être un outil d’éducation efficace afin d’illustrer le monde qui se développe autour des blogues éducatifs et de permettre aux gens d’en saisir la richesse.

Peut-être un peu comme la carte des ressources éducatives de l’Infobourg québécois l’avait fait pour les sites Web éducatifs il y a quelques années (1996, déjà!). Je le souhaite en tous cas.

Merci à Pierre et à tous ceux qui l’ont accompagné dans cette réalisation.

Mise à jour: Wow! Je viens de trouver quand même une utilité majeure du système… l’outil de recherche offert à droite. Fantastique!

Le tâtonnement… au coeur d’un réseau

André Chartrand a récemment soupiré sur les limites de l’apprentissage par tâtonnement. Quelques réactions ont suivies.

Sacco relance ce matin la discussion de très belle façon.

Ça m’a inspiré un commentaire… et donné le goût de relire Illich.

Apprendre à écrire en public

Dans un texte remarquable intitulé Weblogs: Learning in Public (format pdf), Jill Walker raconte son expérience d’utilisation des carnets Web (blogues) avec les étudiants de l’Université de Bergen, en Norvège.

Tenant elle même un carnet Web depuis plusieurs années, elle a été en mesure de rassembler des observations particulièrement intéressantes. De brillantes conclusions aussi. Surtout.

Je pense que le texte éclairera particulièrement ceux et celles qui s’interrogent sur la place des carnets Web dans les écoles. Il pourra aussi donner l’heure juste aux pédagogues inquiets des difficultés qu’il est possible de rencontrer lorsqu’on fait tomber les murs de l’école. Parce que pour Jill Walker, c’est bien de ce dont il s’agit quand on parle des carnets Web dans un contexte éducatif. Ce avec quoi je suis évidemment en parfait accord.

La question principale qui guide le texte est la suivante:

« Is it ethical not to provide students with opportunities to perform [write] in public? My eight year old has been learning to play the violin for just over a year, and has already played at five public concerts. Why should learning writing or thinking be different? »

Si vous n’avez pas le temps de lire le texte en entier (9 pages) je vous suggère au moins de survoler ce collage d’extraits du texte, présentés dans le désordre, en fonction de la lecture que j’en ai faite.

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Le territoire que l’on construit soi même…

Je reprends, pour archivage, de larges extraits d’un texte de Bruno Devauchelle, animateur au CEPEC Craponne (France). J’ai, par ailleurs, découvert avec plaisir que celui-ci tenait maintenant un carnet Web dans lequel il regroupe (enfin!) ses principaux textes.

Celui-ci s’intitule Internet, une arme de guerre

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Réseauter les enseignants? Bien sûr! Mais comment?

François nous convie à une réflexion sur la nature des réseaux qui pourraient/devraient naître entre les enseignants.

Il s’interroge au passage sur la capacité de l’AQUOPS à assurer ce réseautage.

Il le fait dans le contexte du projet en gestation auquel Mario (et bien d’autres) faisait référence au cours des derniers jours.

D’hier à aujourd’hui, l’AQUOPS… et nous!

Dans le contexte où l’AQUOPS lutte pour sa survie, j’ai proposé à Marcel Labelle ‹ qui est un des fondateurs de l’association ‹ de partager avec moi quelques réflexions sur les origines de l’association, sa pertinence aujourd’hui et ainsi que sur les formes qu’elle pourrait adopter dans l’avenir. Je reproduis ici, avec sa permission, l’essentiel de notre conversation.

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Les enseignants et les TIC: blocage ou obstacles?

Au début de l’année, le ministère du Patrimoine canadien a mandaté le CEFRIO pour formuler des recommandations destinées à guider ses actions dans le développement de contenus d’apprentissage électroniques.

Les travaux préalables à la formulation des recommandations sont apparemment unanimes: les contenus pédagogiques actuellement disponibles s’adaptent difficilement aux objectifs d’apprentissage des programmes en vigueurs dans les différentes provinces canadiennes.

La revue de littérature du CEFRIO suggère par ailleurs que « loin d’être issues d’un quelconque « blocage » des enseignants face aux TIC, les lacunes observées dans leur appropriation des technologies paraissent plutôt attribuables à divers obstacles auxquels ils doivent faire face dans leur pratique ».

La plus importante des vingt recommandations du CEFRIO (et la seule publique pour le moment) est que:

« …le gouvernement canadien ne doit surtout pas tenter de tout faire lui-même et d’être ainsi seul responsable des ressources pédagogiques mises en ligne. Il doit plutôt agir en facilitateur et supporter le développement d’initiatives locales, mais « exportables » dans d’autres régions et contextes. »

Le rapport issu de ces travaux devrait bientôt être rendu disponible par le CEFRIO. D’ici-là, pour en savoir plus: Les enseignants canadiens et les ressources pédagogiques en ligne, sur le site du CEFRIO.

REPARTIR

L’AQUOPS lutte pour sa survie. Et ça joue avec mes tripes. Sans doute parce que l’AQUOPS a toujours été là aux grands moments de ma trajectoire professionnelle: découverte de l’informatique, décision d’enseigner, décision de quitter l’enseignement, découverte de l’entrepreneuriat, apprentissage de la culture de réseau. Je me rappelle…

1980. J’entre en première année.

1981. Trois pionniers fondent une association pour les utilisateurs de l’ordinateur au primaire et au secondaire. L’AQUOPS est née.

Il s’agissait de Normand Vinet, Francis Meynard et Marcel Labelle.

1988. Un groupe auquel sont associés ces pionniers publie un document essentiel dans l’histoire de l’éducation au Québec: le rapport du groupe REPARTIR. La même année où l’ordinateur fait son apparition dans la maison familiale (un Mac SE) et où j’entreprends d’interminables concours de programmation avec mon cousin!).

1989 (ou à peu près). Mon oncle François m’invite à visiter avec lui le salon des exposants du cinq ou sixième colloque de l’AQUOPS. J’y fais la connaissance de Jean Sylvestre. C’est l’année de mon premier modem (300 bauds) et de mon adhésion au Club Macintosh de Québec.

1993. Avènement du World Wide Web. L’AQUOPS a déjà 12 ans!

1995. L’AQUOPS présente un mémoire important dans le cadre du Sommet socio-économique sur les TIC à l’école.

Septembre 1996. J’ai la chance de découvrir le métier d’enseignant avec comme directeur d’école Martin Bouchard, à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier ‹ un autre visionnaire qui gravite autour de l’AQUOPS. Une année INOUBLIABLE, où j’ai aussi eu la chance de prendre part à l’organisation d’un extraordinaire camp de jour technologique (dont un précieux artefact est ici). François s’en souviens sans doute très bien aussi!

Mars 1996. Autour d’un pizza, je fais le projet avec André Girard de regrouper nos « bookmarks éducatifs » sur une affiche, pour permettre à nos collèges enseignants de se faire une image de ce nouveau monde. Deux nuits de travail plus tard, je débarque chez le cousin, qui vient de fonder iXmédia, le mettant au défi de transformer mon poster-bricolé-avec-Inspiration-quelques-feuilles-et-beaucoup-de-scotch-tape en affiche professionnelle. Deux semaines plus tard, nous débarquons, sans préavis au salon des exposants du colloque de l’AQUOPS avec un paquet d’affiches sous le bras. Je vais voir directement la seule personne que je connais sur place: Jean Sylvestre, qui nous trouve un petit coin où installer une table. Nous vendrons dans les deux jours suivant 500 cartes des ressources éducatives de l’Infobourg québécois 1.0. C’est aussi l’année du Plan Marois.

1997. iXmédia et les Éditions Septembre s’unissent pour fonder Septembre Média. Je quitterai éventuellement l’enseignement pour y travailler à temps plein.

1997 à 2000. Pèlerinages annuels au colloque de l’AQUOPS. Il est inimaginable d’en manquer un seul instant. Nous y lancerons: trois livres (notamment l’Infoduc), deux affiches, trois sites Web (notamment l’Infobourg, évidemment!) et même un magazine (les Chroniques de l’Infobourg, devenu l’École branchée). J’y fais aussi la connaissance d’à peu près 50% des gens que je côtoie professionnellement aujourd’hui. Je me souviens particulièrement de ma rencontre avec Robert David, qui pilote alors le projet Cyberscol.

2001. DeMarque achète Septembre Média. Un autre élan est donné au projet… encore et toujours à l’AQUOPS.

2002. On sent un essoufflement d’un peu tout le monde dans le milieu. Le plan Marois est terminé, les pionniers sont fatigués. Plusieurs projets tirent le diable par la queue. Malgré cela, le colloque de l’AQUOPS est de plus en plus gros. Lentement mais sûrement, je m’éloigne de l’AQUOPS.

Avril 2005. Cela fait deux ans que je ne suis pas allé au colloque. Probablement autant de temps que je n’ai pas reçu de correspondance de l’association, sinon l’annonce de chacun des colloques. Je pense que je ne m’y reconnais plus. À moins que ce soit parce que j’ai perdu la conviction que « c’est là que ça se passe ». Comme si l’énergie était ailleurs. Mon énergie est allée ailleurs en tous cas…

Juin 2005. J’apprends que l’association est menacée de fermeture. <b/CHOC.

L’AQUOPS FERMÉE? IMPOSSIBLE!

Impossible? Mais pourquoi au fond? Cela fait bien deux ans qu’elle ne fait pratiquement plus partie de mon environnement, que je me suis dit ‹ comme probablement bien des gens.

Mais j’y ai bien pensé. J’en ai parlé autour de moi. J’ai relu le document de fondation de l’association. J’ai rencontré le nouveau directeur général de l’association. J’ai relu les prises de position du président actuel et de son prédécesseur. Et je me suis fait une idée.

Non, décidément, l’AQUOPS ne peut tout simplement pas mourir. Mais il lui faut REPARTIR.

La suite de ma réflexion au cours de la fin de semaine.

P.S. En attendant, pourquoi ne pas prendre le temps de lire (ou relire) le rapport du groupe REPARTIR? (et rappellez-vous… ça été écrit en 1988!)

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