Conseil national — 2

C’était huis clos au Conseil national du Parti Québécois cet après-midi, je vais donc rester discret sur les détails, mais quand même, quelques notes.

L’adoption du budget pour la prochaine année a été faite sans trop de débats. Je retiens surtout des échanges qu’un militant a fait valoir l’ingéniosité dont Option nationale a su fait preuve par le passé. Il y avait une certaine audace là… mais je pense qu’il a eu raison de le faire.

On a ensuite abordé la proposition de tenir un congrès extraordinaire en novembre pour poser les bases d’un nouveau Parti Québécois. C’était le point le plus chaud de la fin de semaine… et ça a donné lieu à deux moments très importants.

D’abord la manifestation d’appui des jeunes, qui se sont immédiatement alignés au micro Pour et qui ont exprimé tour à tour leur appui à la démarche proposée. Une démonstration de force très habile et très ordonnée.

Ensuite, la prise de parole de Jérémi Lepage, suivi de William Fradette, qui ont fait preuve d’un aplomb remarquable en s’adressant à l’assemblée pour dire chacun leur tour quelque chose comme:

«Je suis un des signataires de la lettre des jeunes qui appuient les constats formulés par Catherine Fournier. [silence] Je veux que vous sachiez que depuis que je suis arrivé ici je sens qu’on m’associe au côté obscur de la Force… pis je trouve ça ben plate. Je ne suis pas ici pour faire la plante verte. Je suis ici pour me retrousser les manches, pour dire ce que je pense, et ça ne m’empêche pas d’être au micro Pour

Et après un petit silence, ils ont recueilli des applaudissements chaleureux.

De mon point de vue, c’est la franchise de leurs interventions qui a été le moment tournant de la journée. C’est ça qui a dénoué le malaise qui polluait l’atmosphère péquiste depuis dix jours. À partir de là, les choses ont été plus simples.

Au terme du vote — unanime en faveur de l’organisation du congrès spécial! — l’exécutif national a même pris la peine de remercier les jeunes:

«Vous avez le droit de critiquer le parti et de ne pas être d’accord sur tout. On vous remercie d’être avec nous. Si on est ensemble, c’est ici que ça va se passer.»

Je retiens deux choses de l’après-midi:

1. Le travail aussi discret que rigoureux que de l’exécutif national a réalisé au cours des dernières semaines a été reconnu par le Conseil national.

Mais surtout:

2. Le leadership dont on avait besoin pour passer à travers la journée est venu des jeunes. J’aurais aimé entendre aussi les élu.e.s.

De mon point de vue, les jeunes ont montré qu’ils méritaient qu’on leur fasse confiance pour la suite.

J’ai hâte à demain.

Photo: Thomas Gaudreault, sur Twitter.

 

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