Voilà ENFIN l’intervention que j’attendais dans le dossier de la Télé-université. Ça me convient… si c’est ça le projet, ça vaut le coup d’essayer. Reste à savoir pourquoi c’est un employé de la Télé-université qui la formule dans le courrier des lecteurs plutôt que les dirigeants de l’Université du Québec qui, s’ils avaient été aussi clairs dès le début, se seraient possiblement évité tout le quiproco médiatique.
« L’Université du Québec aurait pu être une université très contemporaine, innovatrice, différente des anciennes universités, Laval et Montréal. Comme il arrive bien souvent, on a voulu imiter fièrement et bêtement les universités notoires au lourd passé en choisissant un régime seigneurial, une université classique pour chaque région, un réseau d’universités et non une université en réseau. (…)
L’université est en crise de modèle et de finalité. Cette fois-ci, par une chance inouïe liée à notre mission, la Télé-université peut être au c¦ur de cette réorientation. (…)
Nous sommes appelés à changer pour un nouveau modèle, à la fois campus et à distance; un nouveau centre va se créer. (…)
Allons maintenant négocier férocement un statut juridique qui va respecter la mission de la Télé-université et lui donner un campus à Québec et du télé-enseignement à Montréal, avec enthousiasme et détermination pour faire entrer le cheval de la médiatisation dans l’ancien monde de l’université et transformer, au cours de la prochaine décennie, cette jeune université publique, l’Université du Québec, en vrai leader universitaire. »
Une lettre publiée dans Le Soleil dans les jours suivant déplorait toutefois que M. Yvan Duperré n’ait pas précisé dans son texte qu’il était employé de la Télé-Université… à Montréal!