Une année manuscrite

Premier jour de l’année. Des résolutions? Non. Des souhaits? Certainement! Mais, surtout, une question importante: comment réussir à profiter pleinement de 2026?

Je suis de plus en plus convaincu que, pour réussir à répondre à cette question, il faut apprendre à ralentir de temps à autre.

Pas ralentir tout le temps, ce n’est pas réaliste. Mais réussir à casser périodiquement le rythme. Pour prendre le temps de regarder autour de moi, et de m’interroger sur ce que tout cela veut dire. Pour prendre le temps d’analyser le contexte, et de m’interroger sur les opportunités qu’il contient.

De quoi ce moment peut-il être l’occasion?

Est-ce que mon attention est à la bonne place? Est-ce que mon énergie est consacrée aux bonnes choses? Qu’est-ce qui, dans tout ce que je souhaite, pourrait devenir un peu plus probable si j’y consacrais, à cet instant, un peu plus d’efforts?

S’arrêter quelques instants permet parfois de réaliser que l’on consacre trop de temps et d’énergie à faire arriver des choses… qui arriveraient probablement de toute façon! C’est du temps mal investi. « Tu spinnes tes roues », comme le disait un de mes anciens mentors.

Il y a deux ans, j’avais souhaité que le fil conducteur de mon année 2024 soit de cultiver la conscience de l’occasion — sans réaliser l’importance des conditions pour le faire.

Au cours des derniers mois, j’ai trop souvent passé des journées entières sans m’arrêter un seul instant.

Pour éviter que ça se reproduise en 2026, j’essaie quelque chose depuis quelques jours. J’ai ajouté un cahier miniature au centre de mon cahier de notes… et je m’en sers comme d’autres font des « stories » sur leurs médias sociaux.

Je ne suis pas un expert des médias sociaux (c’est un euphémisme), mais une story, c’est, grosso modo, une photo ou une courte vidéo, partagée très spontanément, avec l’intention de témoigner du moment présent.

À divers moments, je sors mon cahier, et sur une page, j’écris quelques mots pour décrire sommairement le moment présent.

Regarder. Écouter. Sentir. Sourire.

Et écrire. Pas plus que ne peut en contenir la petite page.

***

28.12 | 10h
Le fleuve couvert de glace.
L’odeur des crêpes (avec un soupçon de rhum).
Le bruit de l’espresso qui coule.
Ana qui me tend une tasse.
Il était pour moi.

29.12 | 15h30
Lecture après une partie de Château Combo (j’ai perdu).
Par la fenêtre: un tableau de Jean-Paul Lemieux.
Jazz de Nah Youn Sun.
Je suis encore en pyjama.

***

Il ne s’agit évidemment pas de faire de chaque exercice une introspection philosophique. Mais, en s’arrêtant un instant, on ouvre la porte à cela.

C’est évidemment plus facile de le faire en vacances que dans le feu de l’action, mais je compte bien continuer à le faire, au moins une fois tous les jours (est-ce que ça fait de cela une résolution?).

Et ce n’est pas tout!

Question de s’amuser un peu autour de ça — et puisque les stories comportent une dimension « partage » — je me propose de transcrire certains de ces moments sur des cartes postales et de les envoyer à des amis.

Vous aimeriez recevoir une de ces cartes? Donnez-moi simplement votre adresse postale.

Ça pourrait même m’encourager à maintenir la discipline!

2 réflexions sur “Une année manuscrite

  1. il y a des résolutions plus sympas que d’autres… salutations à Ana et toi.

    21 rue de la Lozère, 69200 Vénissieux

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