Intéressant point de vue développé par Johanne Fortier dans Le Soleil d’aujourd’hui au regard des difficultés scolaires des garçons. Son texte s’intitule S’inspirer du féminisme, plutôt que le dénigrer. En voici un extrait:
« la démarche féministe devrait être inspirante pour les garçons qui ont intérêt à se débarrasser des stéréotypes sexuels qui les éloignent de l’école et de la réussite. (…) Les garçons pourraient aussi méditer ce beau paradoxe : les filles, qui passent pour les plus conformistes, sont pourtant celles qui parviennent le mieux à se distancier des stéréotypes sexuelsŠ et qui réussissent. »
Article ayant fait l’objet d’une émission de droit de parole.
oui! toute l’essence du combat est là. la société actuelle exige des hommes qu’ils ignorent une partie de leurs « caractères sexuels ancestraux » qui seraient aujourd’hui inadaptés au système. oui, la société envoie des messages ambigus aux jeunes hommes : on leur dit qu’il serait préférable qu’ils s’investissent des « attributs féminins » pour s’accommoder au système en place; mais de l’autre côté, la société actuelle ne désire pas glisser vers un modèle d’homme maternel [pensons au modèle conjugal des norvégiens].
ne faudrait-il pas que la société s’ajuste en partie aux caractères sexuels et aide justement les jeunes hommes à développer leurs ressources pour contrer les stéréotypes sexuels néfastes qui sont virilité. qui sont performance. qui sont sans expression émotive. qui sont colère. qui sont agressivité. qui sont renfermement. qui sont isolement. qui se débrouillent seul. qui sont incrustés dans les valeurs de notre société. qui font en sorte d’accentuer les facteurs de risques. de diminuer les facteurs de préventions. qui font que devant les événements de la vie, ils deviennent vulnérables… et il n’est pas seulement question que de réussite scolaire, mais aussi de la vie et, malheureusement, du suicide.