Sébastien Paquet revient ce soir sur la définition du leadership de Malcolm Knowles, que nous signalait Lilia Efimova il y a quelques jours.
Ça me donne l’occasion de mettre cette définition en parallèle avec une autre discussion que j’ai eue aujourd’hui relativement au fait que je suis moins un innovateur qu’une personne qui a la capacité de rassembler des conditions propices à l’innovation.
En effet, dans la plupart des projets auxquels j’ai la chance d’être associé, je suis moins l’innovateur principal que celui (ou un de ceux) qui rend possible la véritable innovation. Entre autre parce que, souvent, les vrais innovateurs n’ont pas tellement le goût de préparer le terrain pour recevoir l’innovation… avec ce que ça implique de patience et de stratégie politique. Et (trop) souvent, devant l’obstacle, ils attendent des conditions plus favorables.
Dans ce contexte, il est probablement vrai que mes habiletés consistent surtout à pouvoir contribuer à la mise en place d’un ensemble de conditions au sein duquel les véritables innovateurs peuvent laisser leur potentiel d’innovation s’exprimer plus efficacement.
Mon plaisir est moins d’innover que de faciliter ‹ et de côtoyer ‹ l’innovation.
C’est d’ailleurs probablement beaucoup comme ça qu’il faut interpréter ma détermination à faire de Québec une cité éducative… parce que cela aurait pour effet de créer à Québec un contexte extraordinairement favorable pour les plus innovateurs des pédagogues (à la fois dans et hors de l’école). À ce sujet, notons qu’un déblocage est prévu pour bientôt dans le dossier… à suivre… avec impatience!
À mon avis, sans action, ce que tu appelles l’innovation n’est qu’un concept avangardiste.Selon ma compréhension du phénomène que tu décris, tu serais bel et bien l’innovateur qui facilite l’application des conceptes des penseurs créatifs.Et en terme de pensée créative, tu n’es pas dépourvu non plus. Ça doit être tous ces contacts qui t’inspirent. ;-)Personnellement, je te perçois comme celui qui réussi à faire des liens entre les concepts parfois abstraits des gens allumés qui t’entourrent. Tu réunis les pièces du casse-tête pour en faire un projet concret et réalisable. Et c’est là que l’innovation devient possible!
Le monde a de plus en plus besoin de gens qui facilitent l’innovation au lieu de la freiner.