La perspective développée par l’Institute for Knowledge Innovation and Technology IKIT) sur le Knowledge Building et la Dynamics of Knowledge Building me semble très juste et particulièrement bien décrire la dynamique qui prévaut dans la carnetosphère. Un extrait:
« Knowledge building is work on the creation and improvement of ideas. The dynamic is social, resulting in the creation of public knowledge. In contrast to knowledge situated within the individual mind (the traditional concern of education) and knowledge situated in the practice of groups (the concern of situated cognition and communities of practice), public knowledge has an out-in-the-world character. »
L’aspect « empowerment » (parfois très proche du caractère politique des communauté d’apprentissage auquel je faisais référence hier) semble intrinsèque à la dynamique de « knowledge building » proposée par IKIT:
« To understand knowledge building it is essential to distinguish learning–« the process through which the cultural capital of a society is made available to successive generations » from knowledge building–the deliberate effort to increase the cultural capital. »
Ta dernière citation m’impressionne particulièrement. L’idée que la construction des connaissances, avec le temps, forme un « capital » de culture qui « appartient à une collectivité » me rejoint dans le sens que je me suis toujours senti petit quand je regarde tout ce que je sais par l’entremise de la mémoire collective des gens qui m’ont précédé et que je me suis approprié (ou qu’on m’a laisser m’approprier). L’apprentissage qui résulte de la démarche qui fait que tout ce « capital » devient disponible donne à penser que l’absence d’apprentissage n’est au fond qu’une cachette que les « séniors » aménagent (volontairement ou pas) pour priver les « juniors » de l’accès au « capital culturel ».
En lisant la fin du texte, « What makes knowledge building a realistic approach to education is the discovery that children as early as grade one can engage in it. Thus there is a clear developmental link running from childhood education on into advanced education and adult knowledge work, in which the same process is carried out at increasingly high levels », je me disais que peut-être, si les grands font des cachettes, c’est qu’ils ne savent probablement pas ce qu’ils savent, qu’ils ne sont pas conscient de « couver » un capital de cette nature. En travaillant (« engage it ») tôt avec cette façon de faire (« knowledge building), on « risque » (dans le sens de parier) que les jeunes « vieillissent » en appréciant d’où vient ce qu’ils savent et, de cette façon, on a plus de chance de casser le cercle vicieux des couveux et des cachotiers, séraphin de la connaissance et du capital culturel…
Bon, je retourne à la lecture !