Le rôle de la critique dans le développement urbain

Texte intéressant d’Alain Dubuc dans Le Soleil de ce samedi, 13 septembre. Sous le titre « On ne bâtit pas une ville seulement avec des égouts », le président éditeur convie ses lecteurs une réflexion sur le rôle de la critique dans le développement urbain.

Selon lui, la population de la région de Québec aurait « une tendance à dire non, quitte à changer progressivement d’idée pour finir par dire oui » alors que « ce n’est pas le propre de toutes les villes de dire non aux rêves […] les Montréalais, par exemple, sont facilement séduits par les grands projets ». New York, Paris et Barcelone seraient aussi des villes séduites par les rêves et les grands projets.

La présence de Barcelone dans la liste de M. Dubuc ramène à mon esprit le fait que dans moins d’un an, cette ville accueillera le Forum universel des cultures, un événement nouveau genre, créé pour Barcelone, et que je rêve de voir tenu un jour à Québec. Un événement qui n’est par ailleurs pas sans rapports avec le modèle de la cité éducative. J’y reviendrai.

« Les villes se bâtissent sur des rêves, des projets mobilisateurs et une vision d’avenir », nous rappelle M. Dubuc avant d’ajouter « qu’il est beaucoup plus facile d’avancer et de progresser avec une administration municipale qui a trop d’idées qu’avec une administration qui n’en a pas assez ». Je suis bien d’accord!

L’élément le plus essentiel du message d’Alain Dubuc est qu’il faut renouveler notre conception du rôle de la critique pour en faire quelque chose de moins négatif, « qui consiste à commencer par appuyer un projet qui a du potentiel quitte à discuter et à critiquer par la suite. Au lieu de tout démolir en commençant. »

Stimulant comme une bouffée d’air frais.

3 réflexions sur “Le rôle de la critique dans le développement urbain

  1. On ne b

    L’idée du maire L’Allier, une place de France sous l’autoroute Dufferin, avec un escalier-monument reliant la haute ville et la basse ville, a suscité un véritable torrent de protestations de citoyens et de commentateurs qui ont vu dans ce projet une foli

  2. En tout cas, l’opposition municipale est loin d’avoir cette approche. Pour ce qui est rapporté dans les médias, tout ce qui a de la visibilité est d’avance condamné, quitte à avoir l’air « fou » après. Dans la récente année, il y a eu entre autre le cirque de l’adoption du nouveau logo de la ville, le projet de rationalisation de l’achat des lampadaires par ville où par malheur un modèle s’appelait Québec.

    Dans ce dossier, ce qui à mon sens aurait été constructif, aurait été de s’inquiéter si les équipements en question était moins énergivores, plutôt que de pleurer sur la perte d’identité des nouveaux secteurs de la grande ville. Au moins cela aurait été un bon point pour l’opposition. Eh non, elle est encore passé à côté…

    J’ai même été témoin en conseil d’arrondissement qu’on a répondu à des citoyens déplorant un problème de circulation dans leur secteur, que le problème n’était pas réglé à cause de la nouvelle ville. J’ai trouvé cela choquant, car le problème est directement issue des mauvaises décisions de développement urbains des mêmes personnes qui dénigrent la nouvelle ville… Tout ce que la nouvelle ville peut faire dans ce cas, c’est réparer les erreurs causées par ceux qui malheureusement font de la critique de bas niveau!

    Suis-je seul à voir que leur approche ne mène nulle part?

  3. M Dubuc parle de la tendance à dire non face aux « grands projets », c’est peut-être parce que les payeurs de taxes en ont assez de ces grands projets!

    Il y aura toujours des arguments convainquants pour justifier ces « grands projets » mais il y en a qui se rappellent que la plupart des « grands projets » se sont transformés en « grands flops » tel que le mail St-Rock, l’Autoroute Dufferin, le bétonnage de la rivière St-Charles, Québec 1984 Mer et (pas de) Monde, l’éclairage du pont de Québec et des dizaines d’autres. Tous ces « grands projets » étaient, à l’époque, « sensés », supposés régler des problèmes, ou même générer des profits. Qu’en est-il réellement?

    M Dubuc parle encore du Jardin St-Rock comme d’un grand succès d’urbanisme. Il n’y a surement pas été! Quelques arbustes ceinturés de… béton! Et que dire de la « revitalisation » du quartier St-Rock: $150 millions, accompagnés de crédits d’impôts aux entreprises, pour transférer des emplois des banlieues au quartier St-Rock! Quel en est le résultat? Encore plus de congestion automobile! Que va t’il se produire lorsqu’il n’y aura plus de crédit d’impôt et que ces entreprises feront face au poids des taxes et impôts de toutes sortes? Faut il penser que le taux de chômage va rester à 5.4%? Non, je n’appelle pas cela de la revitalisation mais plutôt de l’acharnement thérapeutique!

    Il faudrait peut-être que Québec se branche, le charme d’une ville consacrée aux piétons ne va pas de pair avec une ville industrielle tout de même! À Québec on s’ammuse à enlever des voies de circulations pour forcer les automobilistes à prendre le transport en commun (un autre « grand flop ») et on voudrait attirer les entreprises! Va t’on forcer la direction d’une entreprise à prendre l’autobus? Le travailleur qui fini de travailler à 17:00hr et qui doit aller chercher ses enfants à la garderie qui ferme à 17:30 peut-il se permettre de perdre 1 heure en autobus?

    M Dubuc parle encore de « rêves », de « projets mobilisateurs », de « vision d’avenir » et autres… J’ai d’autres concepts beaucoup moins « grandioses »; que diriez vous de réfection des rues, d’enlever les irritants à la circulation automobile, d’entretien des édifices publics, naturaliser les parcs en béton (dont le jardin St-Rock), d’enlever l’inimputabilité des fonctionnaires et des « élus », de contrôle des dépenses et des comptes de dépenses de notre « Noblesse », de baisse de taxes, etc. Ensuite on pourra parler de « rêves », de « visions » et… de « grands projets »!

    Une note pour M Daniel Chouinard: Si la nouvelle ville doit « …réparer les erreurs causées par ceux qui malheureusement font de la critique de bas niveau! » que dire aux banlieues qui doivent maintenant payer pour réparer les erreurs de notre Roi et de ses prédécesseurs? Que peut on dire à ceux qui paient pour que notre chère ($) Noblesse qui veut se construire un Royaume et un « parcours cérémoniel » en Haute-Ville?

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