Via Lilia Efimova, quelques réflexions utiles dans le cadre de la discussion entreprise avec Stéphane en rapport avec les carnets et la co-construction des connaissances. Deux extraits:
« As far as I know there is not enough attention paid to legitimate peripheral participation in communities, to the « learning » and « belonging » effects of lurking… »
« … regular reading of a weblog is a sort of « lurking » that creates similar effects of awareness of what’s going on and « silent » learning. »
La PPL est susceptible d’apporter un éclairage qui est effectivement très, très intéressant à propos du phénomène social que constituent les cybercarnets et la façon dont il se déploie. Je remarque que Lilia Efimova fait beaucoup référence au concept d’apprentissage (learning), à bon escient d’ailleurs, puisque Lave et Wenger parlent de la PPL comme d’un processus d’insertion graduel au cours duquel les gens se familiarisent, apprennent les moeurs et coutumes, les façons de faire, d’un groupe de personnes travaillant ensemble et en viennent à faire comme eux et à partager la culture du groupe.
Ceci étant dit, à mon sens, la PPL a une connotation reproductrice (ce qui contraste avec le Knowledge Building qui lui s’intéresse davantage à la création de nouveaux savoirs), c’est-à-dire que n’entre pas dans un groupe qui le veut et de la façon dont il le veut. Il y a des espèces de rites de passage à respecter selon le groupe auquel on essaie de s’insérer.
C’est vraiment un concept intéressant la PPL et je suis bien d’accord pour dire que le « lurking » est source d’apprentissage.
Je voulais aussi mentionner que, sur le plan de la recherche, le phénomène des lurkers constitue en soi, de part la définition même de ce qu’est un lurker, un problème pratico-pratique qui rend leur étude assez difficile: ils ne sont pas évidents à trouver ces fameux lurkers. Ils sont dans l’ombre et ne tiennent pas nécessairement à être démasqués :-)