René réagit à un texte de Gilles Pellerin publié dans Le Devoir à l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Il nous invite à bien distinguer les motivations qui nous font dénoncer le photocopillage (la réflexion conviendrait aussi bien à la musique et aux mp3).
Son point de vue est particulièrement intéressant parce qu’il illustre bien qu’on ne gagne pas à mélanger les arguments économiques et les arguments culturels ou éducatifs dans ce genre de réflexions et de discours. Ce sont des perspectives qui se complètent mais qui ne doivent pas se confondre.
« Ce qui me gêne par ailleurs dans l’amalgame commun des dénonciations actuelles, c’est de confondre droit d’auteur et propriété intellectuelle. Les deux notions sont clairement liées, mais ici encore, c’est la seule dimension économique du premier terme qui s’impose. […] La dénonciation du photocopillage et du téléchargement est entièrement fondée sur des arguments économiques et donc sur une rhétorique de la culpabilisation. Si l’on veut prôner le livre, c’est d’abord comme objet de culture qu’il faut le présenter.