Carnets, éducation… extraits d’une conversation

Traces d’une discussion par courriel avec Christine hier soir au sujet des carnets, de leur utilisation en éducation, de la culture de réseau… et d’un éventuel lac-à-l’épaule pour discuter de tout ça.

Hum… lac-à l’épaule… d’où vient ce mot? Explication ici. Évidemment, dans notre cas, il faut viser quelque chose d’un peu plus ouvert!


–/ début /–

Christine: Moi je suis d’accord avec l’outil (carnets, en général et cyberportfolios, en particulier), mais prudente face à certaines utilisations particulières, mais encore c’est sous certaines facettes et pas uniquement face à l’outil. D’ailleurs, faudrait qu’on puisse prendre le temps d’en jaser bientôt…

Clément: Je suis absolument d’accord, la fin de l’année scolaire devrait permettre de se concentrer un peu sur le ramassage des idées. Je suis aussi critique sur certaines choses qui pourraient être autrement, mais disons que dans l’ensemble, je suis assez satisfait de ce qu’il a été possible d’accomplir comme « progrès conceptuels et pratiques » en seulement quelques mois.

Tout est dans le réseau. Et un réseau, ça ne peut plus vraiment prendre forme dans de puissants vecteurs d’instantanéité. Parce que le dialogue et la conversation ont besoin de permettre la spontanéité… Enfin, c’est ce que je suis en train d’essayer de comprendre. En ce sens, je ne suis pas déçu du tout de la « performance » des carnets par rapport à ce que j’avais anticipé. Tout au contraire. Et la seule manière de faire passer le message, je pense, c’est de multiplier les occasions qu’auront les gens de se frotter au XML, aux agrégateurs, etc.

La clé c’est le triangle carnet-RSS-agrégateur. et c’est là que la culture de réseau peut se « matérialiser » pour les gens.. Je constate que les cyberporfolio et tout ce qui s’est passé autour, ont donné beaucoup de « sens » efforts d’implantation des TIC pour plusieurs personnes.

Les carnets ont un *très* fort pouvoir d’évocation et ça, c’est *excessivement* précieux pour « mobiliser » les énergies des gens. Ensuite, c’est vrai, il reste à les canaliser… et là, il nous manque encore quelques outils, c’est vrai.

Christine: Je suis tout à fait d’accord pour la relation avec ton triangle, c’est là la puissance, mais aussi le défi de bien choisir ses fils pour ne pas perdre de temps et trouver en même temps.

Clément: Je suis d’accord et là, le pas de cette semaine (fil commentaire) est un énorme pas pour faire « remonter de précieux contenus » à la surface, mais viennent compliquer la gestion de l’ensemble des contenus. Je pense qu’il y a des pas importants à faire à faciliter la gestion de ça (en terme d’organisation d’information).

Il y a la piste de l’agrégation « intelligente » avec des fils qui se combinent entre eux en fonction d’un certain nombre de critères (S. Downes a fait des essais incroyables dans ce sens!), il y aurait des classements en fonction de thesaurus, et sans doute une part d’organisation distribuée qui permettrait de mettre de l’ordre dans ça et « d’expliciter » la nature des relations entre tous ces contenus.

C’est encore un peu flou (pas mal!) mais je pense que ça nous amène à voir peut-être plus vite que prévu à un rapprochement entre « la dynamique conceptuelle » de KF et de MT (carnets, etc.). Qu’est-ce que tu en penses?

Christine: Ça m’intéresse surtout qu’on regarde comment on peut améliorer ça dans le contexte scolaire (comme le propose aussi Stéphane)

Clément: Je suis d’accord, mais je trouve un peu risqué de « trop adapter » au monde scolaire. Une des forces de cet outil, c’est qu’il n’est pas scolaire. Et qu’il transporte avec lui très efficacement le monde extérieur, ses valeurs, son désordre, etc. Si on en fait un outil « pour l’école » on en désamorce une bonne partie du potentiel subversif qui me semble déterminant pour amener le changement de paradigme dont nous avons besoin pour aller plus loin dans le développement de la culture de réseau.

Christine: Comme on se le disait plutôt avec Stéphane : le carnet ça permet d’axer sur le contenu et non sur le contenant et ça on pourra jamais enlever la force et la facilité de cet outil-là par rapport à une panoplie d’autres…

Clément: C’est une dimension importante, je suis d’accord. En permettant les élèves à comprendre ce que ça peut signifier de « séparer le contenu du contenant » on fait déjà un pas énorme dans la logique de la culture de réseau.

Christine: Reste à voir si on pourrait vraiment prendre du temps pour réfléchir et améliorer l’idée une petit gang ensemble afin de mieux voir les possibles. On en parle souvent, mais il y a pas de réels efforts en ce sens malgré tout… alors on reste chacun dans notre coin et c’est très dommage. À mon avis, il y a beaucoup de potentiel qui se perd…

Clément: C’est vrai, et nous avons certainement une responsabilité à cet égard. Et si on proposait un petit colloque sur le sujet, à Québec, en août prochain? Ça nous donne le temps de « debreifer » les expériences de cette année, de motiver certaines personnes à participer (et à se déplacer)… et à toi de te remettre de l’accouchement pour pouvoir te joindre à nous. Qu’est-ce que tu en dis?

Rien de compliqué… avec les volontaires… dans une optique très « mise en commun d’expérience » et « brainstorming vers une deuxième génération d’expérimentation ».

–/ fin /–

4 réflexions sur “Carnets, éducation… extraits d’une conversation

  1. Ça fait plusieurs fois que je le mentionne: je suis partant pour l’idée d’une rencontre, voire d’un mini-colloque sur le sujet.

    « C’est encore un peu flou (pas mal!) mais je pense que ça nous amène à voir peut-être plus vite que prévu à un rapprochement entre « la dynamique conceptuelle » de KF et de MT »

    J’aimerais te voir développer ta pensée un peu plus à ce sujet…

    Merci.

  2. Un mini-colloque qui s’annonce…

    Grosse semaine de discussions au sein d’une portion de la carnetosphère éducative ! L’apparition de la ligne de code de Clément a déclenché bon nombre de réactions. Chaque amélioration apportée à la dynamique Movable Type/le XML/les fils RSS/agrégateur…

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