À Québec, la Compagnie des Six associés réalise dans les grandes lignes ce que Sylvie Ruel décrit pour Montréal dans Le Soleil d’aujourd’hui, en page F8. Quelques extraits:
« Certains Montréalais seraient étonnés de découvrir leur ville comme j’ai eu la chance de le faire en compagnie de Ronald et Bruno […] Passionnés d’histoire, de cuisine, d’architecture et de littérature, ils ont bien voulu me faire vivre « des expériences authentiques à la Montréal ». Et qu’on se le dise: ces expériences n’ont rien à voir avec les circuits guidés traditionnels que proposent toutes les villes. […] Il s’agit de visites animées, fort bien documentées, qui permettent d’avoir accès à des attraits uniques, de rencontrer des Montréalais hors du commun, bref de découvrir ce qui se cache dans les coulisses de cette grande ville cosmopolite. […]
Ces visites s’inspirent du learning travel, un concept américain apparu il y a quelques années pour satisfaire aux demandes et aux intérêts particuliers d’une certaine clientèle. S’enrichir de nouvelles expériences en voyageant et en apprenant, telle pourrait être la définition du learning travel. »
J’ai une conviction profonde (pour ne pas dire vicérale) dans la puissance des voyages dans le développement des individus et, dans le cas des voyages de grands groupes (ex.: classes ou organismes), des communautés.
Le simple fait de se préparer pour bien profiter d’une telle expérience, quF5{itée et qui s’annonce très riche en découvertes, dispose la personne à apprendre. L’état provoqué par le « je ne reverrai peut-être plus jamais ça de ma vie » provoque un désir de tout percevoir, de comprendre et même de sentir ce qui se passe en soi à cet instant.
Dans le cas des circuits « authentiques » et originaux proposés par les villes, les touristes seront animés par la pulsion que je viens de décrire, alors que les locaux les plus curieux iront pour explorer et redécouvrir une facette de leur environnement et même d’eux-même.
Je soupçonne aussi que certains locaux se laisseront charmer par l’expérience, tandis qu’ils y auront participer simplement pour accompagner leur visite venue en touriste. ;-)
Je viens de découvrir l’expression, mais je crois que je suis une adepte du « learning travel » depuis un bout de temps. D’ailleurs, mon désir d’apprendre dans ces contextes intenses guide mes projets les plus stimulants. Mon prochain stage d’apprentissage (langue, culture, géologie, faune, flore et défis personnels) débute dans trois semaines. :-D
Il y a eu une erreur dans l’affichage de mon message ci-haut…
L’expression « qui a une durée limitée » a été remplacée par « quF5{itée ».
J’ai réfléchi un peu au tourisme ces derniers temps… le modèle « standardisé-dépersonnalisé » a fait son temps. Le Web, il me semble, pourrait ouvrir la voie à des expériences bien plus personnalisées et humaines. Un filtrage collaboratif des guides, lieux et événements un peu comme les blogues le font pour les sites Web aurait beaucoup de potentiel.