Investiture du RMQ: j’ai fait mon choix

Je serai présent demain au congrès à l’investiture du Renouveau municipal de Québec. De façon générale, j’aurai trouvé la campagne intéressante.

Ma principale déception: la difficulté des candidats à exprimer clairement leurs engagements (ou en des termes trop flous à mon goût). N’empêche, il y a beaucoup de bonnes idées dans ce parti et je souhaite que, quelque soit le résultat, tous les membres pourront se rallier et mettre ces bonnes idées en communs dans les prochaines semaines. Il faut aussi dire qu’il seront liés par le programme du parti (qui fait actuellement l’objet d’une consultation).

J’ai repris du temps dans les derniers jours pour lire et relire plusieurs textes et les sites Web des candidats restants: Ann Bourget, Régis Labeaume et Claude Larose. J’ai aussi pris du temps pour parler avec plusieurs amis qui s’intéressent de près à la politique municipale.

Et j’ai finalement fait mon choix. Mais cela n’a pas été facile parce que les trois candidats portaient des idées prometteuses, parmi lesquelles:

– le rôle plus actif du maire dans le développement de la culture entrepreneuriale. (Labeaume)
– développer prioritairement le territoire où les infrastuctures sont existantes. (Bourget)
– harmoniser les horaires et les calendriers d’activités municipales en tenant compte des contraintes de la vie familiale. (Larose)

De Régis Labeaume, j’ai particulièrement apprécié la volonté de proposer une nouvelle vision de la ville. Malheureusement, il n’a pas réussi à me la rendre suffisamment « palpable ». Le caractère général de ses propositions n’aura pas réussi à me convaincre.

Dans le cas de Claude Larose, ce qui m’a un peu agacé, c’est la continuelle impression qu’il empruntait des éléments aux programmes des autres candidats. Mais, au bout du compte, j’ai aussi eu l’impression qu’il faisait toujours « le même copier-coller » que j’aurais moi-même fait. Alors il doit bien y avoir des affinités avec ma façon de voir les choses…

Dans le cas d’Ann Bourget, si j’ai apprécié la majorité des idées qu’elle a présenté, c’est aussi l’attitude dont elle a fait preuve au cours de la campagne qui m’a favorablement impressionné. Sans doute est-ce une femme déterminée, engagée et qui sait où elle va (trop au goût de certain, peut-être) mais elle a aussi montré une grande ouverture aux opinions d’autrui. Ça m’encourage à croire qu’il est possible d’envisager autrement la politique municipale.

C’est d’ailleurs finalement sur l’intérêt et l’ouverture manifestée pour créer de nouveaux espaces de dialogues dans la ville que je me suis arrêté comme critères pour faire le choix du candidats que j’appuierai demain. De nouveaux espaces, physiques et virtuels, qui permettront non pas de consulter « plus souvent les mêmes personnes », mais plus de personnes et des personnes différentes (les familles, les jeunes, etc.).

J’ai choisi ce critère parce que je crois, profondément, qu’il n’est plus possible pour un homme ou une seule femme de diriger en solo une ville comme Québec. Même entouré de 10, 20 ou 30 conseillers et conseillères, c’est une chose très difficile, et ce le sera de plus en plus dans les prochaines années avec les défis qui attendent Québec.

Alors, j’ai choisi d’appuyer les candidats selon l’habileté dont ils ont fait preuve, ou l’intérêt qu’ils ont manifesté, ou l’ouverture qu’ils ont exprimé pour cette dimension de la vie politique municipale.

J’appuierai donc Ann Bourget, parce que dès le début, par le choix de la forme qu’elle a donné à son site Web, et l’utilisation qu’elle en a fait pendant la campagne, elle a clairement démontré qu’elle comprenait et qu’elle souhaitait « donner la parole ».

Et si Ann Bourget devait perdre au premier tour, c’est Claude Larose que j’appuyerai au second tour. Parce que son discours exprime plus clairement que celui de Régis Labeaume le souhait d’établir ces nouveaux dialogues. À ce titre, son engagement à « réseauter les quartiers de la ville et créer des babillards électroniques pour chacun » est prometteur (même si, pour le moment, la démonstration de son ouverture à ce dialogue reste à faire).

Je m’étonne moi-même de constater que Régis Labeaume est devenu mon troisième choix, alors que j’aurais naturellement dû être séduit par sa candidature (jeune, entrepreneur, innovateur, résidant en banlieue). Probablement le manque d’expérience politique du candidat? Je ne sais pas. Je constate seulement. Et j’espère que s’il ne gagne pas, il acceptera de poursuivre (autrement?) son engagement dans le développement de notre ville.

Quelque soit le résultat du congrès de demain, je souhaite que le Renouveau municipal sorte fort l’expérience… parce ça m’inquiète quand je lis dans Le Soleil de ce matin où Marc Bellemare affirme « qu’il est toujours hasardeux de présenter des programmes électoraux très détaillés, parce qu’en bout de ligne, on est pas capable de respecter ces promesses-là ». Et que dire de ce que je lis dans l’article voisin à l’effet que les Libéraux de la région aimeraient que Sam Hamad dépose sa candidature à la mairie de Québec?

À croire que Québec est en voie de devenir la capitale du recyclage et de la récupération politique…

Une réflexion sur “Investiture du RMQ: j’ai fait mon choix

  1. On se rejoint. Ann Bourget serait mon choix, mais je crains que ses idées qui peuvent plaire à des membres du RMQ et la frange de la population plus politisée et consciente des défis et des nouveaux enjeux urbains ne se heurte à un certain populisme de Bellemarre lors de la campagne. Quant à Labeaume, après que ses premières interventions m’eurent emballé, il m’a déçu par la suite : trop en surface, manque de concret et une intervention au sujet des grandes surfaces où il ne ne fait que le constat que « c’est ce que les gens veulent. » Larose portera toujours l’ombre du maire L’Allier que les opposants à la mairie ne manqueront pas de souligner, à tort ou à raison.

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