La journaliste Manon Cornellier, nous apprenait ce matin dans Le Devoir qu’elle se prépare à « prendre congé […] pour une année entière afin de poursuivre un projet d’étude mais aussi de prendre du recul après bientôt 20 ans passés sur la colline parlementaire fédérale ». Elle me manquera, j’ai toujours beaucoup apprécié son regard sur l’actualité politique.
Son texte de ce matin, intitulé Au revoir! n’a pas fait exception:
« Ce qui me désole, c’est la peur qu’ont bien des politiciens d’affronter les questions difficiles et de faire un vrai débat sur la place publique plutôt que de mener une opération de marketing. Le gouvernement prétend consulter alors qu’il multiple les groupes témoins et les sondages pour mieux modeler son message et le faire avaler.
Le niveau du débat aussi a décliné. […] Mais la classe politique est-elle la seule responsable de l’état actuel des choses ? […]
[Heureusement], une chose n’a pas changé depuis 20 ans et explique le fait que le cynisme ne me frappe pas encore : la vie publique reste habitée par beaucoup de gens sincères, désireux de servir leurs concitoyens»