L’école communautaire: le défi de la souplesse…

Je continue à réfléchir sur l’école communautaire dans les suites du rapport du comité de travail dont il a été question la semaine dernière. Ma réflexion se nourrie notamment de celles de François et Stéphane (dans les commentaires de ce texte) ainsi que de Jean Trudeau, dont le texte des derniers jours me semble un peu sévère, mais assez juste.

Une chose me semble d’ores et déjà certaine: l’idée même d’école communautaire est contraire à la normalisation. Elle commande de la souplesse, de l’adaptabilité, des ajustements, des cas particuliers, etc. Et c’est là que le système scolaire, comme institution, aura les plus gros défis à relever pour apprivoiser, et mettre en application le modèle de l’école communautaire. Et ce, quelle que soit l’interprétation qu’on en donnera.

Croire dans l’école communautaire, c’est forcément accepter que le système devra pouvoir « se mettre au service des communautés » au lieu de faire en sorte que les communautés « se soumettent aux normes du système ». Est-ce que nos réflexes ultranationalisateurs en matière d’éducation (même s’ils sont un peu moins absolus que ceux de nos cousins français!) nous permettront un tel exercice? Je le souhaite.

Reste à savoir comment. Et c’est sur cette piste que je vais poursuivre ma réflexion.

Une réflexion sur “L’école communautaire: le défi de la souplesse…

  1. Non seulement l’organisation des écoles communautaires devra-t-elle faire preuve de beaucoup de souplesse (car comment imaginer une structure qui soit la même pour un quartier urbain et un village en région), mais il faut aussi absolument réduire au max la paperasse (au sens élargi de red tape). Car les communautés qui vivent ont un pouls qui ne supporte pas la thrombose administrative. Il n’y a rien comme les exigences administratives pour étouffer l’ardeur bénévole. Un bon exemple, si je puis me permettre, se trouve dans plusieurs conseils d’établissement.

Laisser un commentaire