Au camp

J’ai longuement regardé la quatrième photo à la recherche de son histoire. Au verso: 22 juillet 1943, au camp chez Georges. Fernand, 3 mois.

Comme pour les autres, j’ai demandé à ChatGPT de l’éclaircir, de l’améliorer, de la coloriser. Malgré tout ça, je n’arrivais pas à entrer en dialogue avec elle. 

J’ai dû me résigner à passer à la cinquième.

Et là… révélation! Au verso: le 20 septembre 1944, Fernand avait 17 mois. Ce sont les mêmes personnes!

Qui avait bien pu prendre ces photos? Au camp chez Georges. Ce pourrait être Georges lui-même. Y avait-il des photographes qui avaient Georges comme prénom à cette époque?

J’ai découvert l’extraordinaire fonds d’archives de Georges A. Driscoll. J’y ai passé plus d’une heure. Wow! Mais pas de traces de Fernand, ou de ses parents.

Je me suis demandé pourquoi la mère n’apparaissait pas sur la deuxième photo. Bien sûr! La voilà l’histoire… le mystère à résoudre…

J’ai fait une longue liste d’hypothèses, de plus plausibles aux plus farfelues (vous me connaissez). Et j’ai cherché des indices pour chacun. 

D’une piste à l’autre c’est peu à peu devenu évident: la mère est absente parce que c’est elle qui a dû prendre la photo!

J’imaginais aisément Georges initier cette jeune femme à la photographie et même qu’elle soit par la suite devenue elle-même photographe.

Y avait-il des femmes photographes professionnelles à cette époque, ou peu après?

J’ai découvert le travail de Marie-Alice Dumont. J’y ai aussi passé plus d’une heure. 

***

J’ai dû me calmer un peu. Après tout, ce n’était qu’une hypothèse. Elle me faisait faire de très belles découvertes, mais je n’avais encore rien de très tangible pour la confirmer.

Je suis allé me faire un café.

De retour à mon bureau, stupéfaction! Une sixième photo avait fait son apparition sur ma table de travail!

Une photographie de la photographe… et elle porte la même robe! Peut-être même au camp, chez Georges! Je n’en croyais pas mes yeux.

Il n’y avait pourtant seulement cinq photos dans la pochette que j’ai reçue en cadeau. Et j’en avais maintenant six… comment était-ce possible? Une photo apparue, comme par magie, comme une réponse à mes questions? J’adore ce genre de révélation!

Vous ne me croyez pas? Je sais, ça semble absolument invraisemblable, mais pourtant, elle est bien là cette photo, sur ma table, avec les cinq autres. Vous voyez bien!

Ce serait vraiment incroyable qu’il s’agisse réellement Marie-Alice, photographiée par Georges, vous ne trouvez pas?

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