Mon joli quartier (interactif!)

Transformer le tableau de jeu de Monopoly en outil permettant de développer le sentiment d’appartenance des enfants envers le quartier Hochelaga-Maisonneuve… Voilà une réalisation qui devrait plaire à l’ami Gilles!

Cette brillante idée pédagogique est de Serge Gougeon, enseignant de 3e année à l’École Saint-Nom-de-Jésus. Merci à Martine Rioux, de l’Infobourg, pour l’avoir mis sur mon parcours matinal.

Éduquer. Pour la vie! ‹ suite et fin

Suite de ma relecture de Éduquer. Pour la vie!, de Charles E. Caouette. Encore quelques extraits:

Si on veut donner davantage aux jeunes le goût de l’effort, commençons par le redonner aux adultes: aux éducateurs, pour qu’ils reviennent à leur véritable mission et qu’ils s’occupent davantage des jeunes et de leurs besoins, plutôt que des programmes et des performances; aux parents, pour qu’ils assument leurs vraies responsabilités en étant davantage disponibles à leurs jeunes, davantage capables d’écoute et de communication. […] (p. 53)

Au risque de scandaliser certains lecteurs, je dirai d’emblée que le problème de l’abandon scolaire n’est pas si grave en soi. […] (p. 82)

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Éduquer. Pour la vie! ‹ chapitre 1

Dans ma relecture aujourd’hui du premier chapitre de Éduquer. Pour la vie!, de Charles E. Caouette, je retiens les quelques extraits suivants:

« Il est de plus en plus déconcertant de voir que le système scolaire est lui-même balloté dans diverses directions. Ses dirigeants ne semblent avoir aucune vision globale, aucune philosophie cohérente de l’éducation et de la mission spécifique de l’école. […]

Quelle doit être la contribution spécifique de l’école […] en fonction du nouveau projet de société à élaborer et à réaliser ensemble ? […]

Il faut que la classe devienne un lieu de création collective du savoir. C’est personnellement et en interaction avec les autres que les jeunes doivent prendre le temps de découvrir et de recréer le savoir, et de lui trouver du sens. […]

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Soutien au développement des communautés de pratique

« La suite alphabétique K L M N O P est formée des premières lettres de Knowledge Management, Learning Networks et Organizational Perfomance : la gestion des connaissances, les réseaux d’apprentissage et la productivité qui en résulte. […]

K L M N O P offre ses services dans les domaines suivants : communautés de pratique en ligne, animation en ligne, outils de collaboration en ligne, conseil, services connexes. […]

Une communauté de pratique en ligne est un réseau informel de professionnels, de cadres, d’employés ou de membres d’une association qui ont une volonté commune de partager idées, questions, préoccupations, outils ou techniques dans une démarche de résolution de situations précises ou d’amélioration continue de leur pratique. […]

K L M N O P peut vous épauler pour mettre sur pied des communautés vivantes et utiles à leur milieu, dans le cadre d’une démarche active d’accompagnement. »

Pour en savoir plus…

La page des chroniques présente également quelques textes intéressants.

Un club de lecture parents/enfants

Will Richardson enseigne dans une école secondaire du New Jersey. Il a eu la brillante idée de mettre sur pied au cours des derniers jours un club de lectureses élèves et certains de leurs parents font la lecture d’un ouvrage et en discutent par la suite sur le Web. L’auteure du livre s’est elle aussi prêté au jeu en répondant aux questions des enfants.

Il me semble que ce serait intéressant d’organiser ça avec une ou deux écoles, dans la région de Québec. Peut-être avec la collaboration du Salon international du livre et/ou de la Librairie Pantoute. Je suis certain que de nombreux auteurs ne se feraient pas prier pour prendre part à l’aventure… L’idée est évidemment d’abord et avant tout de donner aux parents et aux enfants l’occasion de discuter autour d’un bon livre.

Pourquoi pas faire ça dans les premières semaines de l’année et réunir tous les lecteurs, parents et enfants, avec l’auteur, dans le cadre du Salon du Livre?

(Merci à Sébastien pour la découverte du blog de Will Richardson)

Zeldin, la conversation et les technologies

Merci Mario pour ce lien vers cette fascinante conversation entre Theodore Zeldin et Gloria Origgi. En lisant ça… je me dis qu’il faudrait bien l’inviter à prononcer une conférence dans les cadre la prochaine édition des RIMA.

« Je ne pense pas que la technologie change les mentalités. C’est un processus beaucoup plus difficile. Si vous considérez ce que les technologies précédentes ont accompli dans le passé, elles ont très souvent renforcé les habitudes. […]

Il y a des opportunités auxquelles nous n’avons pas pensé, parce que nous n’avons pas une vision claire du futur. Et l’Internet ne produit pas une vision du futur. C’est cela qu’il est important de construire. […]

Je ne crois pas que le monde soit changé très fondamentalement par les gouvernements et les lois – qui ne peuvent pas changer facilement les mentalités. Je ne crois pas non plus que le monde soit changé par les initiatives individuelles. En fait d’explications collectiviste ou individualiste du changement, je crois dans le changement qui surgit de la rencontre de deux personnes. Je pense que la stimulation de la créativité, qui peut résulter de cette rencontre, vient essentiellement d’hommes et de femmes se parlant d’une façon dont ils ne se sont jamais parlés auparavant. […]

…il y a la question de qui j’ai envie de rencontrer. En ce qui me concerne, je souhaite développer ma curiosité et mes talents, je ne suis pas satisfait de ce que je suis. J’ai eu une certaine forme d’éducation, de formation et d’expérience et c’est trop limité pour moi. Donc, comment puis-je acquérir des qualités que je n’ai pas ? Comment utiliser les nouvelles technologies pour satisfaire mon besoin de changement ? […]

Je suggère donc que l’objectif de notre discussion ne soit pas d’analyser ce qu’est l’Internet et ce que sont les méls ; mais plutôt de nous demander ce que nous souhaitons de l’Internet, comment nous pouvons adapter cette technologie pour qu’elle corresponde aujourd’hui à nos objectifs et comment nous pouvons dire aux techniciens : s’il vous plaît, inventez ceci ou cela, parce que c’est ce dont nous avons besoin. »

Zeldin et la conversation

Dans le cadre des lectures nécessaires pour alimenter ma réflexion sur le blog comme l’art de la conversation, un extrait du dernier chapitre de:ZELDIN, Theodore, De la conversation, Fayard, 1999.

Comment la conversation favorise la rencontre des esprits

« … la conversation met en contact des idées aussi bien que des gens, et il n’est pas catastrophique de rester silencieux en observant la rencontre d’idées. […]

Penser, pour moi, c’est réunir des idées, des idées qui se mettent à flirter, qui apprenent à danser et à s’enlacer. J’y trouve un plaisir sensuel. […] Le cerveau regorge d’idées solitaires qui ne demandent qu’à ce qu’on leur trouve un sens, à ce qu’on reconnaissent leur intérêt. […]

Il est clair qu’une conversation ne peut être fait uniquement d’anecdote; entre les anecdotes, il faut le lien d’une pensée générale dont on puisse ensuite discuter. Il ne suffit pas que les idées se rencontrent: encore faut-il qu’elles s’enlacent. […] la conversation a besoin de temps d’arrêt, les pensées ont besoin de temps pour faire l’amour.

J’apprécie particulièrement les conversations qui se situent à la limite de ce que je comprends et de ce que je ne comprends pas, les rencontres avec des gens qui sont différents de ce que je suis.

… il est [aussi] bon de nous rappeler que ceux qui demeurent silencieux sont souvent occupés par la conversation qu’ils ont avec eux-mêmes, et que cette conversation-là peut être aussi valable et intéressante que bien d’autres. Elle signifie qu’on pense, alors que parler sans penser est vide. Que l’on change sa façon de penser, et la moitié du chemin est fait qui permettra de changer le monde. »

Le blog comme une conversation

Une réflexion de Sébastien Paquet, intitulée Links and public discussion, et le texte de Ray Ozzie sur The rebirth of Public Discussion, me trottaient dans la tête depuis quelques jours quand, soudain, ce midi, sans même y penser, je m’entends remercier Florence Le Cam en lui mentionnant que j’avais beaucoup apprécié notre discussion… pour les mêmes raisons qui font que j’aime publier ce blog:

‹ Parce que que ça m’oblige à réfléchir tout haut;
‹ Parce que ça me permet de revisiter périodiquement ma démarche;
et, surtout,
‹ Parce que ça me donne la chance d’alimenter très efficacement mes réflexions à partir de celles d’autres personnes que j’apprécie et je sais mener des réflexions périphériques.

…en d’autres mots parce que ça me permet de situer ma réflexion personnelle dans un espace public dont les caractéristiques sont de nature à soutenir et à stimuler ma démarche tant au plan cognitif qu’au plan affectif.

J’en conclu qu’il aurait été préférable de renverser mon affirmation de ce midi pour affirmer que si j’apprécie autant ce blog, c’est parce qu’il donne lieu à une discussion qui se prolonge dans le temps, où tous les gens qui s’intéressent aux réflexions dans lesquelles je suis engagé sont conviés, et qui, de surcroît, serait autrement impossible.

Décidément, bien avant d’être un travail d’édition…
…l’art du blog, c’est l’art de la discussion.

Le Québec de Michel Venne

Dommage que le malheureux palmarès des écoles secondaires ait occulté tous les autres textes du plus récent numéro de l’Actualité.

Michel Venne y présente un habile collage d’extraits de son prochain ouvrage, intitulé « Souverainistes, que faire ? », qui sera disponible en librairie le 12 novembre. À lire par tous ceux et celles qui cherchent une voie politique moins enfantine que le « bon ben moi j’joue pu » proposé par l’ADQ.

Je retiens de l’article quelques extraits…

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Difficultés scolaires des garçons et féminisme

Intéressant point de vue développé par Johanne Fortier dans Le Soleil d’aujourd’hui au regard des difficultés scolaires des garçons. Son texte s’intitule S’inspirer du féminisme, plutôt que le dénigrer. En voici un extrait:

« la démarche féministe devrait être inspirante pour les garçons qui ont intérêt à se débarrasser des stéréotypes sexuels qui les éloignent de l’école et de la réussite. (…) Les garçons pourraient aussi méditer ce beau paradoxe : les filles, qui passent pour les plus conformistes, sont pourtant celles qui parviennent le mieux à se distancier des stéréotypes sexuelsŠ et qui réussissent. »