De l’importance des espaces de travail

Michael Carpentier cogite sur l’organisation du travail et nous invite à lire à ce sujet une entrevue réalisée en 1994 avec Jay Chiat. Voici ce que j’en ai retenu…

There are two things that are important to understand about what we’re doing: that there’s an intellectual architecture and a team architecture. The intellectual architecture means focusing on doing great work instead of focusing on agency politics. The team architecture means setting up an organization that helps people produce that great work in teams. […], you don’t have to come to work at 9 a.m. if you don’t need to be here. By the same token, you don’t win any points for staying at the office late at night. […] You come to work because the office is a resource […] this isn’t about telecommuting, because we still have offices that people will come to regularly when they need to brainstorm together, meet with clients, or do research in the library. We’re re-architecting our offices with sofas, desks, chairs, and conference areas that have much more of an open-space feel in order to more closely reflect our goal of group work. That costs money. Lots of money. (note: le gras est de moi)

C’est aussi pas mal comme ça que je vois le travail… et ce sur quoi nous avons bâti Opossum. C’est aussi, il me semble, la vision des « espaces de travail » qui devrait prévaloir dans une cité éducative.

4 réflexions sur “De l’importance des espaces de travail

  1. … Et pourquoi pas aussi dans les écoles ? Ce qui me fait rire de rage, c’est cette citation mise en évidence dans le billet de Michael Carpentier : « Most businesses are run like elementary schools ‹ you go to work and you only leave your office when you have to go to the bathroom. That sort of thing breeds insularity and fear, and it’s nonproductive. »

  2. J’ai eu le même inconfort François, mais sans trop pouvoir contredire M. Chiat… (même si c’est de moins en moins vrai, tout de même…)

  3. Je vais être cynique, il y en a qui perdrait bien trop pouvoir de contrôle dans ce type d’organisation novatrice, surtout si la culture organisationnelle est archi-hierachisée.

    Dans plusieurs écoles on oblige la présence de l’enseignant, même s’il n’y a pas de cours. Et cette tendance semble être plutôt à la hausse. Ne sommes-nous pas, théoriquement, tous des professionnels de l’éducation?

  4. Cette idée, soulignée par Éric, à l’effet que les enseignants sont des professionnels après tout (et des diplômés universitaires, de plus), est l’un de mes dadas. C’est absolument effarant de voir comment le MELS, les CS et les directions d’école traitent les enseignants. À cause de quelques traîne-savates, tout le monde est confiné dans la galère (et je blâme aussi les syndicats de cette situation). Pas étonnant, donc, que la productivité et la créativité soient réduites à un état larvaire.

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