Syndication ‹ (s’abonner à un site)

« Clearly, if you look at RSS (Really Simple Syndication), and you look at the growth rates and adoption curves, it looks a whole lot like what we saw on the Web in ’93 and ’94. There are currently more than 3 million syndication feeds. They’re growing at the rate of approximately 14,000 per day. There are on the order of 300,000 new posts per day, and those curves all have that same shape that we were looking at 10 years ago.

This is hot stuff. People are using it. Clearly this is a new model of communicating information that has some sort of a sweet spot in the spectrum of communications. We don’t know what it is yet because we’re just getting into this. But clearly, people like it.

Two issues have come out of this. One is the whole notion of the spectrum of communication. If I wish to interact with somebody, I have a lot of choices: I can sit down in a room with that person, like I am with you; or I can talk over the phone or, increasingly, over videophone; or I can chat on IRC (Internet Relay Chat); or I can send an e-mail, post to my blog, or work on paper. »

Source: Searching for ways to tame the world’s vast stores of information (A Conversation with Tim Bray)

Cyberespace éducatif québécois: portrait de la situation et des besoins

Il y a quelques jours je proposais de profiter de l’occasion que nous offre le rapport Bédard (sur l’avenir de Télé-Québec et de ses services éducatifs) pour refaire la liste des besoins pour laquelle nous aurions besoin d’une aide/leadership gouvernemental dans le domaine des TIC en éducation ‹ dans le développement du cyberespace éducatif en particulier. Également, de colliger des renseignements sur la fréquentation des sites Web éducatifs au Québec? D’explorer aussi les coûts de certains services par rapport à leur leur utilisation.

Claude Frenette vient d’ouvrir un espace wiki pour ramasser ces renseignements. Ça commence ici… On se lance? Go!

Tagging… de mieux en mieux…

Je m’émerveille depuis plusieurs semaines sur les possibilités du tagging pour le développement de réseaux d’intérêt. Les tags sont présents dans del.icio.us, dans Flickr, et dans plusieurs nouveaux outils de la famille des social software.

La puissance du tagging, c’est que les tags (qu’on pourrait associer à des mots clés associés à un texte, un signet, une photo, etc.) sont personnels, spontanés, subjectifs, arbitraires. Pas de thesaurus, pas de compromis à faire pour partager une certaine taxonomie avec d’autres membres d’un groupe existant ou à former. C’est évidemment aussi la faiblesse du système… mais le résultat est étonnant. Agréablement.

Cela dit, je viens de découvrir une piste intéressante dans del.icio.us afin de faciliter l’emploi de termes comparables sans contraindre le taggeur et limiter la spontanéité qui permet de faire appel à ce que la mémoire a de plus « vivant ».

Une fois qu’on est inscrit (logged), dans la section « about » (en haut à droite) on a accès à des outils pour publier nos signets. J’utilisais jusqu’à récemment l’outil « popup post to del.icio.us ». Très rapide, très efficace, mais qui ne suggérait aucun tag ni ne me rappelait ceux que j’avais utilisés dans le passé…

Depuis mon crash de disque dur, j’ai plutôt installé l’outil « experimental post to del.icio.us ». Même fonctionnement, sauf que quand j’ajoute un signet à ma collection, del.icio.us me présente trois catégories de tags:

– recommended tags
– your tags
– popular tags

De cette façon, en quelques clics de souris, je peux classer mes documents aussi spontanément qu’avant mais avec un précieux soutien pour que les mots choisis me permettent d’entrer en contact avec un réseau de gens avec qui j’ai des affinités.

Participez d’où vous serez!

Ce mercredi, 10 novembre, Jean-Sébastien, Mario et moi passeront la journée au Centre des Congrès de Québec pour la Journée informatique du Québec 2004.

Nous publierons continuellement sur ce carnet des comptes-rendus des différentes activités de la journée et invitons tous les carnetiers (et les autres) à prendre part à l’événement en posant des questions ou en formulant des commentaires au bas des différents textes qui seront publiés.

Qu’est-ce qu’un carnet Web?

Hubert Guillaud publie un texte très bien formulé sur la nature des carnets Web (ou blogs, puisque les copains français préfèrent l’appellation anglophone… que voulez-vous!):

« On a souvent tendance à penser qu’un blog n’est qu’un outil de publication […] qui permet de créer facilement un site dynamique et de l’alimenter comme bon nous semble, en quelques clics, sans avoir à se préoccuper de la technique. Et, c’est vrai […] Mais réduire les blogs à des systèmes de publication revient à passer à côté de leur potentiel. […[ Les blogs sont donc beaucoup plus qu’un simple site personnel, car non seulement ils me représentent sur le web, mais ils fonctionnent aussi comme un ³logiciel social² à part entière qui définit et circonscrit la communauté électronique dont je me revendique, à laquelle j’appartiens. »

Le texte emprunte quelques citations au récent livre de Cyril Fiévet: BlogStory (dont Mario Asselin devrait incessamment nous faire une critique!). Je retiens la plus brève et la plus juste à mon avis:

« Bien qu’on puisse y voir un paradoxe, le blog résulte d’une démarche individuelle qui n’a de sens que prise collectivement ».

Pour aller encore plus loin dans l’analyse de « c’est quoi un blog? » il y a au même endroit, un autre article (de Cyril Fiévet, justement) intitulé: Blogosphère, partage et sociabilité. Excellent lui aussi.

Je profite de l’occasion pour féliciter (et remercier) la FING pour avoir transformé la lettre d’information en carnet Web avec fil RSS… c’est tellement plus facile à suivre. Bravo!

Société GRICS et logiciel libre

Étonné.
Ambivalent.
Confiant.
Vigilant.

Eh oui… tout cela à la lecture de d’un simple communiqué de la Société GRICS. Un simple petit communiqué… mais quel communiqué! Particulièrement quand on lit entre les lignes… et qu’on complète par la lecture de cette autre brochure (format pdf).

Étonné parce que, franchement, c’est tout un revirement! La société GRICS a toujours développé des produits à partir d’un modèle d’affaire où le « secret commercial » joue un rôle important. La très large adoption de ses produits dans le réseau scolaire lui confère une position de quasi-monopole dans plusieurs secteurs. Dans ce contexte, et comme bien d’autres entreprises dans une position semblable, la société GRICS a longtemps résisté à l’idée que les logiciels libres étaient de quelque intérêt pour le milieu scolaire. Les stratégies ont été variées: ignorance, médisance, intérêt distant… et voilà que la société semble vouloir sauter dans l’aventure. Certains y verront une capitulation de la part de la GRICS, la chute du dernier bastion de résistance, une simple stratégie de diversion ou de l’opportunisme politique… je préfère pour ma part y voir un humble coup de réalisme… et à ce moment-ci, cela m’étonne autant que cela me réjouit.

Ambivalent parce que je n’arrive pas à me faire une idée très claire de si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle qu’une entreprise qui a un tel catalogue de produits puisse se donner le rôle d’évaluation des logiciels libres et du potentiel d’économie qu’il peut représenter pour ses membres. Ça me semble placer bien des gens en situation d’être à la fois juges et partie. Cela m’embête d’autant plus quand les documents présentés précisent, d’entrée de jeu, « qu’il y a un potentiel d’économies important pour les commissions scolaires, surtout au niveau des postes clients […] qui sont surtout utilisés pour l’accès à Internet ou les logiciels de type « Outils » » (entendre ici, la suite Microsoft Office, etc.) en ajoutant « qu’en ce qui concerne les logiciels pour les postes de type serveurs, ils présentent à notre avis un potentiel d’économies nettement moindre. » (or, c’est essentiellement les types de produits qu’offre la Société GRICS). Je ne sais pas sur quelle analyse repose ces deux hypothèses, et je n’ai pas de raison d’en douter, mais il me semble qu’il faudrait les approfondir et les préciser, notamment à l’analyse de projets comme MILLE, qui représente sans aucun doute un des espaces d’expérimentation institutionnelle parmi les plus avancés en ce qui concerne le logiciel libre pour l’éducation primaire et secondaire (et auquel la Société GRICS est d’ailleurs associée).

Confiant parce que si la Société GRICS s’engage avec sincérité dans cette démarche (plutôt qu’avec résignation) c’est un énorme changement qui se prépare. Et je veux y croire. Si la Société GRICS s’engage dans une voie où elle aura éventuellement pour principal mandat d’assurer la cohérence des données administratives du réseau scolaire (par l’adoption de normes et et des standards ouverts, par exemple) et d’outiller les écoles dans le choix des logiciels (libres ou commerciaux) qui leur permettront de « manipuler » le plus efficacement ces données… nous ferons collectivement un pas de géant. Cela contribuera notamment à favoriser dans les commissions scolaires et les écoles de partout au Québec le développement d’une « culture de l’innovation », et d’une « culture de réseau » sur lesquelles nous pourrons compter dans bien d’autres domaines (et au plan pédagogique, en particulier). Je n’ai pas le goût d’entretenir des doutes sur les intentions de la GRICS lorsqu’elle publie un communiqué et un document comme ceux-ci. Mais je sais bien l’ampleur des changements culturels que la voie décrite implique dans l’organisation et l’effrayant travail de révision des modèles d’affaires qui l’accompagne. S’ils le mesurent aussi, s’ils y sont prêts, et s’ils sont aussi déterminés que je le souhaite, je suis confiant.

Vigilant, finalement, parce que ma confiance m’y oblige. Une ouverture comme celle que fait la GRICS dans ce dossier c’est une chose précieuse, très précieuse. Et j’estime que la communauté que nous formons a sa part de responsabilité dans le « guidage » des efforts de la GRICS dans cette période de changement. Il faudra être exigeant avec elle. Exigeant, mais aussi aidant. Il faudra suggérer plutôt que juger. Proposer plutôt que dénoncer. Le logiciel libre, en éducation encore plus qu’ailleurs, c’est bien sûr une question d’économies, mais aussi (surtout?) une question d’ouverture, de transparence et… de liberté! C’est là qu’il faudra être particulièrement vigilant parce que ce ne sont pas particulièrement des qualités dont a su faire spontanément preuve la Société GRICS par le passé.

Je serai donc vigilant parce que je veux y croire et que, malgré une certaine ambivalence, l’étonnement que m’a procuré la lecture de ce communiqué de presse m’enchante. Tout simplement.

Le MEQ et le droit d’auteur

Question adressée dans les dernières minutes au ministère de l’Éducation en rapport avec la question de la réforme de la loi sur les droits d’auteurs. En attendant d’écrire quelque chose de plus substantiel…

–/ début /–

Bonjour,

J’aimerais savoir si le Ministère a pris position sur les changements à la législation sur le droit d’auteur recommandés par le Comité permanent du patrimoine canadien de la Chambre des communes:

http://www.canadianheritage.gc.ca/progs/ac-ca/progs/pda-cpb/reform/index_f.cfm
(voir le bas de la page)

À titre d’indication, je porte également à votre attention la prise de position de l’Association des collèges communautaires du Canada (ACCC):

http://www.aucc.ca/publications/media/2004/09_22_f.html

Le monde de l’éducation est en train de se mobiliser à ce sujet et j’aimerais beaucoup connaître la position du ministère sur le sujet.

Merci.

–/ fin /–

Des outils au service de la démocratie

Via un carnet découvert ce matin, For Civil Society, deux documents de référence qui me semblent importants au regard de l’utilisation des technologies pour favoriser l’exercice de la citoyenneté:

Top 10 Open Source Tools for eActivism

« …a terrific list of Open Source tools that can be used by activists to spread the message and promote interaction by enewsletters, forums, blogs, wikis and epetitions. »

Ten traps for facilitators

« …thinking about non-electronic tools for engagement, and common issues that arise with online and offline processes. Here’s some traps I have observed and fallen into myself. »

Ça pourrait notamment être utile pour l’ami Pierre…

mise à jour (20 janvier): voir ici, les commentaires de Sylvain Carl sur ConstellationW3.

strategy for introducing weblogs to support communities

Réflexion de Lilia Efimova:

« My « quick and dirty » strategy for introducing weblogs to support communities in more or less formal settings:

– provide weblog technology infrastructure with « social » features enabled by default: RSS, comments, trackbacks, e-mail subscriptions, personal RSS readers and community aggregators (ideally with topic-based aggregation like k-collector)

– find a group of early adopters (ideally boundary spanners that send around e-mails with ideas and links :) and help them to start with writing and reading weblogs

– make starting a weblog easy and have someone to encourage newcomers and connect them with existing weblogs (e.g. by annoucing their weblogs or by commenting on their posts)

[…] »

PhDweblogs.net et Scirus…

Deux sources d’information de qualité à conserver à la portée de la main:

PhDWelogs.net

« PhDweblogs.net is a non-profit initiative to bring together PhD students’ weblogs from all around the world. If you are preparing a PhD, and have a blog about your research interests, you can register it here. »

Scirus

« Scirus is the most comprehensive science-specific search engine on the Internet. Driven by the latest search engine technology, Scirus searches over 150 million science-specific Web pages…»