Storytelling and dialogue

David Huffaker signe un texte absolument brillant dans le plus récent First Monday.

Intitulé Spinning yarns around the digital fire: Storytelling and dialogue
among youth on the Internet
, le texte rejoint vraiment plusieurs de mes champs d’intérêts et de recherche. En particulier:

– L’oeuvre de Paolo Freire;
– L’importance du récit, des rêves, de l’utopie dans le changement;
– L’appropriation des technologies par les jeunes et la culture émergente qui l’accompagne;
– La valeur de l’assemblage de solutions technologiques légères et spontanément adoptées par les enfants préférablement à de grosses solutions complexes (ex. projet d’espace numérique de travail du projet école éloignées en réseau vs autres solutions)
– L’utilisation des carnets comme espace d’apprentissage;
– Et quoi encore?

Pour ce soir j’arrête ici, par manque de temps, mais en prenant bonne note d’y revenir rapidement puisque le texte est surtout intéressant pour les pistes de réflexion qui nous restent au terme de la lecture. Aucune des pistes n’est traitée à fond (je présume que c’est un texte d’amorce d’une thèse de maîtrise: et bien visé!)… et pour ce soir, ça fait bien mon affaire!

Il serait par exemple intéressant de poursuivre la réflexion à partir de l’idée de participation périphérique légitime et de la manière dont les récits (storytelling) qui prennent forme dans un réseau de carnets soutiennent (ou pas) ce processus fascinant.

Il y a peut-être justement dans ce texte les sources d’une des raisons (intuitives) qui explique le choix des carnets p/r à des solutions de portfolio électronique plus traditionnelles… (voir les commentaires ici à ce sujet): simplement parce que le potentiel de storytelling y serait plus fort. Ça me semble une dimension essentielle… mais ça reste à voir…

À poursuivre…

Évaluation des apprentissages: quantité ou qualité?

Lilia Efimova reprend un extrait d’un ouvrage intitulé Art and Fear, que Kevin Kelly citait lui-même plus tôt cette semaine. Je le reprends à mon tour parce qu’il est tout simplement brillant pour susciter la réflexion au sujet de l’évaluation des apprentissages:

« The ceramics teacher announced on opening day that he was dividing the class into two groups. All those on the left side of the studio, he said, would be graded solely on the quantity of work they produced, all those on the right solely on its quality. His procedure was simple: on the final day of class he would bring in his bathroom scales and weigh the work of the quantity group: fifty pound of pots rated an A, forty pounds a B, and so on. Those being graded on quality, however, needed to produce only one pot -albeit a perfect one – to get an A. Well, came grading time and a curious fact emerged: the works of highest quality were all produced by the group being graded for quantity. It seems that while the quantity group was busily churning out piles of work – and learning from their mistakes – the quality group had sat theorizing about perfection, and in the end had little more to show for their efforts than grandiose theories and a pile of dead clay. »

Marie-Victorin, le manuel scolaire et les élèves…

Mes lecture du temps des Fêtes se sont tournées cette année vers Jules Verne et sur le Frère Marie-Victorin… un homme que je découvre toujours plus en avance sur son temps que je ne le croyais. Et quel humour je découvre dans ses correspondances! Décidément, il est impératif de le redécouvrir puisque ses réflexions sont encore tout à fait d’actualité.

Trois citations pour ce matin… d’autres suivront.

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Portables et terminaux X dans les écoles…

Le débat amorcé ici, qui s’est poursuit ici avec les idées de Jean Sylvestre, se prolongue maintenant là par la voix collective de Pierre Lachance, Benoit St-André, Gilles G. Jobin, Jean-Pierre Tremblay, Pierre Couillard.

Les choix d’une école par rapport à la présence des ordinateurs dans les classes doivent-ils être guidés par des questions de ressources financières? de valeurs? de pragmatisme?

Je continue de cogiter à tout cela… notamment avec en tête ceci et cela.

Culture de réseau: pour la solidarité ou pour l’efficacité personnelle?

Intéressantes nuances de Lilia Efimova en rapport avec sa démarche doctorale.

L’idée de personal effectiveness in a knowledge intensive environment me semble susceptible de clarifier un certain nombre d’enjeux associés à la question de la culture de réseau dans l’éducation.

Ce qui est particulièrement interpellant dans ce cas, c’est que selon ce point de vue, la solidarité, la collaboration et le partage (au coeur de l’apprentissage) ne sont qu’autant de moyens et de stratégies pour viser une plus grande efficacité personnelle… et non des objectifs à poursuivre pour eux-mêmes. À cogiter

Apprendre à penser et à écrire dans la culture des réseaux

René Audet me signalait il y a quelques jours un texte dans lequel Jill Walker’s détaillait le contenu d’une intervention qu’elle avait été invitée à faire à Brown University. Le texte est très intéressant. J’en retiens particulièrement les courts extraits suivants…

« My talk at Brown today is titled « Weblogs: Learning to Write in the Network » and is going to be mostly about using blogs with students. I’m going to stress networkliteracy and how blogging is not simply keeping an electronic journal, it’s distributed and collaborative; it’s learning to think and write with the network. […]

What’s more important to teach our students is network literacy: writing in a distributed, collaborative environment. Weblogs are the first native web genre. […]

Bringing network literacy to the classroom means jolting students out of the conventional individualistic, closed writing of essays only ever seen by your professor. […] »

To learn is to optimize one’s networks

« In life, successful learning means prospering with people and in networks that matter, preferably enjoying the relationships and knowledge.

Learning is that which enables you to participate successfully in life, at work and in the groups that matter to you. Learners go with the flow. Taking advantage of the double meaning of ³network,² to learn is to optimize one’s networks. »

Source: Connections: The Impact of Schooling, par Jay Cross

Carnets et réseautage…

Une réflexion de Lilia Efimova basé sur un texte de Nardi, Whittaker & Schwarz. À retenir, pour le moment, pour le caractère synthétique:

What knowledge networker needs?

– traces of earlier work –> articulating experiences + access to it later

– personal network –> contact management and communication tools [community]

– easy access to those two and the rest of « learning resources »

Référence: Mathemagenic, 22 août 2003

Three tasks in networking:

1. Building a network: Adding new nodes (people) to the network so that there are available resources when it is time to conduct joint work;

2. Maintaining the network, where a central task is keeping in touch with extant nodes;

3. Activating selected nodes at the time the work is to be done

It seems that weblogs are good for the first two and not good for the last one…

Référence: Mathemagenic, 6 décembre 2003.

Conférence prononcée à la FEEP

Tel que promis, voici le texte de la conférence que j’ai prononcée hier, à l’occasion du deuxième colloque sur les technologies de l’information et de la communication de la Fédération des établissement d’enseignement privés (FEEP). Également, le document qui a été remis au terme de mon allocution et qui regroupe quelques références et renseignements complémentaires.

Les deux documents sont en format pdf… c’est le mieux que je peux faire d’ici mon départ pour le Sommet mondial des villes et des pouvoirs locaux sur la société de l’information. À mon retour je devrais trouver le temps de replacer tout ça en html pour en faciliter l’utilisation. Une chose à la fois…

Merci à Dolores pour la révision linguistique des nombreuses versions qui se sont succédé dans les derniers jours… et, particulièrement, à tous ceux et celles qui ont été sollicités pour des commentaires au cours des dernières semaines. Votre apport a été indispensable.

Réseaux, citoyenneté, alphabétisation (techno)scientifique… etc!

Patrick Plante, dont je commentais il y a quelques jours le mémoire de maîtrise, porte à mon attention le projet de recherche auquel il vient de se joindre dans le but de réaliser un doctorat. Je résumerai ainsi mes premières réactions à la lecture de la description du projet et de la composition de l’équipe:

1. Un gros wow!
2. Un petit peu de jalousie.
3. Une joie profonde devant le priviège que j’ai de pouvoir côtoyer autant de gens stimulants, tant sur le Web que dans cette ville de Québec qui ne cesse de me surprendre par l’étendue, la richesse et la valeur de ses ressources éducatives.

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Erreurs, prise de risques et apprentissage

Learning With Confidence Encouraging Risk and Failure in Learning
Par Stephen Yurkiw

Abstract:

Does education help prepare students to successfully cope, risk, and innovate in a rapidly changing world? […] This paper examines whether students are developing skills which allow them to confidently tackle challenging problems, generate creative solutions, and learn and adapt from mistakes made. An overview of strategies which help to create an atmosphere of fearless learning in the classroom is also presented. The roles of teachers and students are also discussed […]