Réseau de journalistes éducation…

« …créer un réseau informel de journalistes « éducation » afin de pouvoir mutualiser facilement nos infos et nos analyses. Il s’agit en somme de nous donner les outils pour susciter un peu de désir de la part de nos employeurs de lire dans leurs colonnes plus d’enquêtes et de reportages sur l’école « ailleurs ». »

Source: Amitiés francophones, sur le carnet d’Emmanuel Davidenkoff.

Le début d’une idée: un mois d’expérimentation collective (ou quelque chose du genre!)

Après avoir rédigé mon commentaire à la suite de ce texte de Mario, j’ai eu le début d’une idée. Je la partage ici, afin de voir ce qu’il est possible d’en faire ensemble.

Depuis quelques semaines, plusieurs des personnes qui gravitent autour de ce carnet ont eu l’occasion d’entendre parler ou d’expérimenter une foule de nouveaux outils qui ont en commun de « créer des réseaux sociaux à partir d’informations très simples ». À titre d’exemples:

del.icio.us: des signets (on parle de social bookmarking)
– Carnets: des réflexions diverses
– Flicker: des photographies
– 43 Things: des objectifs personnels.

Tous ces outils ont également en commun de n’être vraiment puissants que quand on les utilise en synergie avec un aggrégateur de fils Web (on parle aussi de xml-rss).

Ce sont aussi tous des outils qu’on peut regarder d’un oeil distrait, mais qu’il faut expérimenter pendant quelque temps pour évaluer leur potentiel et saisir toute leur portée.

Or, à la pièce, sans aide, cette expérimentation peut s’avérer assez complexe. Il faut du soutien, des encouragements. Un réseau.

Mon idée: faire du mois de février un mois spécialement consacré à l’expérimentation de ces outils par les personnes intéressées. Un mois qui serait marqué par l’objectif d’étendre nos réseaux en faisant un effort particulier pour permettre à des gens de s’y greffer, avec de l’aide. Pour certain, ce ne sera peut-être qu’une occasion de satisfaire leur curiosité… qu’importe. Tant mieux même!

On pourrait articuler le mois autour d’un parcours d’installation/expérimentation au cours duquel les personnes intéressées (inscription volontaire) pourraient:

Semaine 1: Découverte des fils web

1. installer un agrégateur de fils web (différentes formes/outils possible);
2. s’abonner à quelques fils web de carnets (dont celui spécialement consacré au mois de l’expérimentation)

Semaine 2: Le social bookmarking

3. s’inscrire sur del.icio.us;
4. ajouter à ses abonnements quelques fils de signets sur des thèmes qui les intéressent;

Semaine 3: Un exemple d’autres fonctions de partages et de mises en commun facilitées par les fils Web (rss)

5. s’inscrire à 43Things.com;
6. définir/rallier quelques objectifs;
7. ajouter à ses abonnements quelques fils d’informations correspondants.

Semaine 4: à voir… (suivi d’espaces d’écriture? wiki? wikipedia? tout autre chose?)

L’idée, quel que soit la forme qu’elle prendra une fois qu’elle aura fait l’objet d’une discussion, devrait être essentiellement de permettre à des gens de faire à peu près simultanément l’expérimentation de ces technologies pour que nous apprivoisions ensemble « leurs possibles ». Rien de compliqué: les intéressées s’engagent seulement à prendre une heure ou deux par semaines pendant un mois pour faire l’expérience d’une série de technologies qui les intéressent ou qui les intriguent depuis quelque temps. J’imagine des groupes d’élèves donner un coup de pouce, des personnes à la retraite profiter de l’occasion pour s’installer quelques outils, rassurer de pouvoir compter sur une hot line en cas de problèmes… Une bonne vieille corvée quoi!

Peut-être qu’il serait plus réaliste de planifier ça pour le mois de mars? Je ne sais pas. Je n’en suis pas à un mois près.

Mais quand on sait le succès que connaissent les Festivals d’installation Linux et le rôle qu’ils jouent dans la dissémination des idées du mouvement opensource, je me dis qu’on serait bien fou de ne pas nous offrir des leviers du même type.

Alors, des partants pour soutenir un peu cette idée? Ou au moins pour en discuter?

De fils (web) en aiguilles…

Intéressante opportunité: intégrer continuellement dans un seul fil web presque tout ce que je rassemble d’information dans le cyberespace. Tant par mes lectures que par l’écriture.

Grâce à Feedburner, voici un fil web qui permet de suivre au quotidien:

– les meilleures pages Web que je découvre (et que je collige sur del.icio.us);
– les textes que je publie sur ce carnet;
– les principaux commentaires que je formule sur les carnets d’autrui (grâce à del.icio.us et à cette idée);
– les photos que je souhaite partager (et qui sont rassemblées sur Flickr).

C’est pas encore parfait… mais ça donne une idée des possibles.

Une prédiction? L’année 2005 sera marqué par l’apparition d’outils de gestion des fils Web infiniment plus évolués que ce dont nous disposons aujourd’hui. Même les plus puissants que je connais sont à la fois insuffisants et beaucoup trop compliqués… Je pense que tout reste à faire en ce domaine!

Le Québec perd un grand homme…

« Normand Maurice, celui qu’on a surnommé « le père de la récupération et du recyclage » au Québec, s’est éteint vendredi à l’âge de 58 ans à Victoriaville, victime d’un cancer […]

Normand Maurice a reçu bien des hommages, y compris le premier Phénix en environnement, décerné au Québec en 1995. Mais aucun de ces prix ou hommages ne traduit réellement la couleur du personnage, son surprenant leadership moral et intellectuel ainsi que ses dons exceptionnels de persuasion. […]

Il a été très tôt interpellé — il le racontera des dizaines de fois — par l’énormité du problème des décrocheurs scolaires et l’impuissance du réseau de l’éducation à leur faire une place. Plus de la moitié des jeunes qui arrivent au secondaire, répétait-il, en sortent sans aucun diplôme, ce qui les voue en grande partie à l’aide sociale chronique. […]

Normand Maurice fait partie de ceux qui ont amorcé sur le terrain le virage du développement durable avant que le concept n’existe et qui ont incité une partie importante de la population à devancer leurs gouvernements dans bien des domaines. »

Source: Le Québec perd un pionnier de l’environnement, sous la plume de Louis-Gilles Francoeur, dans Le Devoir du 5 janvier 2005 (texte réservé aux abonnés)

J’ajouterai seulement que l’oeuvre de Normand Maurice est aussi exemplaire qu’inspirante dans la perspective du développement de cités éducatives.

Lire aussi:

Un visionnaire en éducation et environnement

Sans diplôme, pas d’avenir – vrai ou faux ?

Discussion sur la réforme de l’éducation

Mario Asselin relance ce soir dans la carnetosphère une discussion qui s’est amorcée il y a quelques jours dans la liste de discussion edu_ressources.

J’ai déjà formulé ce que j’avais à exprimer dans ce dossier. Je ne prévois pas me répéter ici.

Toutefois, comme je m’étais fabriqué des archives personnelles des échanges et que, comme le signale Mario, les archives de cette liste de diffusion sont publiques, je me permets de mettre mon document (pdf – 1,3 Mb) à la disposition de ceux et celles qui aimeraient prendre connaissance des récents échanges avant de se lancer à leur tour dans la discussion.

Au menu: la réforme de l’éducation et/ou l’enseignement direct et explicite.

Du vent… au Nomic, en passant par les cartes!

Ouf… un tout petit commentaire sur le site de Martine Pagé ce matin me fait découvrir un paquet de choses.

D’abord ceci… une lecture indispensable au sujet du sapré « facteur vent ».

Ensuite, l’amusant manifeste du premier degré.

Et, surtout, ce jeu de cartes auquel je jouerai certainement au moins une partie avec Nicolas et Miguel dans le temps des Fêtes. À lire, aussi, les quelques trucs… On a eu tellement de plaisir avec le Nomic dans le passé…

Déchiffrer l’indéchiffrable…

Déchiffrer un manuscrit replié sur lui-même depuis des siècles… sans même le dérouler. C’est l’invraisemblable défi qu’a relevé l’équipe de Brent Seales, de l’Université du Kentucky.

Bienvenue dans l’univers fantastique de Borges, Marcel Aymé, de James P. Hogan et de tant d’autres…

Avec cette découverte, même Le code De Vinci devra être réécrit… parce que malgré toute son ingéniosité le criptex dévoilerait instantanément ses secrets!

[Merci à René Audet pour la référence]

Les fils Web, le chaînon manquant de Tim Berners-Lee

René Audet me signalait au cours des derniers jours un article portant sur l’importance des fils web dans la publication scientifique. Le texte s’intitule The Role of RSS in Science Publishing: Syndication and Annotation on the Web.

J’aurais adoré écrire l’introduction de ce texte, qui résume admirablement bien plusieurs idées qui se bousculent dans mon esprit depuis quelques jours. En voici quelques extraits…

Lire la suite de « Les fils Web, le chaînon manquant de Tim Berners-Lee »

De fils xml-rss à fils web… (et pas plus geek!)

Martin Lessard a commenté in extenso mon coup de gueule de la fin de semaine dernière. Sa réaction m’inspire quelques nouvelles réflexions.

Comme je l’ai déjà dit, je suis bien d’accord pour laisser tomber l’acronyme. Va pour fil web d’ici à mieux.

En ce qui concerne les trois conditions qu’il présente comme nécessaires pour que le grand public adopte, je suis à peu près à l’aise avec cela.

Toutefois, pour « les trois choses à ne pas oublier », là, je ne suis pas du tout. Je pense qu’il fait l’erreur de croire que les newcomers feront le même usage des fils web que les early adopters.

– Je ne pense pas qu’il faut être devant son ordinateur plusieurs heures par jour pour profiter des fils web.

– Je ne pense pas non plus qu’il faut avoir besoin de consommer *beaucoup* d’information.

S’il est vrai que ce sont les info freak qui ont contribué le plus au développement des agrégateurs et des fils web… plusieurs expériences me montrent que même des « consommateurs d’information » tout ce qu’il y a de plus « dans la moyenne » peuvent bénéficier des fils web. Mieux encore… plusieurs voient de l’intérêt dans les fils web non pas pour « recevoir » ou « traiter » plus d’information mais plutôt pour mieux organiser l’information qu’ils utilisent déjà.

Encore hier, j’ai vu les yeux d’un enseignant s’illuminer non pas à l’idée de recevoir les manchettes du Devoir, celles du NY Times, les plus récents textes de mon carnet, de celui de Mario Tout de go ou n’importe quel autre… mais simplement, tout simplement, parce que cela permettait d’imaginer un site Web d’école où quand un prof met à jour la page de sa classe… ça pouvait automatiquement se répercuter sur la page d’accueil de l’école. C’est’y pas assez simple ça?

Je pense que notre principal défi n’est pas d’imaginer des moyens d’amener le commun des mortels à apprendre à utiliser les fils web comme nous l’avons fait, mais d’imaginer quels sont les usages qu’eux en feront… et de développer des outils pour rendre ça rapide et facile.

Je ne pense vraiment pas qu’il est nécessaire d’être geek pour profiter des fils web. Je pense plutôt que notre geekitude (!) nous handicape actuellement beaucoup pour imaginer la suite. Il faut apprendre à adopter de nouvelles perspectives sur cette technologie… qui est tout ce qu’il y a de plus simple quand on y pense bien!