Charlie et la chocolaterie

J’ai lu avec beaucoup de plaisir dans les derniers jours Charlie et la chocolaterie. J’en fais aussi la lecture à voix haute aux enfants, qui y trouvent aussi un très grand plaisir. L’imaginaire de Roal Dahl est vraiment amusant et sait habilement rejoindre celui des enfants. L’univers de l’histoire est vraiment surréaliste, le propos joyeusement moralisateur (ce que je déteste habituellement mais qui, dans ce cas, est particulièrement bien réussi, grâce à l’humour).

Reste à voir ce que Tim Burton aura pu en faire.

Les grands pédagogues dans Vie pédagogique

Le numéro 134 de Vie pédagogique est disponible sur le Web. Le thème annonce des lectures particulièrement intéressantes:

Vie pédagogique (numéro 134)
Les grands pédagogues : d’hier à aujourd’hui

« C’est par souci de reconnaissance pour les grands pédagogues à qui nous sommes redevables qu’il importe de faire ressortir les niveaux d’influence et de bien nommer les penseurs qui ont alimenté la réflexion dans le monde de l’éducation québécois. »

J’y signe pour ma part un très court texte (tout juste un clin d’oeil) en page 26.

La rentrée!

À peine revenu d’Hourtin, dont il me reste quelques notes à transcrire, je dois me mettre dans l’esprit de la rentrée. Et comme c’est une très grosse saison qui se prépare, vaut mieux poser des bases solides avant de passer trop vite à l’action…

Mario Asselin et Norbert Viau nous soumette à cet effet la lecture d’une conférence de Jacques Dufresne sur « la pédagogie humaniste » (à lire ce soir);

Je me suis plutôt tourné vers la vidéo d’une conférence de Charles Caouette, prononcée devant un groupe d’enseignants de la Commission scolaire de Montréal à l’occasion de la rentrée 2003. Un petit bijou à mon avis.

J’ai particulièrement apprécié la citation suivante, parce qu’elle est d’une simplicité, et d’une actualité très juste.

« Ce n’est pas moins utopique de penser maintenir le monde tel qu’il est aujourd’hui que de croire qu’on peut le changer. C’est juste un peu plus fatiguant. »

La petite histoire sur laquelle se termine la conférence est aussi très inspirante.

Le miroir du Frère Marie-Victorin

J’ai entrepris dans les derniers jours ma principale lecture estivale: Mon miroir, journaux intimes du Frère Marie-Victorin (1903-1920). Publiée chez Fides, cette édition a été établie et annotée par Gilles Beaudet et Lucie Jasmin.

À peine amorcée, la lecture est passionnante. Ce sera un parcours délicieux: plus de 800 pages de pur plaisir… parce que suivre l’évolution de la pensée d’un homme de cette trempe entre 18 à 35 ans est une chance tout simplement inouïe. Et on pourrait dire que le Frère Marie-Victorin était un carnetier exceptionnel: par le ton, le style… et même les petits travers habituels (comme se sentir obligé de s’excuser de ne pas avoir écrit pendant quelques jours à ses « improbables lecteurs » (l’expression est du Frère).

Les Années lumière ont présenté récemment une courte entrevue avec les responsables de cette édition et avec Yves Gingras, qui devait en signer la préface… qui n’a malheureusement pas été publiée (on apprend d’ailleurs pourquoi dans l’entrevue) mais qu’on peut consulter en format pdf à partir site de l’émission. C’est un texte qui sera particulièrement intéressant pour ceux et celles qui n’auraient pas l’intention de lire l’ouvrage en entier.

Les derniers mots de cette préface me rejoignent évidemment de façon toute particulière:

« La publication de son Journal nous permet aujourd’hui de redécouvrir sa personnalité et sa pensée, qui — on ne peut en douter — peuvent encore inspirer ceux et celles qui se sentent la force de contribuer à édifier le Québec de demain. »

…parce que que je me sens cette force et que je compte bien y faire appel de plus en plus activement au cours des prochains mois et des prochaines années.

Y’a pas à dire… l’admiration que je porte à la vision et à l’oeuvre du Frère Marie-Victorin (voir notamment ce texte) ne risque pas de s’atténuer au cours de l’été!

Vivement du temps pour lire.