J’ai entrepris dans les derniers jours ma principale lecture estivale: Mon miroir, journaux intimes du Frère Marie-Victorin (1903-1920). Publiée chez Fides, cette édition a été établie et annotée par Gilles Beaudet et Lucie Jasmin.
À peine amorcée, la lecture est passionnante. Ce sera un parcours délicieux: plus de 800 pages de pur plaisir… parce que suivre l’évolution de la pensée d’un homme de cette trempe entre 18 à 35 ans est une chance tout simplement inouïe. Et on pourrait dire que le Frère Marie-Victorin était un carnetier exceptionnel: par le ton, le style… et même les petits travers habituels (comme se sentir obligé de s’excuser de ne pas avoir écrit pendant quelques jours à ses « improbables lecteurs » (l’expression est du Frère).
Les Années lumière ont présenté récemment une courte entrevue avec les responsables de cette édition et avec Yves Gingras, qui devait en signer la préface… qui n’a malheureusement pas été publiée (on apprend d’ailleurs pourquoi dans l’entrevue) mais qu’on peut consulter en format pdf à partir site de l’émission. C’est un texte qui sera particulièrement intéressant pour ceux et celles qui n’auraient pas l’intention de lire l’ouvrage en entier.
Les derniers mots de cette préface me rejoignent évidemment de façon toute particulière:
« La publication de son Journal nous permet aujourd’hui de redécouvrir sa personnalité et sa pensée, qui — on ne peut en douter — peuvent encore inspirer ceux et celles qui se sentent la force de contribuer à édifier le Québec de demain. »
…parce que que je me sens cette force et que je compte bien y faire appel de plus en plus activement au cours des prochains mois et des prochaines années.
Y’a pas à dire… l’admiration que je porte à la vision et à l’oeuvre du Frère Marie-Victorin (voir notamment ce texte) ne risque pas de s’atténuer au cours de l’été!
Vivement du temps pour lire.