FAQ ‹ IAEC

J’ai préparé il y a quelques mois un résumé de ce que les personnes qui allaient s’intéresser à l’idée de faire de Québec une cité éducative devraient savoir sur l’International Association of Educating Cities. Le voici…

QUELQUES QUESTIONS ET QUELQUES RÉPONSES…
…au sujet de l’International Association of Educating Cities

1. Qu’est-ce que l’International Association of Educating Cities (IAEC) ?

Il s’agit d’une association de villes formée en 1990 à l’initiative de la ville de Barcelone. Le groupe compte aujourd’hui environ 200 villes, réparties dans une trentaine de pays, qui partagent l’idéal d’une cité jouant un rôle actif dans l’amélioration de la qualité de vie de ses citoyens, en particulier grâce à l’éducation (vous l’aurez deviné !) et à la culture.

L’International Association of Educating Cities est citée en exemple dans l’introduction du rapport que l’OCDE publiait récemment sur « les villes et les régions dans la nouvelle économie apprenante ».

Son site Web est : http://www.edcities.bcn.es

2. Qu’est-ce qu’une cité éducative ?

Au sens de l’Association, une ville est éducative quand elle joue un rôle actif dans le développement de la qualité de vie des citoyens qui la composent, notamment :

– en mettant des ressources à leur disposition ;
– en facilitant les collaborations entre ses différentes composantes (familles, écoles, entreprises, milieu culturel, etc.) dans le domaine de l’éducation ;
– en encourageant la participation des citoyens à la vie démocratique de leur communauté.

Une ville éducative est aussi une ville qui se préoccupe de développer le désir et la capacité d’innover auprès de ses citoyens, des entreprises et des autres organismes qu’ils composent.

3. Au Québec, l’éducation ne relève-t-elle pas davantage du gouvernement provincial ?

On a souvent tendance à croire qu’au Québec les villes ne possèdent pas de responsabilités dans le domaine de l’éducation. Pourtant, c’est une erreur.

S’il est vrai qu’à la différence du modèle européen une ville comme Québec n’a que peu d’influence sur ce qui se passe dans les écoles, elle exerce néanmoins des responsabilités très importantes dans le domaine de l’éducation au sens large (prévention, loisirs, vie démocratique, etc.).

Éducatif ne veut pas dire « scolaire ». Éducation ne veut pas seulement dire « instruction ».

4. Québec est-elle une cité éducative au sens de l’IAEC?

Sans aucun doute: de par l’existence de son service des loisirs, de son réseau de bibliothèques, des projets d’éducation populaire qu’elle soutien directement et indirectement, du soin que met son service des communications à informer la population ; par les démarches de prévention des services de polices et de pompiers dans les écoles, etc.

À ces activités et programmes s’ajoutent tous ceux des partenaires socio-économiques de la ville qui contribuent également à l’éducation, par les renseignements historiques qu’ils mettent à la disposition des citoyens et des visiteurs de la ville, par les itinéraires de découvertes qu’ils proposent, par les exercices de concertation qu’ils mènent à l’égard de la relève scientifique, etc.

Plusieurs expériences et programmes éducatifs répertoriés dans la banque de l’IAEC ont déjà des équivalents à Québec. Plusieurs autres pourraient servir d’inspiration pour le développement de nouvelles activités. La ville pourrait également déjà soumettre à l’attention des villes membres de l’IAEC plusieurs expériences et programmes innovateurs qui ont actuellement cours sur son territoire et qui n’attendent qu’à être mis en valeur.

À titre d’exemples des activités et programmes autour desquels prend forme le caractère éducatif des villes membres de l’IAEC, mentionnons :

– des projets de collaboration entre écoles et musées ;
– des collaborations entre services d’urbanismes et facultés d’architecture ;
– des projets éducatifs réalisés à l’occasion de la restauration d’un cours d’eau urbain ;
– des activités de découverte de l’horticulture offerte dans les parcs et jardins publics ;
– les expériences de conseils municipaux pour enfants, pour aînés, etc. ;
– l’existence de jardins communautaires en milieu urbain ;
– a création d’itinéraires thématiques de découverte de la ville à l’intention ;
des citoyens et des touristes ;
– les élections virtuelles pour enfants à l’occasion de scrutins municipaux ;
– les activités estivales pour enfants (de type : « camp de jour »);
– les mises en communs d’activités éducatives par les musées ;
– les programmes de stages ou d’insertions en milieu de travail ;
– le soutien à l’entrepreneuriat, etc.

Ainsi, avec ses nombreuses institutions universitaires et collégiales, ses établissements primaires et secondaires, ses 30 musées, son réseau de bibliothèques publiques, ses jardins et ses parcs, ses scènes culturelles, ses festivals et ses groupes d’entraides communautaires, Québec est incontestablement une ville éducative.

5. Pourquoi devenir membre de l’IAEC ?

L’adhésion de la ville à l’IAEC constitue d’abord une occasion privilégiée de souligner le caractère éducatif de la ville de valoriser les efforts qui sont réalisés dans ce domaine par un très grand nombre d’intervenants (et très variés) dans la région d’annoncer que les autorités municipales verront dans les prochains mois et les prochaines années à développer et mettre en valeur le caractère éducatif de la ville ‹ une caractéristique particulièrement stratégique dans le contexte économique actuel.

C’est aussi nous donner accès à une remarquable banque de données contenant tous les renseignements pertinents relativement à plus de 2 000 projets éducatifs innovateurs qui ont réussi, souvent dans des villes qui ressemblent beaucoup à Québec. Ceci à un moment particulièrement déterminant de la définition de la ville nouvelle.

Par la même occasion, cela représente également une occasion de doter la ville d’une vitrine internationale supplémentaire dans un secteur où elle dispose d’une expertise certaine et pour lequel l’intérêt est croissant partout dans le monde ‹ comme le démontre bien le rapport de l’OCDE cité précédemment.

6. Pourquoi serait-il intéressant de le faire maintenant ?

Le contexte actuel ‹ à très court terme ‹ est particulièrement intéressant pour Québec puisqu’il n’existe aucune autre ville au Québec ou au Canada qui soit membre de l’IAEC. Il n’en existe d’ailleurs qu’une seule autre en Amérique du Nord (Chigago). Très peu de villes francophones sont actuellement membre de l’association.

L’IAEC a par ailleurs déjà exprimé le souhait que Québec puisse assumer un leadership important aux plans du continent nord-américain et de la Francophonie.

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