AIVE 2004: Les maires des Villes éducatrices en comparaison

Les maires des Villes éducatrices en comparaison

Modératrice:
Marina Subirats i Martori
Adjoint à l’Education et à la Culture de la Municipalité de Barcelone
Président Délégué de l’Association Internationale des Villes Educatrices

Intervenants:

Hermes Binner
Ex-Le Maire de la ville de Rosario, Argentine ‹ délégué par le maire

Joan Clos
Le Maire de la ville de Barcellona, Espagne

Paz Fernández Felgueroso
Le Maire de la ville de Gijón, Espagne ‹ remplacé par M. Paganis (?)

Giuseppe Pericu
Le Maire de la ville de Gênes, Italie

Juan Horacio Santana Alvárez
Le Maire de la ville de Vallenar, Chili

Quelques notes:

Au sujet de Vallenar

La ville est membre de l’AIVE depuis huit ans.

Le maire présente un projet qui est en cours depuis 10 ans: l’intégration d’un fleuve qui traverse la ville vers le pacifique. Les berges autrefois dangereuses et polluées se sont progressivement transformées en un énorme parc.

Gijón ‹ fondatrice de l’Association, a signé la charte en 1990

La cité éducative est pour eux un axe transversal dans le plan de développement de la ville. Il existe à Gijón des conseils de participation et des conseils de quartiers qui regroupent les « riverains » de ces quartiers. Il faut avoir à l’esprit l’éducation dans tous les domaines.

Le maire participe à une émission télévision tous les quinze jours où il répond à des questions que les citoyens peuvent lui poser par téléphone. Une bonne idée.

Au sujet de Rosario, Argentine

Il rappelle qu’il y a 25 ou 30 ans un grand nombre de peuples d’Amérique latine vivaient sous la dictature avec ce que ça implique de non respect des droits humains. Cela a été une expérience difficile qui a laissé, en plus de morts, près de 30 000 disparus. C’est une époque qui a laissé de profondes blessures dans les communautés.

Concernant l’éducation formelle: l’école doit accepter de voir la ville comme un espace éducatif et se laisser interpeller par elle. L’école doit reconnaître qu’elle est une institution en crise.

À Rosario, on croit que l’engagement dans l’idée de cité éducative est d’abord une décision politique. Il faut vouloir être une cité éducative. C’est seulement ensuite qu’il devient possible de développer un cadre théorique pour faire en sorte que toutes les actions de la ville soient éducatives. Il faut aussi du temps. C’est seulement le temps qui permet au projet aux projets d’atteindre leur maturité. Inutile de vouloir se presser.

L’intervenant fait notamment mention d’un projet qui amènent les « enfants pauvres » dans les musées, où ils ont l’occasion de développer, au contact des oeuvres, de nouveaux rapports avec leurs ville. Il parle aussi de « l’île des inventions» (à documenter).

Au sujet de Gênes:

Giuseppe Pericu mentionne d’entrée de jeu, que ce sont les valeurs qui sont au coeur du projet de cité éducative, notamment celles de cohésion, de connaissance et d’inclusion sociale.

Il raconte qu’il y a à Gênes une tradition importante: les bateaux qui sont à quai le jour de Noël doivent faire sonner leur sirène. Il faut savoir que Gênes est une des principales villes portuaire de la Méditérannée. Or, il s’est trouvé une année (il y a 17 ans?) où n’y avait à Noël aucun bateau à quai. Aucune sirène ne s’est fait entendre. Ça été un terrible choc. Une puissante illustration de l’ampleur d’un déclin de la ville qu’il étaient dorénavant impossible de nier.

L’administration municipale s’est alors demandé quoi faire pour répondre au malaise. C’est seulement il y a six ou sept ans que les réponses ont finalement pu prendre forme, grâce à l’élaboration d’un plan stratégique. Ce plan a débuté par l’identification de l’ensemble des associations présentes dans la ville (près de 3000), puis par une prise de contact individuelle avec chacune, en fonction des différents secteurs. L’objectif était (et est encore!) de développer une identité pour « l’agrégat social » qui constitue la ville. Il fallait que la population se réapproprie une forme de sentiment d’appartenance. Pas seulement à l’endroit d’un espace physique, mais surtout par rapport à la communauté même du territoire.

Pour M. Pericu, la première étape de ce passage devait être une décision politique. C’est un passage qui ne peut pas partir du bas. Il faut qu’un groupe de personnes décident qu’on doit travailler dans cette direction. C’est seulement dans un deuxième temps que les associations et organismes présents sur le territoire sont devenue des acteurs du plan de développement… Et évidemment, parler avec des individus est parfois très compliqué, c’est donc plus simple et plus productif de prévoir un dialogue avec des organismes. C’est seulement dans un troisième temps qu’il est devenu possible d’envisager la signature de pactes ou d’accords avec les associations, qui avaient préalablement regroupés sur une base sectorielles. On l’a notamment fait pour le programme culturel (avec 300 associations), c’est ce qui est devenu « le pacte d’Eugeni@ ».

Les modes de communication les plus efficaces sont évidemment associés à l’avénement de réalisation pratiques. Ce sont les travaux d’amélioration de la vieille ville a joué ce rôle dans le cas de Gênes.

Au sujet de Barcelone:

L’intervention du maire était moins puissance que dans la séance précédente. Cela manquait de matière concrète.

Néanmoins, j’en retiens que les villes se développent dans un contexte profondément marqué par la fin de l’industrialisation, l’avénement de l’économie de la connaissance et l’apparition du néo-conservatisme politique. Les défis de cohabitation sont partout.

La cohabitation est le mot clé.

Observations:

– Il semble que la vaste majorité des participants au congrès sont associés de près aux administrations municipales (élus et fonctionnaires municipaux).

– Sur les images de la ville de Vallenar on peut voir la main-logo de l’AIVE dans les parcs… pas bête!

8 réflexions sur “AIVE 2004: Les maires des Villes éducatrices en comparaison

  1. Bonjour;
    je suis un jeune algerie,èducateur d’action sociale,diplomè d’ètat, j’ai 33ans , celibataire; j’ai exercè ma fonction depuis 1994,avec des jeunes enfants handicapès et malades,et cas sociaux; j’ai 11 ans d’experiences dans mon domaine; je cherche un emploi en espagne dans le meme secteur .
    voila mon adresse postale en cas de besoin,
    Mr/ Badraoui – Med
    citè des 120 Logts N° 92 – Hennaya
    Tlemcen – Algeria
    Tel/ +213 – 71-96-75-95

  2. Je désire à travers cette plage sur le net exprimer ma volonté que des grandes municiaplités de l’Italie comme la ville de Gênes offre des possibilités aux jeunes africains qui désirent étudier et revenir renforcer els capacités de leurs pays. Moi je formule le voeu de trouver une possibilité de faire ma thèse en anthropologie médicale à l’Université de Gênes et je cherche une bourse. Je promets de rentrer dans mon pays au Bénin une fois la formation terminée. D’avance merci au Maire de Gênes de me donner l’occasion. Je suis déjà en fonction dans mon pays et j’ai une famille ici donc aucune intention de m’établir en Italie.
    Merci à tous ceux qui m’aideront à transmettre mon message au maire, son Excellence Monsieur Giuseppe Pericu.

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