With us or against us…

Je me retiens depuis deux jours pour ne pas réagir à la dernière intervention de Normand Péladeau dans la liste edu-ressources.

J’aurais une foule de bonnes raisons de le faire, notamment:

  • le fait qu’à mon avis Normand Péladeau interprète un peu trop à ses fins le texte de l’allocution de Lise Bissonnette — une intellectuelle de premier ordre, que j’admire par ailleurs pour bien des raisons;
  • le fait que le texte de Lise Bissonnette est néanmoins loin (très loin!) d’être son meilleur et qu’on peut à mon avis le critiquer sous de nombreux aspects;
  • et en particulier le fait que je trouve tout simplement incroyable de pouvoir affirmer sérieusement, dans un contexte comme celui-là, des énormités telles que: « cette dernière mode a des conséquences bien plus dramatiques aujourd’hui que nos douces utopies d’autrefois » — non mais, vraiment!

Je ne réagirai pourtant pas plus que je le fais maintenant. Je ne le ferai pas parce que je sais bien que tout cela pourrait être un piège — parce que les détracteurs de « la réforme » veulent par tous les moyens relancer l’année sur ce thème et qu’ils cherchent nos réactions parce qu’elles leur servent de carburant.

Je ne réagirai donc pas davantage, sauf pour ajouter une dernière chose: je n’accorderai dorénavant aucune importance aux gens qui généralisent au point de laisser entendre que tous les gens qui ne dénoncent pas la réforme ont les mêmes idées, les mêmes convictions, les mêmes valeurs. Ils ne méritent pas mon écoute s’ils ne reconnaissent pas que la réalité est beaucoup plus nuancée.

« With us or against us… » — on sait mieux que jamais dans quel bordel ce genre de pensée peut nous amener. Très peu pour moi.

Un commentaire

  1. Salut Clément,

    Je crois que tu as raison de le laisser aller avec ses propos… Je crois qu’il y a autre chose de plus productif à faire… Mettre ce qui se fait de bien en évidence par exemple.

    Comme cet article du Devoir paru le 12 juillet dernier :

    http://www.ledevoir.com/2006/08/12/115626.html

    et aussi une remarque très judicieuse d’une auditrice, madame Gauvin (didacticienne de la grammaire par surcroît!), à l’émission Maisonneuve en direct. Sa réflexion entrecoupait les commentaires de nombreux auditeurs alarmistes. Elle s’interrogeait sur le sens à donner à l’évaluation d’un programme de formation qui, à ce jour, a peut-être été très peu appliqué.

    Commentaire à 25 minutes 23 secondes

    Et si les savants détracteurs de la réforme avaient seulement réussi à évaluer à date le vieux système scolaire qui persiste!

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