Spock

Si j’avais besoin d’autre chose pour me convaincre qu’il est plus que temps d’arrêter de disséminer des informations personnelles dans toutes sortes de services et de systèmes qui n’en assurent pas la protection, voici cette chose: Spock.

On en parle ici et , notamment.

Bonne lecture. Et prenez garde… ça laisse un petit arrière goût amer.

8 commentaires

  1. Il y a cinquante ans, nos contacts étaient sur le perron de l’église, où tout le monde savait tout de tout le monde.
    Aujourd’hui, le perron est un peu plus large. Avec un curé un peu plus abstrait cependant. Et l’on sait très bien que les curés n’étaient pas tous des saints.

    Remettre son âme et son identité entre les mains des représentants de Dieu ou de Facebook, c’est un peu la même chose… :-)

    L’homme ne peut se passer de religion, et c’est bien triste.

  2. Au fait, c’est quoi une information personnelle?

    Parce que tant qu’il y a de l’information personnelle qui circule sur moi (du potin au dossier de crédit), je préfère la voir dans un moteur de recherche, que de ne pas la voir…

    Le goût amer ça vient de la publicité ou du commerce que l’on peut faire à partir de cette information? C’est déjà ça, même sans Internet.

    C’est quoi assurer la protection?

  3. @gilles: ce n’est pas la religion le problème, c’est la confession!

    Le parvis de l’Église étant probablement la seule bonne chose qu’avait la pratique religieuse de l’époque: faciliter les liens et l’échange (d’information) entre les gens sur une base régulière. Développer une culture de réseau, ça implique échanger de « l’information personnelle » (whatever that is!).

  4. Spock rejoint dans l’idée des produits comme elgg mais aussi des logiciels de mise en relation (meetic, viadeo) et plus généralement la quête de renseignement (que ce soit sur les individus ou les biens d’aileurs). On retrouve dans Spock une illustration de ce que pourrait être une tentative de surveillance d’une population…. eportfolio compris…
    J’ai commis un message sur mon propre blog à ce sujet, auquel j’ajouterai, n’oublions pas les effets d’annonce et de mode… qui jouent là aussi…

  5. J’ai découvert Spock il y a quelques jours, et je me suis empressé de mettre la main sur mon identité afin de la protéger. C’est tout ce qui j’y ferai. J’ai essayé de jouer avec la fonction de « préférés » simplement pour mieux comprendre pourquoi je n’y adhérerai pas.

    Le danger de Spock, c’est qu’on peut y entrer, mais très difficilement en sortir. Comme Facebook, qui demande d’effacer un à un tous les messages, liens, piong et autres instances de votre existence. Impossible de seulement « fermer son compte ».

  6. @Michael: j’ai demandé la fermeture de mon compte LinkedIn cet après-midi et désactivé mon compte Facebook ce soir(effectivement, impossible de le fermer).

    @Bruno: ton texte est très intéressant et l’exploration de la frontière entre l’utilisation « souhaitable » d’un eportfolio et celle d’un système comme Spock est plus que jamais indispensable — il faut bien chercher « par où commencer » et quelle perspective adopter parce que cela pourrait s’avérer un sujet assez délicat.

    @cfd: je te trouve bien naïf… tu ne vas quand même pas prétendre que de l’information regroupée et aussi concentrée que celle proposée par Spock représente une situation équivalente à « les mêmes d’information distribuées ça et là »? Je ne reprendrai pas ici mes arguments de la semaine dernière… mais, dis-moi, ça ne te rend vraiment pas inconfortable de voir ainsi dressé des listes de personnes juives, gaies, bisexuelles, suicidées, pédophiles réhabilités, ou je ne sais quoi? Bien au delà des « informations personnelles », cela me cause pour ma part un lourd inconfort…

    Je t’accorde néanmoins que « assurer la protection » était une expression mal choisie. Il aurait sans doute été mieux de parler de systèmes qui permettent à chacun de gérer la diffusion qui est faite des informations qui le concernent.

    Et n’en met pas trop sur le dos de la « culture de réseau » s’il te plaît… on ne peut pas justifier tous les abus sous ce prétexte. Je peux très bien développer une culture de réseau avec certaines personnes sans pour autant me devoir me mettre à nu devant le monde entier.

    Je me demande même si une certaine maîtrise de la circulation de l’information qui nous concerne n’est pas nécessaire à l’avènement et à la pérennité d’une culture de réseau au sein d’un groupe. Réflexion à poursuivre…

  7. Se rendre à Spock.com et taper Clément… et le lien Remolino est bien là.

    Ce qui n’est pas le cas qund on tape mon nom :-)

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