Voyages formateurs…

J’aime bien ce que je lis dans Le Soleil ce matin.

« Ce ne sera pas donc pas Christo. Le seul fait que le maire Labeaume y ait pensé est cependant révélateur de ses ambitions pour Québec, de sa créativité et de sa volonté de retourner les événements pour en essayer d’en tirer profit.

Le maire de Québec a envisagé un moment hier matin d’écourter sa mission et de rentrer à Québec, mais a évalué qu’il ne pourrait rien faire de plus. «Je ne suis pas pompier.»

Il a jugé qu’il serait « plus utile ici », en parlant de la suite de sa mission à Paris, Bordeaux, Namur et Bruxelles. Ce qu’il y a à faire, il le fera à distance et « ce sera pareil ». »

Écourter son voyage? Cela eut été populiste. Le maire est plus utile en mission qu’à poser devant les ruines du manège militaire, même encore fumantes.

Oser proposer, faire preuve d’audace, évoquer des idées folles pour faire travailler les gens sur de nouvelles idées — ouvrir de nouvelles perspectives: voilà ce que j’attends d’un maire dans des circonstances comme celles-là (et en toutes circonstances, d’ailleurs).

Et pour avoir la chance d’habiter à deux pas de la Promenade plantée [quelques photos ici], je n’ai pas de difficulté à croire que la journée du maire, hier, a pu être très inspirante… Et je m’en réjouis!

Je suis bien d’accord avec lui: il faut que les fonctionnaires aient l’occasion de voyager davantage… comme tous les citoyens, d’ailleurs, et les jeunes, de façon toute particulière!

2 commentaires

  1. Pour poursuivre sur l’importance du voyage… je retrouve dans mes archives un texte écrit il y a plusieurs mois dans le cadre d’un brainstorming sur le thème « que pourrions nous faire à Québec avec 2,5 millions de dollars »…

    Le voici à peu de choses près tel que je l’avais formulé à ce moment:

    —/ début /—

    Je consacrerais bien les 2,5 millions par année à un programme d’ouverture sur le monde… En enlevant un peu moins de 20% de frais administratif (organisation, etc.), il resterait environ 2 millions d’aide directe qui pourrait servir à:

    * aide offerte à 1000 jeunes de 18 à 20 ans par année pour aller passer un mois à l’étranger;
    * montant variable selon l’école secondaire qu’ils ont fréquentée et la destination choisie (entre 2000$ et 5000$);
    * principale exigence associée: présenter un récit de voyage (texte, photos, voire audio et vidéo) qui pourrait être rendu public par la ville sur un site associé au programme;

    Ce site, de type « communautaire », permettrait aux jeunes qui, une même année ou d’une année à l’autre, choisissent les mêmes villes d’être mis en contact — des rencontres pourraient être facilitées par la ville. Des réseaux se mettraient en place: pour favoriser, la créativité, l’entrepreneuriat, etc.

    L’ensemble des récits deviendrait par ailleurs un témoin du regard des jeunes de Québec sur leurs premières expériences à l’étranger — ce qu’ils remarquent, ce qui les frappe, ce qu’ils découvrent, etc. Ce serait, il me semble, un extraordinaire révélateur de qui ils sont, de ce à quoi ils rêvent et aspirent. Ce portrait serait évidemment infiniment riche pour aménager la ville. Ce pourrait donner l’occasion d’un programme de conférences dans les écoles secondaires, salles communautaires, résidences de personnes agées, etc. Pourquoi pas?

    Ainsi, pour 2,5 millions de dollars chaque année, nous aurions potentiellement 1000 jeunes de la région de Québec qui partiraient aux quatre coins de la planète, partageraient éventuellement de fortes expériences communes et qui auraient côtoyé une autre culture et dans la plupart des cas une autre langue.

    Il me semble que cela créerait des conditions favorables pour que s’exerce ensuite dans la région diverses formes de créativité structurante et que les gens qui veulent faire preuve d’audace puisse le faire.

    —/ fin /—

    L’idée reste à compléter, préciser, nuancer — voire à transformer complètement… mais pour mémoire, elle est maintenant ici.

  2. Hé ben… cette promenade, je l’ai fait faire à des amis Francais qui la connaissent pas trop… Comme quoi « Nul n’est prophète dans son vous savez quoi… »

    ———-

    Pour continuer sur ce thème, j’appuie totalement cette idée.

    Oui : suffit de pas cher pour se couper de ses racines pour finalement y voir plus clair, se rendre compte qu’on est pas « si pire »…

    Ma seule retenue : pas de limite d’âge dans ce programme. Car la jeunesse finit bien quand on veut… et les voyages forment tout court…

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