Le milieu du livre est tellement prévisible en matière d’Internet…

Serge-André Guay prédit « l’échec prévisible de l’entrepôt numérique des éditeurs traditionnels québécois » — projet pour lequel je suis revenu au Québec; projet qui n’est même pas encore officiellement lancé; projet dont nous ne posons encore que les premières pierres. Néanmoins, pour le président éditeur de la Fondation littéraire Fleur de Lys c’est une prédiction facile parce que « le milieu traditionnel du livre au Québec est [tellement] prévisible en matière d’Internet ».

Il ne serait pas utile de m’engager dans une une polémique avec Monsieur Guay — qui a tout fait le droit d’avoir son opinion et de procéder à toutes les analyses qu’il croira pertinentes. Ce sera beaucoup plus intéressant de reparler de tout cela avec lui, éventuellement, dans une perspective plus ouverte et constructive.

Je compte d’ailleurs bien davantage sur le déploiement progressif de cette infrastructure que sur les discours pour rendre compte de nos choix et de l’efficacité des approches qui sont au coeur du projet qui uni dorénavant l’ANEL, De Marque et ses partenaires (dont Prosemedia, cité par M. Guay).

Voici tout de même la courte réponse que je lui ai adressée un peu plus tôt et que j’espère voir publiée sous son texte.

Monsieur Guay,

D’ici à ce que nous ayons l’occasion de reparler de tout ça — dans une perspective un peu plus constructive, j’espère — je vous signale que c’est moi qui coordonne pour De Marque le développement et le déploiement de l’infrastructure dont vous faites ici le procès.

Je ne répondrai pas point à point à votre texte — je sais bien que donne trop souvent lieu à des foires d’empoigne inutiles — mais je tiens à vous signaler que plusieurs des hypothèses sur lesquelles repose votre raisonnement sont erronées. Votre conviction que « le monde traditionnel du livre au Québec est prévisible » vous joue des tours — elle vous amène sur de mauvaises pistes. Vous pouvez très bien être dubitatif, mais je vous invite à garder l’esprit ouvert.

Je vous rassure en terminant: toutes les personnes engagées dans ce projet partagent avec vous la conviction que « dans le nouveau monde du livre, le succès repose sur une expérience ouverte, collective, internationale ».

Cordialement,

Clément

4 commentaires

  1. Bonjour monsieur Clément,

    Il faut lire aussi notre texte «L’Internet littéraire québécois, une vraie honte!»:

    http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/dossiers.01.htm

    et cet autre texte «L’Union des écrivaines et des écrivains québécois appauvrit l’Internet littéraire québécois dans la refonte de son site Internet»:

    http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.131.htm

    Et encore celui-là «De grâce ne laissez pas le portail Internet de la littérature québécoise entre les mains de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois» :

    http://manuscritdepot.com/internet-litteraire/actualite.168.htm

    Vous vous rendrez à l’évidence que le milieu littéraire québécois est plus que prévisible en matière d’Internet.

  2. M. Guay,

    J’ai survolé l’ensemble des textes que vous m’avez suggérés. Bien sûr, on ne se racontera pas d’histoires: il y a beaucoup à faire.

    C’est d’ailleurs précisément pour cette raison que j’ai opté pour être force de propositions plutôt que d’adopter une position de « critique » — position que je trouvais personnellement inefficace vu l’ampleur des défis que nous avons à relever ensemble.

    À bientôt,

    Clément

  3. M. Laberge,

    Votre approche s’explique aisément : le monde traditionnel du livre est votre client. La critique est plutôt difficile en ces circonstances. Et vous êtes peut-être de cette majorité de Québécois qui n’aiment pas les «chicanes», qui se sente mal à la moindre contradiction. Peu importe, je respecte votre attitude. Votre succès repose sur votre capacité à amener vos clients à désirer ce dont ils ont besoin, à la différence de simplement répondre à leurs demandes. Encore faut-il que vous sachiez vous-même ce dont cette industrie a besoin pour entrer dans l’ère numérique.

    Personnellement, j’ai une vision de l’extérieur. Je ne fais pas partie de cette industrie traditionnelle du livre et je n’entends pas m’y joindre. Je suis donc libre de critiquer ce que j’observe. Plus encore, en tant citoyen, donc bailleur de fonds de cette industrie, il est de mon devoir de critiquer tout usage inadéquat des deniers publics par cette industrie sous respirateur artificiel gouvernemental depuis sa création dans les année 70.

    Le simple lancement d’une librairie en ligne offrant des exemplaires numériques ne viendra pas combler le retard de l’industrie québécoise du livre face au nouveau monde du livre. Car retard est avant tout une question de mentalité. L’Anel a un site Internet. Elle n’est pas pour autant entrée dans le nouveau monde du livre. Pour cette industrie, l’Internet demeure une simple vitrine.

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