De la lumière aux odeurs

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Martine a répondu à mon invitation lancée sur Facebook, pour faire faire des ronds dans l’eau à ces courts textes écrits en dix minutes pas une de plus. Et tant mieux si d’autres se joignent à leur tour: l’écriture est aussi un jeu.

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Liés par la lumière de Chicago, nos textes étaient marqués par les souvenirs de voyage.

C’est l’évocation « des odeurs de pizza » dans le texte de Martine qui me ramène au clavier ce matin. Parce qu’en lisant cela, j’ai été immédiatement transporté dans le marché du vieux port de Montevideo.

C’était une journée un peu plus calme d’un voyage très dense. Nous avions déambulé  dans la ville avec Betto en direction du vieux port. Une des promenades au cours de laquelle j’ai pu voir le plus de Street Art. Et de très belles choses — très originales et très variées.

Une fois au marché, impression de remonter dans le temps. C’est sombre, les affiches ont toutes un look vieillot, le mobilier aussi. Il y a foule, partout. De petits comptoirs, des restos dans tous les recoins. Et des effluves gourmands. Les parilla sont pleines. Les odeurs d’asado se confondent avec les vapeurs de sucres des pâtisseries.

Nous avons mangé des milanesas et diverses assiettes d’entrées — pour goûter à un peu de tout. L’ambiance est bonne. Betto a un don pour parler avec les gens. C’est très convivial.

C’est à cet endroit que j’ai appris que la tradition en Uruguay veut qu’on mange des ñoquis (gnocchis) les 29e jours du mois.  C’est ce qui explique que sur presque tous les menus de restaurant là-bas il y a une parenthèse après la ligne de ñoquis: (29 de cada mes).

Et comme nous sommes le 29 décembre, c’est ce qu’on mangera ce soir, à Québec, deux ans plus tard et 10000 km plus au Nord.