Ma plus grande déception

IMG_5919

Je suis de plus en plus convaincu que le monde du livre se prépare à une nouvelle période de bouleversements, dont les effets seront probablement beaucoup plus violents que les précédents.

C’est dans ce contexte que j’écrivais samedi soir sur Twitter que ma plus grande déception, après sept ans chez De Marque (plus de dix ans de développement actif dans le monde du livre), c’est l’absence d’intérêt pour les API — qui permettraient pourtant toutes sortes d’innovations déterminantes pour la suite des choses.

Un échange spontané a suivi, notamment avec Sebastian Posta et Virginie Clayssen. Celle-ci revient sur le sujet aujourd’hui et en profite du même coup pour redonner vie à son blogue (belle retombée d’un soupir technique!). Elle en profite pour clarifier pour ses lecteurs ce qu’est un API (merci!).

10 recettes pour réveiller votre blog endormi | teXtes | 20 juillet 2015

J’apprécie particulièrement sa conclusion:

«Les maisons d’édition disposent donc de données (et quelles données !). Pour la technologie, elles se sont mises en route, mais il y a encore pas mal de chemin à faire. En commençant par offrir un accès contrôlé à certaines de leurs données via des APIs, peut-être pourraient-elles progresser plus rapidement sur ce chemin, en associant des développeurs talentueux à la réflexion sur de nouvelles manières de considérer leur catalogue, qui constitue l’essentiel de leur richesse.»

On voit bien que les ventes de livres numériques ne se développeront pas d’elles-mêmes. Partout où Amazon n’est pas là pour tirer activement le marché, tout est très lent, trop lent — et ce n’est pas positif pour autant, pour personne! Les équilibres économiques de presque tous les acteurs sont plus précaires que jamais. Il devient urgent de tenter quelque chose de nouveau.

Back to basic: le numérique c’est aussi un puissant moyen de stimuler les ventes de livres, qu’ils soient numériques ou imprimés. C’est peut-être ce que nous avons le plus négligé dans les derniers mois. Travailler sur la visibilité des livres (évident) mais aussi sur leur découvrabilité (moins évident, mais encore bien plus puissant).

Il faut qu’on trouve moyen d’accélérer et d’approfondir les échanges sur le sujet. D’explorer de nouvelles pistes, concrètement, aussi. C’est fondamental.

Je suis convaincu que les API et toutes les données auxquelles ils peuvent donner accès seront des ingrédients essentiels pour la suite des choses.

On part de loin… il n’existe même pas, à ma connaissance, de liste d’API existants, ou même de données qu’on saurait regroupées dans diverses bases de données et plateformes, et qui pourraient faire l’objet d’API.

Il faudrait peut-être commencer par ça…

2 commentaires

  1. Il y a aussi un très grand désintérêt du travail des médiateurs du livre qui indexent, enrichissent, scénarisent les catalogues…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s