Un manifeste… que j’aurais aimé écrire!

[Via Mathemagenic, via OLDaily] D’ici à ce que je trouve le temps de le commenter de façon plus exhaustive, je me contenterai de signaler l’existence de ce texte de Hans Siggaard Jensen, research director au Learning Lab Denmark

Le OPEN-ENDED MANIFESTO ON RESEARCH AND LEARNING m’apparaît être un texte absolument fondamental pour qui s’intéresse aujourd’hui aux contours changeants de l’apprentissage. Un texte à lire, relire et discuter. [Aussi disponible en .pdf]

Je pourrais en citer pratiquement chacun des trente-cinq paragraphes, mais je me limiterai pour le moment aux deux premiers:

§1. We must think, act and learn informally.

I believe that the following is important for our understanding of learning:

If more and more are going to learn more and more then we will have to focus both on formal and informal learning and learning situations,

We will have to understand informal learning much better and develop adequate forms of pedagogy and didactics for informal learning,

We will have to recognise that informal learning is typically social learning.

§2. To live is to learn and to learn is to live.

We will be moving from a theoretical focus on constructivist theories of learning based on a cognitivistic conception of the mind, to a more social understanding of learning as integrated with the forms of life we are part of.

Et que dire de la fin du manifeste… tout simplement brillante, et qui donne toute sa crédibilité à l’ensemble du texte: « Please continue the manifesto ».

Carnets et lieux d’accès publics à Internet

Via Mediatic: « Jean-Luc, faut faire des blogs dans les lieux d’accès publics à l’Internet ! C’est le lieu rêvé : les gens fréquentant ces lieux pourront s’exprimer… » »

Hum… parentée évidente avec l’idée que je développe depuis quelques mois autour de la modernisation des « cercles des jeunes naturalistes » (idée de départ ici, mais beaucoup évoluée depuis…) et dont j’espère pouvoir publier un aperçu dans les prochaines semaines.

Carnets et apprentissage: vus par le ministère de l’Éducation

Via Mediatic: Un rapport officiel d’une mission du Ministère de l’Education Nationale en France aborde la question des carnets Web (weblog). Un document important: Pour une appropriation de l’Internet à l’École et dans les Familles. Un document que je me promets bien de lire dans les prochains jours…

J’ai hâte de voir le ministère de l’Éducation du Québec démontrer qu’il est aussi attentif aux nouvelles tendances dans l’utilisation d’Internet à des fins d’apprentissage.

Australie et communauté d’apprentissage

L’Australie vient de se doter d’un site qui a pour objectif de rassembler l’information disponible sur le développement des communautés d’apprentissage:

The Learning Communities Catalyst is a collaborative effort […] [that] has been established to serve as a clearinghouse of information, research, case studies and practical tools to assist communities, councils, government, businesses, policy-makers and other stakeholders researching, advocating for and developing learning communities. […] It provides the technology to facilitate collaboration, debate and information exchange for those involved in learning communities, and allows those communities without the resources or expertise to create their own website a simple way to establish an online presence.

Cyberportfolio… plus que quelques jours!

De plus en plus de textes sur l’utilisation des carnets dans les écoles depuis quelques temps. La tendance est lourde.

Voici un exemple intéressant, pratiquement tiré au hasard, qui part du fait que la combinaison carnets-agrégateur pourrait permettre de contourner certains inconvénients associés au courriel comme moyen de communication entre les membres d’une même communauté d’apprentissage.

Le plus agréable c’est de voir qu’alors que certains parlent de pareil projet au futur… nous savons que ce sera en fonction dès la semaine prochaine à l’Institut St-Joseph. Mais laissons à Mario le plaisir d’en dire plus, lundi soir prochain pour les carnetiers… et mardi midi pour les autres.

An autonomous assembly of resources under the personal control of each learner

Sebastian Fielder, commentant Stephen Downes, à partir de textes de Ivan Illich déjà évoqués ici:

« Stephen is right, there is quite a bit of observational evidence that « people who are strongly connected to the internet » find ways to manage their own learning beyond pre-packaged programs. Is there really a « need for more educational packages » or should we try to nurture « an educational network or web for the autonomous assembly of resources under the personal control of each learner »? »

Télémentorat, knowledge building, Jane Jacobs et la cité éducative

Eric Baumgartner a piqué ma curiosité, plus tôt cette semaine, en signalant l’existence d’un logiciel de télémentorat, complémentaire à Knowledge Forum (KF), réalisé par l’équipe de Kevin O’Neill à Simon Fraser University.

«Telementoring Orchestrator is a server-side web application, designed to aid any sort of organization (a corporation, university, school or nonprofit society) in efficiently organizing and monitoring on-line mentoring relationships… »

Développé dans une perspective de knowledge building très proche de celle d’IKIT (largement inspirée par les travaux de Marlene Scardamalia et Carl Berieter ), l’outil semble intéressant même si, en se greffant à KF, il se trouve à servir un environnement de travail relativement fermé, dont l’utilisation risque de se répandre relativement peu. Heureusement, Telementoring Orchestrator est pour sa part développé dans un environnement largement ouvert (open source). En plus, il est disponible gratuitement.

Je retiens particulièrement du site du On-line Learning Relationships Lab, la section qui regroupe les publications de D. K. O’Neill sur le télémentorat. La présentation faite en 2001 à l’AERA (la seule que j’ai eu le temps de lire en entier ce soir), notamment est fort intéressante. Elle s’intitule Building social capital in a knowledge-building community: Telementoring as a catalyst.

J’en retiens quelques extraits…

Lire la suite de « Télémentorat, knowledge building, Jane Jacobs et la cité éducative »

Un simple téléphone? Vraiment?

Wow. Texte remarquable de Michel Dumais sur son carnet (et dans Le Devoir de demain sans doute):

« …l’impact des communications sans fil sera même beaucoup plus important que celui qu’a eu l’ordinateur dans nos vies au cours des années 1980-2000. L’espace d’un coup de fil, d’une communication, de l’envoi d’un message textuel ou la réception d’une photo numérique, ces nouveaux appareils risquent de changer le tissu social et de bouleverser les relations humaines telles que nous les connaissons.

Il n’y a qu’à voir la popularité des messages textes (SMS) auprès des jeunes pour se rendre compte de leur impact profond. »

En plein dans mes réflexions des derniers jours… et des prochaines semaines. Parce que j’ai repris l’écriture et que, justement, il faudra savoir la canaliser cette popularité des outils de télécommunications auprès des jeunes, idéalement vers des moyens d’exercer de nouvelles formes de citoyenneté…

Knowledge building vs autres formes d’activités d’inspiration constructivistes

La perspective développée par l’Institute for Knowledge Innovation and Technology IKIT) sur le Knowledge Building et la Dynamics of Knowledge Building me semble très juste et particulièrement bien décrire la dynamique qui prévaut dans la carnetosphère. Un extrait:

« Knowledge building is work on the creation and improvement of ideas. The dynamic is social, resulting in the creation of public knowledge. In contrast to knowledge situated within the individual mind (the traditional concern of education) and knowledge situated in the practice of groups (the concern of situated cognition and communities of practice), public knowledge has an out-in-the-world character. »

L’aspect « empowerment » (parfois très proche du caractère politique des communauté d’apprentissage auquel je faisais référence hier) semble intrinsèque à la dynamique de « knowledge building » proposée par IKIT:

« To understand knowledge building it is essential to distinguish learning–« the process through which the cultural capital of a society is made available to successive generations » from knowledge building–the deliberate effort to increase the cultural capital. »

Worrying about content being stolen vs dialogue

Témoignage de Robert Paterson, professeur à Prince Edward Island University, en réaction aux commentaires formulés par Sebastian Fielder au sujet d’un texte portant sur les obstacles à l’apprentissage collaboratif.

« The ideas in this post are dear to my heart as I teach online at UPEI. I have found that effective teaching online demands a really different pedagogy from the sage on the stage model of content transmission. I laugh when some e of my colleagues in the faculty worry about their content being stolen when I have found that what works best is dialogue, […]

Very soon we shift gears up from the abstract to how each of us can make a difference. We leave the world of the case studies and we look at ourselves. By week 4, we have lost the academic voice and we are in Cluetrain territory where all of us are revealing a great deal about who we really are as people. The material has become an excuse to explore our lives. […]

So the content is really only a catalyst. We have gone back to the Socratic method and it is hard to tell the prof from the student. […] I have found that it is the quality of the conversation that counts the most. […] There is huge resistance to this type of approach from most faculty because they know no other way of teaching. […]

A lot more has to change before this approach is commonplace. School itself is a huge barrier as it en-cultures the kids to be passive learners. »

Récit d’introduction au cyberportfolio?

Intéressante la politique éditoriale de Mario tout de go. Et il faudra bien l’adapter aux élèves en prévision de la prochaine année scolaire…

Dans ce contexte, je crains un peu que certains éléments apparaissent assez abstraits à des jeunes de 10 à 12 ans qui sont, a fortiori, étrangers à la dynamique des carnets.

Pour contourner cette difficulté, il me semble qu’il serait intéressant de rédiger une histoire dans laquelle des enfants communiqueraient les uns avec les autres avec un « medium » du type des carnets et dans laquelle diverses situations viendraient illustrer l’importance de respecter une éthique de publication (un enfant qui écrit quelque chose et le retire, alors que d’autres viennent le lire, ne pouvant plus résoudre une énigme, par exemple, ou un autre qui est mal compris parce qu’il ne s’exprime pas clairement, etc.).

Inspirée de l’expérience de la « philosophie pour enfants », cette histoire pourrait servir d’introduction à la dynamique de publication sur le Web en favorisant la discussion entre les enfants sur les enjeux associés à ce type de communication, avant même que les « questions techniques » ne se posent. Une chose à la fois.

Il me semble qu’après la lecture de cette histoire, et les discussions qui suivront, les enfants comprendront beaucoup mieux les différents éléments qui composent la politique. Il deviendra aussi plus facile d’intervenir auprès d’eux, s’il y a lieu, en leur rappellant les conséquences de la « négligeance » ou des « omissions » des personnages de ladite histoire.

Examination of Weblogs from an educational perspective

Via Mario, Via Mathemagenic, un document que j’avais eu le temps de repérer… mais pas de commenter. Incontournable lecture pour les prochains jours sur le thème Weblogs – can they accelerate expertise ?.

« Writing a blog entry about a useful and/or interesting subject forces me to extract the salient features of the linkŠThis exercise fixes the subjects in my head the same way that taking notes at a lecture does, putting them in reliable and easily-accessible mental registers. »