La conversation amorcée par Stéphane hier est reprise ce soir par Christine. Les commentaires ne se sont d’ailleurs pas faits attendre…
Ce que je retiens jusqu’à présent:
1. il est nécessaire de préciser l’intention visée lors de la mise en place d’un réseau de carnets: « formuler collectivement la compréhension d’un enjeu » (par exemple) ou « cheminer ensemble dans la compréhension de cet enjeu » (quitte à ce que ce soit « chacun de son côté », mais dans la coopération).
2. je réalise que sans l’avoir jamais formulé explicitement, j’ai toujours accordé priorité au fait que la démarche soit collective, quitte à ce que les résultats soient individuels.
Autrement dit, j’ai toujours privilégié des systèmes très simples qui permettent de réfléchir « en réseaux » (comme les carnets) à des systèmes qui, en visant l’émergence d’une réflexion consensuelle, complexifient souvent la démarche au point d’en restreindre la portée à des contextes d’apprentissage très particuliers. C’est un peu manichéen comme description, j’en conviens… mais c’est comme ça que ça se présente ce soir!
3. je reste ambivalent quant au potentiel des carnets collectifs (à l’excusion de ceux qui ne sont que le fruit d’une publication croisée de textes, style aggrégation).
Ce qui me charme toujours dans les carnets, après 18 mois… c’est le fait que je réfléchis dans un cadre qui m’appartient et pour lequel je n’ai aucun compromis à faire « dans le but de m’inscrire dans une réflexion un peu plus large ».
Je fais l’hypothèse que la « négociation de sens » se fait bien plus efficacement « entre les lignes », d’un carnet à l’autre, que dans un espace présumément conçu pour résoudre un problème ou mener une discussion particulière. Il y a sans doute des exceptions (certaines me viennent même déjà à l’esprit), mais de façon générale… il me semble que l’hypothèse est valable.