Le député qui n’applaudit pas

Le journaliste Stéphane Paquet nous fait découvrir dans Le Soleil de ce matin le point de vue d’un député sur le spectacle de la période des questions à l’Assemblée nationale. Il faut lire le texte en entier pour en saisir toute la portée, mais Cyberpresse en offre un aperçu.

Totalement d’accord avec le point de vue exprimé, je me suis permis d’écrire un courriel au journaliste, en plaçant en copie conforme le député dont il est question (Sylvain Pagé), ainsi que le whip du gouvernement (Yvon Vallières) et celui de l’opposition officielle (Michel Morin).

Je vous invite à en faire autant… dans le but de rappeler aux élus que nos institutions démocratiques méritent le plus grand respect. D’autant plus que l’automne s’annonce chaud…


—/ début /—

De: Clément Laberge
Date: Dima 28 sept 2003 09:48:41 US/Eastern
À: SPaquet@lesoleil.com
Cc: spage@assnat.qc.ca, michelmorin@assnat.qc.ca, yvallieres@assnat.qc.ca
Objet: Le spectacle de l’Assemblée nationale

Référence:
« Sylvain Pagé Le député qui n’applaudit pas » dans Le Soleil, 28 septembre.

Bonjour M. Paquet,

Je vous remercie d’avoir porté à mon attention le point de vue de M. Sylvain Pagé sur « le spectacle de la période des questions ». Je partage sans nuances les points de vues exprimés par le député de Labelle dans l’entrevue qu’il vous a accordée.

Je souhaite que de nombreux citoyens lui manifesteront leur appui à la lecture de votre article et que les whips du gouvernement et de l’opposition officielle en prendront bonne note. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je leur adresse une copie conforme de ce courriel.

Au plaisir,

Clément Laberge
Citoyen de Louis-Hébert

—/ fin /—

6 comments

  1. Prendre note que les députés les plus expressifs sont assis de sorte que les caméras les captent bien quand les interlocuteurs les plus éloquents jouent leur rôle dans cette joute oratoire qui donne trop souvent plus de place à la forme qu’au fond… J’en connais qui se sont retrouvés dans la cage à poules dès que leur titre ne les obligeait plus à occuper les premiers rangs. Leur non verbal n’était pas assez favorable… ;-)

    Le Salon Bleu n’est qu’un lieu protocolaire où s’officialisent les décisions prises ailleurs (idéalement, en commission parlementaire). Rien de plus, rien de moins.
    Et, mince consollation, bien qu’on ait l’impression que ça ne se fasse pas toujours avec grande classe, il paraît que ça s’est pas mal amélioré quand les caméras sont entrées dans le décor.

    Cet héritage de la tradition parlementaire britannique a tout de même un peu évolué, notamment quant aux armes qui piquent l’adversaire. Si la distance entre le Premier Ministre et le Chef de l’oposition est mesurée en longueurs d’épée, c’est bien plus les scandales qui font mal aujourd’hui.

    Show must go on!

  2. J’ai envoyé un texte à l’ANQ, hier, à ce propos. Auquel m’a répondu, aujourd’hui, Sylvain Pagé. Voici la dernière partie de mon courriel :
    « En vérité, il n’est aucune école au Québec où on tolérerait une indiscipline ou un chahut tels ceux qu’on peut voir fréquemment à l’ANQ. Alors que vous seriez censés être des modèles pour les écoliers à cet égard, justement, e.g. en argumentation respectueuse et rationnelle, vous faites fi de la bienséance ainsi que de l’intelligence même. Car quoi de plus bête et ridicule qu’applaudir invariablement à toute réponse. Indépendamment qu’il s’agisse de qqch de cohérent et sensé, d’une connerie ou d’une belle mentrie.

    Cette façon de faire s’avère par trop déshonorante pour la nation québécoise. Si bien que si vous avez le dessein de persévérer en cette voie, au moins ayez la décence de ne plus diffuser cela à la télé. Enfin, au cas où vous conviendriez que ça n’a pas de (bon) sens, vous aussi, eh bien, ce serait là la toute première tâche à laquelle devrait pouvoir s’employer d’urgence le nouveau président que de remettre résolument de l’ordre, diligemment et durablement, en cette Assemblée. Au lieu d’être condamné à répéter sans fin et sans effet : « À l’ordre ! À l’ordre ! À l’ordre ! » Si vous avez le moindre respect de vous-même(s) et de la population qui vous a élu(s), réfléchissez-y, de grâce, et agissez en conséquence. Il n’y a rien mais absolument rien de drôle en vos grotesques et loufoques échauffourées.

    * À la fin de l’année 2006-2007, le président vous avait dit souhaiter que vous reveniez « moins agités » en 2007-2008. Son souhait ne s’est aucunement réalisé. La dernière année aura été encore deux fois pire que la précédente. Si bien qu’il n’a pas reformulé ce même souhait en juin dernier. Exténué (ou découragé?), il a plutôt sagement décidé de se retirer d’un tel lieu, qui est loin d’en être un ‘glorieux’, lorsque vous l’investissez tels des gamins insouciants ou inéducables plutôt qu’en adultes responsables. »

  3. « Le député qui n’applaudi[ssai]t pas » aura montré finalement avoir (eu) raison ou plus raison que tous les autres réunis, n’est-ce pas?…

  4. Ah, c’était l’bon temps, n’est-ce pas, les Carnets – (du Devoir) – de Mario…

    On voit que ça se continue, à l’Assemblée nationale – la couardise, hélas.

    De décennie en décennie.

    Il a été question ici, en effet, du député qui, seul contre tous, avait raison.

    Il pourrait maintenant être [re]question du citoyen Michaud qui, il y a 17 ans,
    avait aussi raison, seul, contre toute l’Assemblée nationale. Laquelle a omis
    de s’excuser depuis… Quelle honte!

    A fortiori, considérant que cette Assemblée, ce haut-lieu, serait censé être
    d’après son actuel président
    l’institution québécoise la plus haute et la plus noble.

    Il n’est guère de noblesse ou d’élévation lorsque, comme on l’a fait alors,
    on accuse à tort, à l’aveugle, sans écoute et sans connaissance des faits
    quelqu’un de tous les péchés d’Israël, en ce cas on ne saurait mieux dire.

    La moindre des choses eût été ou serait encore que la présidence rappelle
    la motion en question, la resoumette à un vote libre de l’Assemblée, afin de
    donner la chance aux «repentants» de celle-ci de signifier leur désaccord
    avec le blâme unanime voté jadis à l’endroit d’Yves Michaud. À défaut de
    quoi, comment faire confiance à une telle Assemblée si encline à s’adonner
    à l’esprit de troupeau, ne se donnant pas la peine d’évaluer rationnellement
    au mérite l’essence ou le sens des choses ou des propos de personnes???

    Alors que cette bourde n’a pas encore été «réparée», voilà que l’Assemblée
    s’apprête à en commettre une autre semblable, en donnant à nouveau son
    accord à l’aveugle à un projet de loi ayant pour effet de faire ou laisser
    accuser n’importe qui de n’importe quoi, indépendamment de sa culpabilité
    réelle ou… inventée (présumée/«alléguée»).
    Il s’agit de ces accusations distribuées aux quatre vents à l’intention, jure-t-on
    d’automobilistes, mais s’adressant en réalité aux… autos ou autres véhicules
    ou à leur propriétaire. De telle sorte qu’une pauvre vieille dame tranquillement
    assise chez elle et n’ayant pas sorti, et encore moins conduit d’auto, n’en peut
    pas moins recevoir une super grosse enveloppe de Justice Québec l’accusant
    et l’incriminant de délit de route, pour la seule et unique raison qu’elle serait la
    proprio de l’auto en cause, «attrapée», captée/aperçue par un «rat-d’or-photo»

    Où est le juste et le sensé là-dedans? Où sont le respect, la bienséance et le…
    savoir-vivre? Dites.

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