Récits de voyages

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Il y a à Prague un hôtel qui invite ses clients à raconter des histoires. À se raconter des histoires.

Tous les lundi, de 16h et 17h, la plus magnifique salle de l’hôtel est réservée à ceux et celles qui ont des histoires à partager. On leur offre un verre aussi, probablement.

Et comme a beau mentir qui vient de loin, on peut penser qu’il se dit à cet endroit des choses particulièrement abracadabrantes.

J’irai éventuellement y faire un petit tour — je pense que pourrais trouver assez facilement deux trois petites choses à raconter…


Merci à Virginie pour l’inspiration…

Welcome back

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Museum of Science and Industry. Chicago. Été 2011. Une aventure sous terre, avec les petits animaux, les bibittes et autres microorganismes.

Zouiiiiiiittttt… rétrécis à l’entrée. Exploration. Émerveillement. Y croire. Presque.

Vers la sortie, pfffffiouuuuuttt… retour à normal. Drôle d’impression. Déception. Presque.

Rien n’avait changé. Évidemment. Mise en scène. Et pourtant.

Welcome Back.

C’est pas mal comme ça que je me sentais ce soir.

Printemps

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Reprendre l’écriture. Plus libre. | L’écriture. Pas l’auteur.
Essayer autre chose. Se laisser aller aux méandres. Pour avancer.
Ça pourra surprendre. Me surprendre aussi. Tant mieux.
Écrire comme la fonte des neiges. Imprévisible et inéluctable.

Printemps 2014

Premières réflexions post-élection

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J’ai toujours utilisé mon blogue pour réfléchir à haute voix, par écrit.

Je vais continuer à le faire dans les prochaines semaines et les prochains mois — en particulier pour partager des impressions sur ma première expérience de campagne électorale et pour participer aux réflexions qui sont plus que jamais nécessaires si on veut réinventer le Parti Québécois. Le mot est fort, mais j’ose quand même l’utiliser.

Quatre éléments de réflexion pour ce soir.

UnCeux et celles qui sont à la fin de leur parcours politique devraient éviter de tirer des conclusions inutilement pontifiantes au sujet du projet souverainiste. Je peux comprendre que certains aient perdu confiance mais nous sommes plusieurs à vouloir poursuivre, même si cela doit prendre encore longtemps. L’idée de faire du Québec un pays n’appartient pas à une génération de militants ou d’ex-députés, ni à personne d’ailleurs.

Deux — Je suis animé depuis toujours par la conviction qu’il faut faire beaucoup plus de place à l’éducation et à la culture dans le discours politique; à la réalité des petites entreprises aussi; et des changements induits par le numérique. Je ressors de ma première campagne électorale plus convaincu que jamais de tout cela.

Trois — J’ai pu constater dans les dernières semaines la difficulté d’aborder de nombreux sujets dans un temps limité et dans un univers médiatique sursaturé — a fortiori si ce sont des sujets complexes. Je pense que pour faire mieux il faudra établir une priorité plus claire dans nos messages et remplacer rapidement la stratégie basée sur la recherche du meilleur clip par une stratégie basée sur la pédagogie.

Quatre — Tout cela m’amène à souhaiter que nous fassions une place importante à « l’entrepreneuriat éducatif et culturel » dans nos réflexions des prochaines semaines et des prochains mois. En mettant au coeur de notre projet l’éducation et la culture, en même temps que le goût et la capacité d’entreprendre, je pense que nous pourrons travailler à la fois sur l’identité personnelle et collective des Québécois et sur la confiance en soi (en nous) qui est nécessaire pour désamorcer (enfin!) le réflexe de peur sur lequel repose la force de nos adversaires. Nous cesserons aussi de rendre faussement conditionnels au développement économique les investissements en éducation et en culture alors qu’ils en sont en réalité le carburant le plus essentiel.

Un projet de société basé sur l’entrepreneuriat dans le domaine éducatif et culturel — qui pourrait s’appuyer tout spécialement sur les possibilité offertes par le numérique — il me semble que c’est une belle piste à explorer au moment de lancer un remue-méninges…

Qu’en pensez-vous?

Premières réflexions (pré)campagne

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Je ne suis pas naïf, je sais bien que dans l’environnement ultamédiatique dans lequel nous baignons, la politique c’est aussi un espace où les vedettes jouent un grand rôle — où la notoriété est un atout. Mais ce n’est pas tout.

Je pense que les électeurs savent aussi reconnaître l’intérêt des candidats de terrain, issus de leur milieu, qui ont fait la démonstration de leur capacité à faire travailler les gens en ensemble sur des projets complexes. Des gens qui seront présents dans la circonscription, proches des gens, engagés.

Je fais l’hypothèse qu’ils verront l’intérêt d’élire un entrepreneur, ancré dans sa circonscription, impliqué dans le développement de la région depuis de nombreuses années.

Et je souris en lisant les textes qui déplorent depuis quelques jours la vedettisation de la politique en jouant eux-mêmes le jeu, ne nommant que des vedettes — au lieu de mettre de l’avant d’autres candidatures, peut-être un peu moins connues, mais certainement pas moins légitimes dans leur milieu et dans leur secteur d’activités.

Je n’en suis ni surpris ni victime, au contraire: ça me conforte plutôt dans la décision de faire le saut.

À suivre, la campagne sera très intéressante. J’ai vraiment hâte de commencer.

L’art de la guerre

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Avoir des amis éditeurs c’est aussi, parfois, avoir le plaisir de recevoir par la poste des livres qui font écho à des événements importants dans notre vie.

Comme ça été le cas ce matin avec cette superbe édition de L’Art de la guerre, de Sun Tzu —  en clin d’oeil à mon saut en politique.

Merci Gilles!

Pourquoi je fais le saut en politique?

IMG_3062(photo: clin d’oeil humoristique!)

Je vous offre la primeur… mon vertige du jour.

J’ai mis en place un nouveau blogue à l’adresse http://www.clementlaberge.com

Je m’en servirai dans les prochains jours et les prochaines semaines… dans le contexte de la prochaine campagne électorale!

Ça commence, comme il se doit, par un texte où j’explique pourquoi je fais ce saut en politique.

Souhaitez-moi bonne chance! 

Affichage

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Montréal, rue Ontario, direction Ouest. Un totem de papier m’interpelle. Fragile, magnifique.

Je souris: clin d’oeil inversé à l’image Far West du criminel recherché dont la photo orne les poteaux du télégraphe.

Ici c’est l’identité complexe qui s’affiche au gré du vent sur un mur de la métropole.

Qui es-tu? Qui sommes-nous? 

Le vent souffle.

Qui serons-nous?

Surtout.

Coïncidences

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J’ai toujours aimé les coïncidences. Je les interprète comme un signe d’éveil.

Percevoir une coïncidence, c’est établir subitement un lien entre deux choses qui coexistent évidemment indépendamment de l’attention qu’on y porte, mais qui se révèlent, grâce à la vigilance intellectuelle de quelqu’un. C’est le regard qui transforme la coexistence en coïncidence. Une coïncidence c’est  la pointe de l’iceberg de tous ce qui nous lie en permanence les uns aux autres  — jusqu’à l’invraisemblable, parfois.

Un peu plus tôt cette semaine, juste avant de monter dans l’avion à destination de Paris, j’ai téléchargé sur mon iPhone le plus récent album de Coeur de Pirate: Trauma. Je l’écoute plusieurs fois pendant le vol. J’aime beaucoup. Arrivé à Charles-de-Gaulle, les bagages se font attendre au carrousel. Je remets mes écouteurs. Play. La voix de Coeur de Pirate m’accompagne pendant l’attente. J’aperçois finalement ma valise, au loin sur la courroie, précédée d’une valise de guitare. Au moment où celle-ci passe devant moi je peux lire une inscription, bien en vue: Fragile — Coeur de Pirate — Tournée européenne. En me retournant, je vous effectivement que ses musiciens sont là, juste un peu plus loin. Et la voix de Coeur de Pirate dans mes oreilles. Eh ben…

Dans le RER qui m’amène à Paris, je jette un oeil rapide sur Facebook. Marie-Andrée Lamontage mentionne le plus récent livre de Carl Leblanc, Fruits, publié par les Éditions XYZ. Un recueil de textes qui s’articule autour d’une série de coïncidences tirées de la vie de l’auteur. « Dans certains cas les faits sont  particulièrement troublantes et forcent la réflexion », précise-t-elle comme une invitation à la lecture. Décidément… coïncidence parmi les coïncidences… 

Arrivé à l’hôtel, je me suis donc évidemment dirigé sur leslibraires.ca et j’ai acheté Fruits — avant de prendre une douche et repartir aussitôt pour une première réunion. 

Je n’ai commencé la lecture que le lendemain matin. Dans l’ascenseur, en quittant l’hôtel, à partir de mon iPhone

Le premier texte raconte l’histoire d’un homme qui, entrant dans un ascenseur, met des écouteurs et démarre la musique en mode aléatoire, à partir d’une bibliothèque musicale de plus de 12000 pièces.

« Une fois dans la rue, je presse sur play. L’onguent musical se dépose sur la plaie du jour. Oui, ça va déjà mieux. (…) Les premières mesures de guitare promettent une mélodie agréable. Les premières paroles: «S’il fallait qu’un de ces quatre, mon âme se disperse…» Le Québécois Daniel Bélanger. Ça fera l’affaire. Je veux bien qu’on me parle de l’âme, cette belle chose surannée. Je veux bien, pendant trois minutes, croire qu’elle existe, et que peut-être même un mécréant comme moi, qui sait, en ai une. La chanson prend son envol. Je traverse l’avenue du Mont-Royal. Je me bats avec le cordon des écouteurs. Sur le trottoir, je heurte un homme. Il se retourne vers moi: Daniel Bélanger! Est-ce bien lui? Oui. Je m’excuse. Mon rire peut être confondu avec l’ébahissement du groupie. Je reste là, un peu sonné. Il poursuit sa route. Je cherche un témoin. Dans la surprise, je ne songe même pas à interpeller le chanteur, qui pourrait apprécier la coïncidence autant que moi et qui pourrait plus tard l’attester. Statufié sur le trottoir, tel un accidenté de la probabilité »

Deux histoires qui s’entremêlent. Deux histoires de iPhone, d’ascenseur, de musique, et de rencontres improbables avec leurs créateurs — tout cela à travers un voyage et une suggestion de lecture glanée au hasard d’un rapide passage sur Facebook. Décidément… coïncidences dans les coïncidences.

«  Je reprends ma route et me dis, avec la ferveur minutieuse du secrétaire : il faudrait bien, un jour, rédiger les procès-verbaux de ces «réunions insensées». »

Et c’est autour de cette idée qu’a pris forme le livre de Carl Leblanc. Ce court texte est guidé par la même idée. Je le dépose ici en me disant qu’il sera peut-être un jour, à son tour, l’objet d’une autre coïncidence.

« Parmi les coïncidences, il y a une échelle de l’improbabilité au sommet de laquelle, même les esprits les plus transcendantalifuges sont ébranlés. Il faut alors garder la tête froide devant la convergence des improbables et le complot des variables. Car il arrive que les choses semblent vraiment se mettre en place, venir vers vous poussées par une immense main et vous vous écriez: «Mais enfin, ce n’est pas possible!» Et pourtant oui, c’est là, c’est arrivé. »

P.S. je n’ai pas encore terminé la lecture de l’ensemble des textes, mais je souligne au passage le texte Quatre temps, dont les réflexions (qu’une coïncidence sert de prétexte à partager) m’ont semblé particulièrement pertinentes dans le contexte de tous les débats qui ont cours actuellement autour des idées de valeurs, de multiculturalisme, et de nation.

Les universités et les multinationales de l’édition

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J’ai publié plus tôt cette semaine sur Facebook une courte réaction à la lecture de du texte Les universités et les multinationales de l’édition, de Pierre Trudel.

Pour pouvoir plus facilement y faire référence dans le futur, je le reprends ici.

Et suggère en complément la lecture de Nouvelle ère pour les collections, un dossier des Bibliothèques de l’Université de Montréal

—/ début /—

Lire ce genre de textes ça me ramène aux enjeux fondamentaux (à l’essence même) des efforts qu’on fait tous les jours pour contribuer au développement d’infrastructure technologiques les plus ouvertes possible — et les moins à la merci des oligopoles. Pour le domaine du livre en général, bien sûr, pour leur disponibilité en bibliothèques aussi (surtout?) — et pour toute l’édition.

Le cas des revues scientifiques est un exemple d’une bataille entreprise trop tard par les universités… dont elles (nous, collectivement) payons le prix aujourd’hui.

Ce qui se passe autour de l’accès aux livres numériques dans les bibliothèques [publiques] québécoises — autour de pretnumerique.ca — est un exemple d’une bataille commencée à temps. C’est moins spectaculaire, c’est beaucoup de travail en coulisse, mais ce n’est pas moins fondamental.

La question de la réglementation du prix des livres neufs, imprimés et numériques, s’inscrit également dans ces enjeux/batailles.

—/ fin /—

La nécessaire diffusion des données culturelles

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Un gazouillis de mon ami Mario m’a fait découvrir le document Ouverture et partage des données publiques culturelles — pour une (r)évolution numérique dans le secteur culturel. Il s’agit d’un rapport a réalisé par le ministère français de la Culture et de la Communication. Un rapport qu’il convient de faire circuler largement parce qu’il soulève des enjeux très importants et qu’il permet d’illustrer certaines des possibilités qui sont associées à une meilleure diffusions des données culturelles (en particulier dans le cas des musées et des bibliothèques, mais aussi plus largement). Extraits:

« La matière première nécessaire à la formation de ces écosystèmes d’innovation et de création dans le secteur culturel se trouve dans les ressources culturelles numériques et plus particulièrement dans la donnée publique culturelle ou data culture.

« [ce sont des] données qui participent à l’éducation des citoyens et des plus jeunes, qui favorisent la démocratisation culturelle et la transmission des savoirs sont de véritables biens communs et font partie du patrimoine historique et culturel de tous les citoyens… »

« L’open data culturel favorise la création de services et produits innovants; participe à l’émergence de nouveaux leviers de croissance pour développer l’économie culturelle française; positionne le ministère français de la Culture et de la Communication et ses opérateurs au centre de la création d’un nouvel écosystème de création et d’innovation. »

J’ai déjà exprimé mon intérêt pour le mouvement des « données ouvertes ». C’est d’ailleurs une des convictions que j’ai défendues avec le plus de vigueur pendant les travaux du chantier Option Culture, virage numérique, que la SODEC a mené en 2011. Les propositions 12 et 17 du rapport final en rendent d’ailleurs compte (un peu trop timidement).

J’étais personnellement allé beaucoup plus loin au cours des échanges, allant jusqu’à suggérer que l’obtention de certaines aides publiques soient rendues conditionnelles à l’obligation pour les bénéficiaires de rendre publiques certaines données statistiques (voire commerciales) liées au projet soutenu — cela dans le but d’éviter la répétition des mêmes erreurs par d’autres acteurs, évidemment, mais aussi (surtout!) de stimuler l’innovation par d’autres acteurs. Je pense qu’on pourrait ainsi décupler la portée de chaque dollars investi dans le soutien des industries culturelles (ce qui est plus que jamais une nécessité). J’assume toujours pleinement cette idée… et je pense qu’on y arrivera tôt ou tard — inévitablement. Et le plus tôt sera le mieux d’ailleurs… parce que nous en ressortirons tous, collectivement, beaucoup plus fort.

Comme les auteurs du rapport français, je pense qu’il s’agit même d’un des enjeux les plus essentiels à la révision (pressante) de plusieurs des modes d’intervention de l’état… et peut-être tout particulièrement dans le domaine culturel.

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Cailloux récupérés sur une plage de l’Île-du-Prince-Édouard, été 2004

Parce que le bon espace pour archiver mes réflexions c’est mon blogue, je reproduis ici ce que j’ai publié un peu plus tôt ce matin sur Facebook:

—/ début /—

J’ai lancé l’idée de faire de Québec une « cité éducative » quelque part au printemps 2002 — j’en ai les traces sur mon blogue depuis septembre 2002.

En janvier 2004 (il y a déjà dix ans!), la Chambre de commerce et d’industrie de Québec adoptait pour thème de son Forum économique annuel: « Québec, Cité éducative ».

L’idée a fait son chemin dans l’esprit de beaucoup de monde au cours des dernières années… pas toujours comme prévu, sous des formes très diverses, et de façon parfois moins explicite… mais j’en ai des manifestations presque toutes les semaines. Et c’est une idée qui continue de me guider tous les jours.

Ça va bientôt être le temps d’une nouvelle synthèse/reformulation de tout ça, je pense bien.

—/ fin /—

Tête de caboche

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Juillet 2011 — Les Sept-Chutes, Saint-Férréol-les-Neiges

Il y a des années qu’on commence avec un vertige un peu particulier.

Tellement d’énergie, tellement à faire, tellement de défis anticipés.

Un long fleuve tranquille, la vie? Certainement pas! Des méandres surtout, des embacles, des cascades, des réservoirs et des turbines, aussi.

Ou, comme Gaston Miron l’a écrit:

Tête de caboche

Une idée ça vrille et pousse
L’idée du champ dans l’épi de blé
au coeur des feuilles l’idée de l’arbre
qui va faire une forêt
et même, même
forcenée, l’idée du chiendent

c’est dans l’homme tenu
sa tourmente aiguisée
sa brave folie grimpante
à hue, et à dia

Non, ça n’déracine pas
ça fait à sa tête de travers
cette idée-là, bizarre! qu’on a
tête de caboche, ô liberté

Tradition

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Levé tôt, mardi, pour préparer le cassoulet du nouvel an. Et des cannelés. Rien de trop beau.

Encore cette année, il y aurait plus de trente personnes à la maison en soirée. Un joyeux mélange de gens qui se connaissent très bien, d’autres qui ne se voient qu’une fois par année — pour le nouvel an chez Ana et Clément — et quelques nouveaux invités: bienvenus chez nous! Chacun apportant quelques plats pour que nous puissions terminer l’année en faisant honneur à nos sens. Des plats inédits et quelques plats qu’on attend impatiemment d’une année à l’autre. Le buffet de l’année, le dernier soir de l’année!

Pendant que les haricots mijotaient dans le bouillon de la dinde du 24 décembre et que je préparais confits de canard, porc, saucisses, couenne, lardons salés, ail, poivre… les enfants se réveillaient — qui vient ce soir? — les appels commençaient — oui, à partir de 17h — et les derniers achats se planifiaient — ne surtout pas oublier les bulles!

Et je me disais: qu’il est agréable de constater que cette soirée autour du cassoulet, du partage et de rencontres improbables est en train de devenir une véritable tradition.

J’ai encore le sourire en revoyant les trente-cinq personnes cordées ben serrées dans notre petit salon pour le spectacle de magie offert par un des nouveaux invités. Et le Santé! Bonne année! à minuit, tout ce beau monde là dans la cuisine…

Écris, écris.

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Île-du-Prince-Édouard, juillet 2004

Début d’année. Une année pour sortir de ma zone de confort — avec l’écriture comme ancrage. C’est mon souhait. C’est mon plan.

À la lecture de mon texte précédent — L’écriture — un ami a attiré mon attention sur ce vidéoclip de Richard Séguin: Écris, écris. Merci.

Un autre m’a invité à partager davantage, des images notamment, comme des témoignages muets à partir desquels écrire et réfléchir (ce qui était l’idée à la base de la refonte de mon blogue il y a déjà deux ans).

Tout cela va dans le même sens.

Bonne année 2014!

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