Fin de la discussion

J’ai été directement interpellé par Normand Péladeau plus tôt aujourd’hui dans la liste edu-ressource. Son message ne se retrouve toutefois pas dans les archives de la liste, pour une raison que j’ignore.

Établissant ce qu’il présente comme un portrait des « positions respectives » dans l’actuel débat sur la réforme, monsieur Péladeau termine ainsi son message:

« Êtes-vous d’accord avec ce portrait Monsieur Laberge? Et vous, autres lecteurs de cette liste? »

J’ai d’abord pensé répondre, parce que le portrait présenté est pour le moins injuste, mais je résisterai. Et je fais l’hypothèse que presque tous les lecteurs de la liste feront de même parce qu’ils auront constaté comme moi que M. Péladeau manque trop souvent à ce que Mario Asselin appelle le devoir d’être constructif.

Qu’importe ce que je pourrais répondre puisque, dans tous les cas, je ne pourrai que m’exposer au sarcasme de mon interlocuteur. Je pense avoir montré à plusieurs reprises mon intention et ma capacité à prendre part à une conversation de façon positive, en faisant preuve à la fois d’écoute et d’esprit critique.

Je ne nie pas la pertinence de certaines interrogations sur la réforme en cours et sur son implantation au secondaire, mais je ne peux plus accepter la tournure que prend la discussion à laquelle nous convie ses actuels détracteurs (avec pour résultats des sections commentaires fermées ici et , par exemple).

Alors à défaut de nouveaux interlocuteurs pour discuter de ces interrogations (ou d’un radical changement d’attitude des interlocuteurs actuels), je vais dorénavant me concentrer sur la poursuite de mon travail de terrain, afin d’éprouver mes convictions au contact de ceux et celles qui vivent cette réforme au quotidien.

Je persiste et signe, le devoir des intellectuels ne peut se limiter à critiquer. Il doit aussi, et surtout, être de proposer.

Un commentaire

  1. Tout comme Clément, et Mario, et nombre de collègues, j’ai renoncé à entrer dans ces échanges. Ayant échangé en privé avec Monsieur Péladeau sur l’éthique du débat sur le Web, je m’aperçois que mes propos visant à demander un débat « sain » sont restés inutiles. C’est en particulier dans l’habitude qu’ont pris certains débatteurs d’utiliser un style basé sur la mise en cause des personnes. Je trouve cela inacceptable pour garantir un débat sur ce que chacun essaie de faire avancer, sans arrogance ni vérité toute faite, mais simplement en tentant de réfléchir sa pratique.

    J’approuve donc la prise de position de Clément Laberge

    Bruno Devauchelle

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