Salon du livre de Paris: plaisirs, objectifs et opportunité

Je suis au Salon du livre de Paris depuis quelques jours. C’est un très grand plaisir de retrouver la ville que j’ai habitée trois ans, encore pleine de souvenirs de vie familiale et professionnelle. Un plus grand plaisir encore de retrouver plusieurs personnes que j’ai tellement aimé côtoyer pendant cette période. Sans compter qu’il n’est pas désagréable du tout de devancer le printemps de quelques semaines.

J’avais deux grands objectifs en planifiant ce voyage. D’abord et avant tout être ici pour échanger le plus spontanément possible des enjeux du numérique avec les éditeurs québécois directement au contact du marché français. Je souhaitais aussi consolider la relation que nous développons depuis plusieurs semaines avec Stéphane Michalon et ePagine — l’objectif étant de faire en sorte que les outils que nous mettons respectivement à la disposition des éditeurs, soient le plus complémentaires possible. D’où la série de présentations que nous avons communément prévu d’animer mardi après-midi.  C’est d’ailleurs ce à quoi je faisais référence en écrivant, le 25 février dernier: « De Marque travaille actuellement à mettre en place des partenariats additionnels afin de permettre l’arrimage de sa plateforme d’édition numérique avec d’autres infrastructures semblables, notamment en Europe francophone. Sa participation au Salon du livre de Paris devrait être l’occasion d’annoncer des développements à cet égard. » Ce sont les deux objectifs qui demeurent au coeur de mon séjour et qui me semblent plus indispensables que jamais.

Une opportunité est toutefois venue bouleverser mon agenda de façon imprévue au cours des derniers jours. Les groupes d’édition français Gallimard et La Martinière nous ont en effet annoncé qu’ils souhaitaient retenir les services de De Marque pour une partie de leurs besoins dans le domaine du numérique — à la manière de ce que nous faisons avec les éditeurs québécois — et nous sommes arrivés à conclure un premier accord dans des délais records. Je suis évidemment très fier de cela. C’est un projet qui aura des effets très structurants pour l’ensemble de nos activités (le communiqué est ici).

J’aurai sans doute l’occasion de revenir sur tout ça mais puisque l’alliance entre Gallimard et La Martinière fait aujourd’hui l’objet d’une annonce, je tiens à remercier dès maintenant ceux et celles sans qui il n’aurait pas été possible d’arriver à saisir cette opportunité. Merci à Jean-François, Geneviève et Nicolas; merci Pierre, Gilles et Suzanne; merci Guy, Christian, Marc et toute l’équipe de De Marque. Merci également, et tout particulièrement, à Luc et Sébastien de Prosemédia, partenaires essentiels de De Marque dans cette aventure vers l’édition numérique. Merci aussi à Vincent et Alban qui ont piloté le dossier pour leurs maisons d’édition respectives.

Certaines étapes ont évidemment été délicates au cours des derniers jours — c’est inévitable, je crois, dans ce genre de passages.  Des étapes qu’il faut bien franchir, malgré les hésitations, et même si on sait que les décisions qu’elles impliquent ne seront pas sans conséquence pour des partenaires et des amis engagés avec moi / comme moi dans l’édition numérique. Des étapes que j’ai souhaité franchir au mieux, avec autant d’humanisme que de détermination.

J’espère y être arrivé.

L’expérience des derniers jours me porte par ailleurs à concevoir plus que jamais mon rôle comme celui d’un médiateur et d’un catalyseur.  Je souhaite contribuer le plus activement possible à provoquer la rencontre des besoins et des idées de l’ANEL, des éditeurs qu’elle représente et de tous les éditeurs québécois; de ceux et de celles de Gallimard et de La Martinière; de ProseMédia, et d’ePagine, aussi. Et bien sûr aussi de ceux et celles qui désireront se joindre à nous pour faire au moins un bout de chemin ensemble.

J’espère qu’ils seront nombreux.