Crânes

Il fait soleil. Un temps magnifique. Les vestons se portent à l’épaule.

Croque-monsieur. 25 cl de vin blanc. Sur une terrasse du boulevard des Maréchaux — je crois. Ding ding ding, le tramway passe. C’est bien ça!

Les crânes brillent au soleil.

Les crânes? Oui. Les crânes:

Celui de l’homme qui parle avec une auteure assise à ma droite sur la terrasse. Comment je sais que c’est une auteure? Avec une telle présence, je n’imagine pas qu’elle puisse ne pas l’être.

Celui de l’homme assis un peu plus loin aussi, qui arbore une moustache incroyable, très noire et très fournie — comme on ne peut en voir que dans un salon du livre ou tard le soir dans un vieux pub anglais.

Et surtout sur celui de cette jeune femme de la table d’à côté, dont l’intrigante beauté attire tous les regards. Elle parle livre numérique, avec un journaliste, je crois.

Le réveil sonne. Il est 8h.

Saut du lit. À la douche! J’ai rendez-vous dans une heure.

Trois chauves à mes côtés, sur une toute petite terrasse — dans un rêve. Symbolique: il faut cesser de couper les cheveux en quatre — le temps presse!

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