Réflexion du 24 juin 

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Jour de Fête nationale un peu spécial. Je prends le temps de réfléchir aux derniers mois — à mon engagement politique, comme citoyen d’abord, comme militant du Parti Québécois, aussi, et comme candidat dans une récente élection partielle.

Comment on le fait ce pays? Concrètement.

Parce qu’il faut arrêter de parler au futur. Ce n’est pas « comment on le fera ce pays? », c’est « comment on le fait? ». Tous les jours. Une parole à la fois. Un geste à la fois. Surtout un geste à la fois.

Et quoi de mieux pour réfléchir à ça que le dialogue et le partage?

C’est dans cet esprit que je reprends, ci-dessous, le courriel que je viens d’envoyer à un militant qui m’interrogeait sur la place faite à l’indépendance dans ma stratégie électorale dans Jean-Talon.

Un échange à poursuivre — avec vous.

* * *

Bonjour (…),

Avec plaisir pour reparler de stratégie [électorale] (…)

Pour faire bref, tout de même:

Mon raisonnement s’appuie sur les observations faites au cours des six dernières années de mon engagement pour le Parti Québécois dans Louis-Hébert (observateur à l’exécutif, puis conseiller, puis président) et dans Jean-Talon (conseiller, puis président) et plus récemment comme président régional.

Un des constats principaux est qu’on souffre d’avoir trop négligé notre ancrage dans la réalité des enjeux locaux. On (re)part de loin. On a négligé nos relations avec les organismes communautaires, les lieux de concertation, les endroits où s’exercent les pouvoirs locaux. Et ça nuit beaucoup à notre légitimité — voire à notre crédibilité lorsqu’on prend la parole.

On peut bien parler d’indépendance autant qu’on veut, si on veut que le message porte, il faut qu’il soit écouté, entendu, compris. Et si on n’est pas capable de le faire en ancrant nos propositions dans la réalité, locale, de chacun des milieux dans lesquels nous sommes, ce ne sera pas possible d’y arriver.

Alors oui pour les grands discours, oui pour en parler chaque fois que possible, oui pour que ce soit le thème essentiel, voire unique, de l’élection de 2018, mais entretemps, la priorité c’est de réancrer notre action dans les milieux que nous voulons convaincre.

Il faut pouvoir être en mesure de faire la démonstration que l’indépendance, ça aura des effets dans le quotidien, et que ça permettra d’aborder différemment des enjeux de proximité. Et que les gens qui portent ce projet sont des gens capables d’être concrets, qui osent se mettre les mains dans la réalité, pas seulement de parler du haut d’une tribune ou de façon désincarnée.

Alors concrètement, dans une partielle comme celle qu’on vient de vivre, où il n’y aurait pas de changement de gouvernement, au moment où le mouvement souverainiste est tout juste en train de retrouver sa cohésion, et où la stratégie pour la suite n’est pas encore déterminée… j’ai jugé — et je ne le regrette pas du tout — qu’il était prioritaire de travailler à cet ancrage, et de profiter de l’occasion pour (re)bâtir les ponts nécessaires avec les forces vivres de Jean-Talon, pour leur montrer que je pouvais me battre à leurs côtés.

Et je vais continuer de le faire dans les trois prochaines années.

Et je vais militer pour qu’on fasse de même dans toutes les circonscriptions de la Capitale-nationale.

Je suis convaincu que c’est en adoptant une approche de politique de proximité et en associant chacune de nos actions à des enjeux locaux, qu’on (re)gagnera en crédibilité et que notre parole retrouvera toute sa légitimité. Si on veut pouvoir faire porter entièrement l’élection de 2018 sur l’indépendance, il faut d’abord faire la démonstration que nous sommes prêts à s’engager dans les enjeux locaux.

Voilà, en gros, ma réflexion sur le sujet.

Donner envie aux gens de nous écouter en leur prêtant main-forte, concrètement. Leur parler ensuite d’indépendance, franchement, en continuant à travailler à leur côté.

C’est ce dans quoi je crois.

Clément

Un commentaire

  1. Bonne Saint-Jean
    et excellente réflexion,

    C’est l’action que j’ai entreprise, au niveau de pilote, dans Charlesbourg.
    Une campagne communautaire, asymétrique et permanente.
    Un peu comme un observatoire communautaire.

    Michel

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