Culture et numérique dix ans plus tard

Aujourd’hui, une photo du 17 septembre, prise à Montréal.

Je travaille à mon compte depuis quatre ans. Et depuis presque deux ans mon principal mandat est de coordonner la mesure 111 du Plan culturel numérique du Québec. Un mandat exigeant, mais tellement stimulant!

Pour faire cette coordination j’ai notamment à animer les réunions de 5 comités sectoriels (patrimoine, musique, arts de la scène, cinéma et audiovisuel, livre) ainsi qu’un comité transversal. Les réunions se déroulent généralement à la fois à Montréal et à Québec, en visioconférence. Et même si j’habite Québec, je suis le plus souvent à Montréal, avec le plus grand groupe. J’ai donc eu cette vue, pendant 2h, à peu près 36 fois cette année. Chaque fois avec un plaisir renouvelé.

En relisant le texte que j’ai publié sur mon blogue il y a dix ans — Québec, Paris et Copenhague — je constate le chance que j’ai de réaliser ce mandat. Je continue de travailler à la transformation du secteur culturel du Québec, mais après avoir consacré plus de dix ans spécifiquement au monde du livre, j’ai maintenant une vue beaucoup plus large, sur l’ensemble des secteurs. C’est fascinant. Vertigineux aussi… parce qu’on n’est pas sorti du bois! On n’a pas fini de devoir s’adapter!

C’est très satisfaisant de constater, dans ce contexte, que le ministère de la Culture et des Communications a maintenant bien intégré dans son plan stratégique l’importance du numérique pour la diffusion de la culture québécoise. Bravo.

Amusant aussi de relire en parallèle comment les éditeurs québécois se préparaient à l’arrivée du numérique en 2010… et de se rappeler qu’on espérait que De Marque soit, dix ans plus tard (donc aujourd’hui), le plus important distributeur de livres numériques de la Francophonie (je pense bien que c’est le cas).

***

Comment ne pas souligner par ailleurs que mon texte du 6 décembre 2009 rappelle aussi que les changements climatiques étaient déjà dans l’actualité il y a dix ans… et que les résultats de la COP 25, qui s’est terminée hier, ressemblent beaucoup à ceux de la COP 3, qui venaient alors de se conclure.

Presque tout le monde le monde était d’accord pour dire que les résultats étaient insuffisants. Pareil aujourd’hui.

Alors, qu’est-ce qu’on attend?

Note: Ce texte fait partie de la série Fin d’année 2019

3 commentaires

  1. Une catastrophe terrible qui nous affecte personnellement, voilà ce qu’on attend. Bandes de caves. Non mais c’est vrai; on sait vers quoi on s’en va depuis les années 1970 et on bouge pas. Ah le confort. On va crever, mais dans le confort. Les humains ont de la difficulté à penser à long terme et dans l’abstrait. Quant aux « autres », ha. Ça existe pas, ça, les autres… :-(

  2. @Helene: L’optimisme est un choix… pas toujours facile à faire, c’est vrai. Mais je le fais: je pense que 2020 sera marqué par quelque chose comme un véritable réveil politique sur le climat.

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