Cité éducative et Avis du Conseil supérieur de l’éducation (septembre 2003)

Après lecture de la version abrégée de l’avis (disponible ici), voici les extraits que je retiens comme les plus pertinents dans le contexte du projet de faire de Québec une cité éducative.

Retenons aussi, de façon plus générale, que c’est un excellent document, dont les avis sont tournés vers les actions concrètes. Je me permets d’ailleurs d’espérer que le nouveau ministre de l’Éducation se distinguera de ses prédécesseurs péquistes en acceptant de commenter publiquement l’avis qui lui est adressé par les membres du Conseil supérieur de l’Éducation. [Mise à jour: mon voeux s’est réalisé! Constatez-le par vous même ici…]

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Éducation des adultes et développement régional

À mon retour de Sept-Îles, une surprise aussi inespérée qu’inattendue m’attendais dans la boîte aux lettres…

Il s’agit du plus récent avis du Conseil supérieur de l’éducation qui a pour titre: L’éducation des adultes: partenaire du développement local et régional (informations disponibles ici en .pdf) . Comment rêver de mieux pour alimenter la réflexions sur la cité éducative?

Ce sera donc ma lecture pour la fin de semaine… après une soirée de théâtre pour HA ha!…

Université Laval: discours de la rentrée

Extrait du texte de Michel Pigeon, recteur:

« Dans une université « ouverte », la formation est imprégnée d’une vision multidisciplinaire et en contact avec le milieu. Une université « ouverte » est accueillante, tant pour les étudiantes et étudiants d’ici et d’ailleurs que pour la population environnante qui souhaite mieux profiter de sa présence et de son action. Elle est aussi plus sensible aux besoins exprimés par la société, qu’il s’agisse de formation continue, de partenariats avec divers groupes ou de valorisation de la recherche. Elle est enfin capable de changer ses façons de faire lorsque cela est nécessaire. »

Patrick Simard sur la Cité éducative

Le texte de la conférence offerte par le Président de la Chambre de Commerce de Québec, Patrick Simard, la semaine dernière est enfin en ligne. Le Soleil en publiait d’ailleurs de larges extraits ce matin.

N’en retenons qu’un, pour le moment, question d’illustrer que l’idée fait son chemin:

« Un cité éducative, c’est une ville qui mise sur la qualité [de vie] des citoyens pour rassembler des conditions favorables à l’innovation. L’éducation et la formation sont à la base du développement de la région de Québec. Non seulement parce qu’elles sont nécessaires pour que les entreprises bénéficient d’une main-d’¦uvre de qualité, mais aussi, et peut-être surtout, parce qu’elles sont nécessaires pour développer dans la population des attitudes positives face aux changements et à l’innovation. […] Vous conviendrez avec moi que Québec dispose de tout ce qu’il faut pour devenir une véritable cité éducative. »

Réunion de suivi prévu lundi prochain…

Le rôle de la critique dans le développement urbain

Texte intéressant d’Alain Dubuc dans Le Soleil de ce samedi, 13 septembre. Sous le titre « On ne bâtit pas une ville seulement avec des égouts », le président éditeur convie ses lecteurs une réflexion sur le rôle de la critique dans le développement urbain.

Selon lui, la population de la région de Québec aurait « une tendance à dire non, quitte à changer progressivement d’idée pour finir par dire oui » alors que « ce n’est pas le propre de toutes les villes de dire non aux rêves […] les Montréalais, par exemple, sont facilement séduits par les grands projets ». New York, Paris et Barcelone seraient aussi des villes séduites par les rêves et les grands projets.

La présence de Barcelone dans la liste de M. Dubuc ramène à mon esprit le fait que dans moins d’un an, cette ville accueillera le Forum universel des cultures, un événement nouveau genre, créé pour Barcelone, et que je rêve de voir tenu un jour à Québec. Un événement qui n’est par ailleurs pas sans rapports avec le modèle de la cité éducative. J’y reviendrai.

« Les villes se bâtissent sur des rêves, des projets mobilisateurs et une vision d’avenir », nous rappelle M. Dubuc avant d’ajouter « qu’il est beaucoup plus facile d’avancer et de progresser avec une administration municipale qui a trop d’idées qu’avec une administration qui n’en a pas assez ». Je suis bien d’accord!

L’élément le plus essentiel du message d’Alain Dubuc est qu’il faut renouveler notre conception du rôle de la critique pour en faire quelque chose de moins négatif, « qui consiste à commencer par appuyer un projet qui a du potentiel quitte à discuter et à critiquer par la suite. Au lieu de tout démolir en commençant. »

Stimulant comme une bouffée d’air frais.

De l’École d’architecture à la Place de France

Parmi les centaines de projets éducatifs décrits dans la banque de documents de l’Association internationale des villes éducatrices (AIVE), on en trouve quelques-uns, dont celui-ci, qui mettent en valeur la complicité des services municipaux d’urbanisme et des écoles d’architecture.

Il est particulièrement intéressant de noter, dans ce contexte, que Francis Vachon signalait récemment que le controversé (mais combien intéressant!) projet de la Place de France a possiblement trouvé sa forme dans une collaboration entre la Ville de Québec et les étudiants de l’École d’architecture de l’Université Laval…

Chambre de commerce, leadership régional… et cité éducative

Le 10 juin dernier, le président de la Chambre de Commerce de Québec prononçait une conférence dans laquelle il affirmait:

« Un autre projet auquel je souscris est celui de faire de Québec une véritable cité éducative. Ce projet permet à notre région de s’assurer d’un positionnement stratégique provincial, national et international en misant sur l’éducation comme axe de développement économique. La ville de Québec sera dite éducative lorsqu’elle reconnaîtra, exercera et développera, outre ses fonctions traditionnelles, soit celle économique, sociale, politique et de prestation de services, une fonction intentionnellement tournée vers la formation, la promotion et le développement de tous ses habitants. »

Jusque là ça pouvait n’être que des voeux pieux… mais le déjeuner-causerie de ce midi confirme que ce sera suivi d’actions concrètes. Le repas partagé quelques jours plus tôt avec Patrick Simard et quelques complices m’avait également réjouit.

Plus d’information demain… et un lien vers le texte de la conférence, qui se fait un peu attendre.

Je pense que cette fois ça y est! On passe en seconde vitesse.

La ville est une école de citoyenneté

« Le système municipal est, du fait de sa proximité des citoyens, le plus ouvert et le plus transparent. Ses décisions et son administration sont plus tangibles et, par conséquent, génèrent plus facilement une opinion publique. Il s’agit donc d’une école de citoyenneté.

La ville est donc un cadre et un agent éducateur qui, face à la tendance à la concentration du pouvoir, pratique l’opinion publique et la liberté face à la tendance au grégarisme, exprime le pluralisme, face à la tendance à une répartition inégale des possibilités, défend les citoyens, face à la tendance à l’individualisme, s’efforce de pratiquer l’individualité solidaire. Elle permet de créer un tissu d’habitudes citoyennes […] Elle permet de former des individus sensibles à leurs devoirs comme à leurs droits. »

Source: Isidre Molas, cité sur le site de l’Association internationale des villes éducatrices (AIVE)

La cité idéale

Via Québec Urbain: « Madame Clarkson [Gouverneure générale du Canada] et son conjoint, monsieur John Ralston Saul, ont visité plusieurs petites villes du pays […] Cette année, ce sont des villes de plus grande importance qui sont ciblées pour « écouter ce qu’on nous dira sur les raisons pour lesquelles les villes sont des endroits où on souhaite vivre. […]

Dans le cadre de ces visites urbaines, Clarkson et Saul seront à Québec du 7 au 10 septembre prochain. Selon la documentation officielle, cette visite se déroulera sous le thème principal de « la cité idéale ». Six thèmes secondaires ont été établis pour nous guider dans le processus : l’engagement civique, la diversité, la justice sociale, la créativité, l’éducation publique et le développement de la conscience communautaire. À la fin de la visite, tous les thèmes seront regroupés et discutés lors d’une table ronde sur « la cité idéale ».

Une table ronde aura lieu mercredi 10 septembre 2003 à 17h30 au Musée de la civilisation. L’activité est ouverte à tous et vous pouvez donc vous aussi être présent. Il suffit de réserver en appelant au 643-2158.

Ça me semble essentiel!

Apprendre par le jeu…

Voilà très bonne idée du Carrefour jeunesse-emploi de Montmorency… dont un devrait s’inspirer pour une foule d’autres sujets, notamment pour favoriser la participation des gens dans la vie municipale.

« Emploi » ton savoir est un outil pédagogique d’intervention destiné principalement au personnel enseignant et aux intervenants s’activant auprès des jeunes adultes, des étudiants, des chercheurs d’emploi, des futurs travailleurs et entrepreneurs.

Knowledge city: cochez oui cochez non

Via Sébastien Paquet, a check-list for any city claiming to be a « knowledge city ». Une très belle liste pour Québec…

  • A city that has instruments to make knowledge accessible to citizens.
  • A network of public libraries that is compatible with the European standards.
  • Access to the new communication technologies for all citizens.
  • All cultural facilities and services with a central educational strategy.
  • A city that has a newspaper- and book-reading level that is similar to the average European level.
  • A city that has a network of schools connected with artistic instruction throughout its territory.
  • A city that is respectful of the diversity of cultural practices of its citizens.
  • A city that places the streets at the service of culture.
  • A city that simplifies, through the provision of spaces and resources, the cultural activity of the community collectivities and associations.
  • A city with civic centres that are open to diversity and that foster face-to-face relations.
  • A city that makes available to citizens from other territories all the tools required for them to express themselves.

C’est tiré d’un document relatif à la ville de Barcelone (en format .doc: à voir absolument!), par David Gurteen.

Tourisme éducatif en Australie

Très intéressante tendance qui se dessine… en faveur du développement de Québec comme d’une cité éducative:

« The Australian Tourist Commission has signed an international memorandum of understanding with six federal government departments to work on promoting Australian education around the world.

The ATC said the [memorandum of understanding] outlined a whole-of-government approach to enhancing Australian education tourism and developing sustainable growth in education exports.

The ATC will work with other government agencies to develop the study-tourism market and integrate education and tourism promotion. »

Source: TravelBiz.com.au

Télémentorat, knowledge building, Jane Jacobs et la cité éducative

Eric Baumgartner a piqué ma curiosité, plus tôt cette semaine, en signalant l’existence d’un logiciel de télémentorat, complémentaire à Knowledge Forum (KF), réalisé par l’équipe de Kevin O’Neill à Simon Fraser University.

«Telementoring Orchestrator is a server-side web application, designed to aid any sort of organization (a corporation, university, school or nonprofit society) in efficiently organizing and monitoring on-line mentoring relationships… »

Développé dans une perspective de knowledge building très proche de celle d’IKIT (largement inspirée par les travaux de Marlene Scardamalia et Carl Berieter ), l’outil semble intéressant même si, en se greffant à KF, il se trouve à servir un environnement de travail relativement fermé, dont l’utilisation risque de se répandre relativement peu. Heureusement, Telementoring Orchestrator est pour sa part développé dans un environnement largement ouvert (open source). En plus, il est disponible gratuitement.

Je retiens particulièrement du site du On-line Learning Relationships Lab, la section qui regroupe les publications de D. K. O’Neill sur le télémentorat. La présentation faite en 2001 à l’AERA (la seule que j’ai eu le temps de lire en entier ce soir), notamment est fort intéressante. Elle s’intitule Building social capital in a knowledge-building community: Telementoring as a catalyst.

J’en retiens quelques extraits…

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Apprentissage, innovation et développement communautaire

Gilles portait à notre attention il y a quelques jours un certain nombre de documents trouvés sur le site de l’Institut Caledon. J’ai donc pris le temps ce soir de lire celui sur l’apprentissage communautaire (community learning), qui a été rédigée par Sherri Torjman pour le compte du Bureau des technologies d’apprentissage de Développement des ressources humaines Canada.

Rien d’extraordinaire dans ce texte, tout ce qu’il y a de plus conventionnel, sinon une série de références à des projets qui ne sont pas sans intérêt… et que je me promets d’explorer au cours des prochaines semaines.

Je retiens néanmoins deux extraits, pour usage futur, notamment dans le contexte du projet de faire de Québec une cité éducative.

Apprentissage et soutien à l’innovation

« Le meilleur moyen de soutenir les capacités d’innovation d’un milieu est de partager, à l’échelle régionale, un tronc commun de connaissances. Le niveau régional a toute son importance parce que l’espace et la proximité sont deux facteurs qui contribuent à l’acquisition du savoir, aux capacités d’apprentissage et à l’innovation. L’innovation est par conséquent un processus, une démarche ancrée dans les régions et elle en émerge. Elle est générée par le regroupement de divers intervenants établis dans une même région. »

L’éducation est une forme de développement communautaire

« L’apprentissage est beaucoup plus qu’un simple processus éducatif permettant aux individus et aux organismes d’acquérir de nouvelles connaissances. Il s’agit également d’une forme de développement communautaire. Les membres d’une collectivité prennent une part active au chapitre des enjeux qui les touchent. En groupe, ils apprennent à circonscrire les problèmes, trouver des solutions et prendre les mesures nécessaires pour mener à terme des projets.

La résolution collective de problèmes est une forme d’apprentissage en vertu de laquelle les personnes jonglent avec les diverses possibilités, les compromis et les solutions de rechanges qui s’offrent à elles.»