43 Things et l’apprentissage

Intéressant début de discussion ici, entre 17 personnes qui partagent l’objectif « d’explorer comment 43Things.com peut favoriser l’apprentissage ».

Précisons que 43 Things est un système qui permet d’établir des réseaux entre personnes qui partagent des objectifs, et ce, quelle que soit leur nature (c’est ici pour en savoir un peu plus… sachant qu’il vaut mieux l’essayer quelques jours pour comprendre l’étonnante mécanique).

J’amorce pour ma part la réflexion en étant frappé par le rapprochement qu’il est possible de faire entre la métaphore des Arbres de connaissances, et la nature du réseau qui se déploie grâce à des systèmes tels que 43 Things.

La possibilité pour les membres d’une communauté de formuler, communiquer et partager facilement leurs objectifs (personnels et collectifs) m’apparaît être une dimension essentielle à l’avènement d’une véritable cité éducative. C’est dans ce contexte qu’il devient possible de discuter de ces objectifs, de s’entraider pour les atteindre, d’en négocier le degré de priorité, voire d’en faire un projet de société.

Il reste évidemment possible d’imaginer une cité éducative sans outils informatiques mais il faut admettre que ceux-ci représentent des leviers de plus en plus puissants pour y arriver. J’en suis même à penser que quand des mécanismes de développement de réseaux humains aussi puissants que ceux que j’explore par les temps qui courent deviendront largement accessibles au sein d’une communauté, nous serons inévitablement au point de bascule vers la cité éducative, qu’on l’ait planifié ou non! Presque tout restera alors à faire… mais le contexte sera (enfin) favorable. Ce jour là, ce sera plus simple d’imaginer la ville comme une cité éducative qu’autrement. On aura changé de paradigme.

Décidément… faudra que je formule une suite à ce billet qui date déjà de presque 30 mois! Parce que bien des choses ont changées dans le cyberespace depuis ce temps!

7 comments

  1. Fascinant ces réflexions et ce concept de « cité éducative »,
    Je me permets d’utiliser ce levier du cyberespace pour faire partager un texte qu’un ami a bien voulu me faire parvenir. Ce texte de profonde réflexion intitulé AU SUJET DE L’AMAZONIE me semble s’inscrire dans ce réseau qui va de la « Cité » éducative au « Monde » éducatif …
    Michel Clément

    AU SUJET DE L¹AMAZONIE

    Au cours d¹un débat tenu dans une université des États-Unis, un étudiant a demandé au ministre brésilien de l’Éducation M. Cristovam Buarque ce qu’il pensait de l’internationalisation de l’Amazonie. Ce jeune étudiant américain commença sa question en précisant qu’il espérait la réponse d’un humaniste et non d’un Brésilien.
    Voici la réponse que fit M. Buarque, réponse que la presse étasunienne n’a pas jugé opportun de diffuser.

    En effet, en tant que Brésilien, je m’élèverais tout simplement contre l’internationalisation de l’Amazonie. Quelle que soit l’insuffisance de l’attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.

    Par ailleurs, en tant qu’humaniste conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l’Amazonie, je peux imaginer qu¹elle soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l’importance pour toute l’humanité.

    Si, au nom d’une éthique humaniste, nous devions internationaliser l’Amazonie, alors nous devrions aussi internationaliser les réserves de pétrole du monde entier. Le pétrole a la même importance que l’Amazonie pour le bien-être de l’humanité. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se croient le droit d’augmenter ou de diminuer l’extraction du pétrole, de même que d’en augmenter ou non le prix.

    Dans le même ordre d¹idée, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. Si l’Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire ou d’un seul pays. Mais brûler l’Amazonie est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l’économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers au nom de la spéculation financière.

    Avant celle de l’Amazonie, j’aimerais aussi assister à l’internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l’Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d’un seul propriétaire ou d’un seul pays. Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d’être enterré avec le tableau d’un grand maître. Avant que cela n’arrive, ne devrait-on pas internationaliser ce tableau?
    Récemment, les Nations Unies organisaient le Forum du Millénaire, mais les présidents de certains pays ont eu du mal à y assister à cause des ennuis qu¹on leur fit à la frontière des États-Unis. Je crois donc qu’il faudrait que New York, lieu du siège des Nations Unies, soit internationalisée ou à tout le moins Manhattan. Ce quartier devrait appartenir à toute l’humanité, comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília ou Recife. Chacune de ces villes, avec sa beauté particulière et son histoire, devrait appartenir au monde entier.

    Si les États-Unis veulent internationaliser l’Amazonie à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l’arsenal nucléaire des États-Unis. En effet, cet arsenal ne serait-il pas capable de provoquer une destruction au moins mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts brésiliennes?

    Au cours de leurs débats, les candidats à la présidence des États-Unis ont soutenu l’idée d’une internationalisation des réserves forestières du monde en échange d’un effacement de la dette. Commençons donc par utiliser cette dette pour s’assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d’aller à l’école. Internationalisons donc les enfants en les traitant, où qu’ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l’attention du monde entier. Davantage encore que l’Amazonie. Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un patrimoine de l’humanité, ils ne les laisseront plus travailler alors qu’ils devraient aller à l’école; ils ne les laisseront plus mourir alors qu’ils devraient vivre.

    En fait, en tant qu’humaniste, j’accepterais volontiers de défendre l’idée d’une internationalisation du monde.

    Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l’Amazonie soit à nous. Et seulement à nous !

    Ce texte n’a été publié dans aucun média officiel, fut-il écrit ou parlé.
    Vous êtes priés et même encouragés à le diffuser.

  2. 46 affaires à faire!

    Clément me fait découvrir 43 Things ou, « Que voulez-vous faire de votre vie? ». L’idée est toute simple: se définir des buts et les partager. Là où ça devient intéressant, c’est qu’il est possible de se regrouper avec d’autres personnes qui…

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