Faire parler les livres…

Jean-Sébastien y fait référence, je l’ai lu avec délectation.

Ceux et celles qui veulent comprendre ce qui m’occupe à Paris le comprendront en lisant ce texte de Frédéric Kaplan: Si les livres pouvaient parler.

Ce que je fais à Paris? Essayer de faire cheminer, concrètement, chacun à leur rythme, les différents acteurs qui composent un grand groupe d’édition dans la direction décrite par Kaplan: les éditeurs, des auteurs, les financiers, des patrons, des webmestres… des plus convaincus aux plus sceptiques — en assurant la cohérence de l’ensemble.

La prospective de Kaplan, c’est mon quotidien… avec en plus la réalité: la nécessaire gestion qui accompagne toute entreprise de changement.

C’est aussi exigeant que stimulant. Chaque jour est un nouveau défi. Tout est à réinventer, lentement, mais sûrement: parce qu’il n’y a pas de révolution possible dans ce domaine… seulement des évolutions, dont la forme et le rythme, distingueront les différentes maisons d’édition.

Cela implique de lire beaucoup, d’expérimenter autant, de faire preuve de beaucoup de pédagogie (j’y trouve un plaisir sans cesse renouvelé) et de mettre en oeuvre les habiletés politiques qui sont nécessaires pour évoluer dans un écosystème complexe de concurrences et de partenariats, de pouvoirs publics et d’entreprises privées, de personnalités et d’ambitions diverses.

Le monde de l’édition est un monde vraiment fascinant par les temps qui courent.

7 commentaires

  1. Donc, si je comprends bien, tu es en France pour faire parler les livres? C’est parce que tu trouvais qu’ils parlaient trop mal au Québec que tu es parti?
    Blague à part, le texte de Kaplan est vraiment le plus intéressant qui ait été publié récemment sur le futur du livre.
    Tu me fais signe quand t’as réussi à en faire parler un, hein?

  2. Promis… je te dirai!

    En attendant je me contenterai de te dire que, clairement, l’endroit où prennent actuellement forme les réflexions les plus près de celles de Kaplan c’est ici:

    http://www.futureofthebook.org/blog/

    Mais je pense que tu savais déjà…

  3. Dans cet écosystème que tu décris fort justement, on peut ajouter, parce que ce sont nos clients et nos utilisateurs, les enseignants et les élèves. Et s’il faut que les livres parlent, c’est bien en priorité aux enfants et aux adolescents. Que les livres parlent, leur parlent suffisament, pour qu’ils accèdent aussi au bonheur silencieux de la lecture. Que les livres parlent à leurs enseignants, pour que ceux ci s’initients toujours plus nombreux aux pratiques du lire/écrire, du lire ensemble, de l’annotation, de l’intelligence partagée.

  4. Je suis *évidemment* en total accord avec toi Virginie et je m’en veux un peu de ne pas l’avoir explicitement exprimé.

    Disons toutefois que les élèves et les enseignants ne sont pas les plus difficiles à convaincre de l’intérêt de faire parler les livres…

    …et par conséquent, ils comptent sans aucun doute comme d’importants alliés dans la démarche qui nous occupe!

    Tu ne crois pas?

  5. Je me doute bien que si tu ne les mentionnes pas, c’est parce qu’il est évident que nos efforts tendent vers eux…
    Il me semble qu’aujourd’hui, plus qu’à la génération précédente, il y a une distance sur entre profs et élèves, entre les « enfants de la télé » que sont la plupart des profs, et les « digital natives » que sont les élèves. La génération qui avait grandi exclusivement « parmi les livres » est à la retraite…
    Alors les livres parlent à tous, bien sûr, mais pas de la même manière. De nombreux profs ont encore quelque appréhension devant les comportements parfois inattendus des ordinateurs, de nombreux élèves peinent à accéder au plaisir de la lecture. Mais bien sûr, parallèlement, de plus en plus nombreux sont ceux qui, enseignants et élèves, s’approprient les nouvelles technologies, pratiquent avec bonheur lecture et écriture, et se désintéressent des vieilles querelles du type : livre contre écran, texte contre image, culture du zapping contre humanités.
    A ce propos, la lecture du livre « Hominescence » de Michel Serres est tout à fait vivifiante, tout comme cette conférence, à regarder ou écouter, qu’il donna à l’école Polytechnique le 1er décembre 2005.

  6. pour recommander: un livre moderne empreint de tendresse dans un monde ou faut etre comme ca a tel age et comme ci a un autre age dans sa quete amoureuse

    une recherche virtuelle …. mais tellement réelle… une trame d’un livre que je vous invite a cossommer sans modération

    Petites Chroniques d’un homme annoncé de Joyce >Legrand au edition Laffon michel….. rencontres sur internet du réve a la realité

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