Perdre son temps… et rêver!

Mario perd son temps. C’est lui qui le dit…

Et moi je retrouve progressivement un peu de temps pour lire, pour reprendre contact avec ma ville et, bientôt sans doute, pour écrire.

J’écrirai bien sûr un peu plus que je ne l’ai fait jusqu’à présent au sujet des défis qui me ramènent à Québec, mais aussi sur le milieu de vie que je retrouve.

Simplement un commentaire pour aujourd’hui, suite à la lecture de quelques blogues et du Soleil de ce matin (au passage, je dois bien admettre que la lecture du journal en version papier ne donne pas des textes la même perception que la lecture en ligne…):

Je me réjouis comme David Desjardins de constater que Québec a (enfin) retrouvé l’envie de rêver.

Mais je suis aussi préoccupé, comme Bernard Lavoie, du risque que l’ivresse conséquente nous (re)plonge dans l’unanimisme [lien à venir, curieusement, le site du Soleil n’a pas été mis à jour depuis hier].

Je souhaite vivre dans une cité éducative, une ville où on jardine l’avenir et où les archives sont en fête; dans une ville où on a pas peur de la polémique et où tous les points de vue sont les bienvenus dans l’espace public. Même (surtout) ceux avec lesquels je ne suis pas d’accord.

Dire qu’on ne partage pas les points de vue de quelqu’un c’est bien, s’acharner sur les empêcheurs de tourner en rond c’est inutile, cela nous affaibli et nous distrait de tout ce qu’il y a à faire pour inventer la ville de demain.

reimpression

Dans le contexte où je travaille actuellement à cartographier le monde de l’édition au Québec, de façon générale, et de l’édition numérique, en particulier, je (re)découvre plusieurs sources d’information très pertinentes pour alimenter ma réflexion.

En plus de m’assurer qu’ils soient présents dans mon agrégateur, je tenterai dans les prochains jours de les inscrire ici afin d’apporter ma contribution réseautage des gens qui s’intéressent à l’influence des technologies sur le monde de l’édition.

À commencer ce soir par reimpression, le blog personnel de Martin Robert, responsable des services techniques et du développement à la Société de gestion de la BTLF.

Au sujet des libraires

Virginie Clayssen, dans un commentaire, à la suite d’un de ses textes:

« …je conteste cette idée qu’il y aurait une partie “noble” au métier de libraire, qui concernerait son rôle de recommandation, et une partie “vile” qui serait l’aspect commercial de son travail. Un libraire se doit de faire prospérer son commerce, c’est ce qui lui permet de continuer à exister, c’est ce qui le fait exister dans la cité. Oui, c’est un marchand. Et alors ? »

Je suis évidemment tout à fait d’accord.

Un moment tout à fait excitant

Ça y est. Je suis de retour. De retour au Québec. De retour sur le Web. Houra!

Les exigences qui accompagnent le fait de changer de pays avec la famille, de se réinventer un milieu de vie et de changer de boulot me privent encore du temps qu’il faut pour bloguer autant que je le voudrais, mais j’ai quand même repris quelques web-activités, sur Twitter et sur del.icio.us, notamment.

Je reprendrai l’écriture-blogue dans les prochaines semaines (reste à voir de quelle façon) mais d’ici-là, je me permets de « faire du pouce » sur un texte de Virginie — qui cite Jeremy Ettinghausen — pour témoigner d’une partie de ce qui m’anime actuellement:

« C’est bien sûr un moment tout à fait excitant – nous pourrions être au seuil d’une révolution dans la façon dont nous distribuons les livres et dans la manière dont les gens y accèdent. Mais le mot clé est “nous pourrions” – ce qui est vraiment excitant c’est que personne ne sait vraiment comment les choses vont tourner. Le livre numérique pourrait changer notre monde, mais il pourrait aussi ne pas le changer… Nous en saurons un peu plus dans un an […]

[mais] la question centrale n’est en réalité pas de savoir s’il existe une forte probabilité de développement d’un usage massif de la lecture numérique ; [parce qu’] à partir du moment où cette probabilité existe, les acteurs du livre doivent s’y préparer sous peine de subir un impact qui modifie le marché de façon irréversible.”»

N’est-ce pas excitant?

Et je crois profondément que cela a toutes les raisons de l’être encore plus au Québec (et à Québec) qu’à Paris ou à New York… C’est dire l’enthousiasme qui m’habite…