Le confort et l’ambivalence

Notes du 6 janvier 2011 — que je reprends ici, presque un an plus tard, pour m’inviter (me forcer?) à poursuivre une réflexion malheureusement laissée en plan.

 

Denys Arcand a proposé Le confort et l’indifférence.

Je suis plutôt inspiré par Le confort et l’ambivalence.

* * *

Je ne pense pas que les pas-si-jeunes sont si indifférents. Ils savent s’indigner et réagir.

Parfois même s’engager. Mais c’est rare — parce qu’ils hésitent. Trop. Toujours.

Ils sont ambivalents.

Le confort dans lequel ils vivent (pas forcément financier ou matériel) n’est certainement pas étranger à leur ambivalence, mais elle n’en est pas non plus complètement responsable. Ils le sont aussi par essence. Je le suis aussi par essence.

Inutile toutefois d’être trop sévères à leur égard, à notre égard, par rapport à cela. Exit les pontifs.

Entre Le confort et l’indifférence et Le confort et l’ambivalence, est-ce qu’il n’y a pas un pas dans la bonne direction? Je le crois — même si je m’en désespère parfois.

Mais c’est le pas suivant qui m’intéresse.

Celui qui engage, qui manifeste un choix, personnel — un choix qui affecte le confort, qui force à piger dans cet actif, à franchir une étape.

Un choix qui est autre chose que de faire le choix de ne pas faire de choix.

Le choix qui sort celui qui le fait de la logique d’une vie qui se construit seulement sur l’addition.

Celui qui force à sacrifier quelque chose, ou qui amène à prendre le risque de perdre quelque chose.

* * *

Il ne s’agira pas dans ce texte de juger les pas-si-jeunes. Ce serait à la fois inutile et inintéressant.

Il s’agit plutôt de mettre en scène cette ambivalence, la rendre obsessionnelle — jusqu’à l’inconfort.

Il faut n’en pas pouvoir lire plus — s’impatienter devant l’ambivalence des personnages et (pire?) devant leur difficulté à sortir de l’ambivalence.

Il faudrait arriver à suggérer le coût de cette ambivalence.

* * *

Je ne sais pas où je m’en vais avec ça. Je ne suis pas certain que c’est la voie que j’ai envie de suivre.

Je ne sais pas trop si j’écrirai ce texte — pourquoi après tout? J’hésite.

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