La traversée du boulevard Laurier

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Excellent texte de Karine Gagnon dans le Journal de Québec de ce matin au sujet de la sécurité des piétons devant le CHUL.

L’émotion, mauvais guide | Karine Gagnon | 20 août 2016

Elle a raison: il ne faut pas réagir de façon émotive au terrible accident d’il y a dix jours. Il est préférable de saisir l’occasion pour s’interroger de façon beaucoup plus globale sur l’aménagement du boulevard Laurier.

Il ne faut pas perdre de vue que ce secteur de la ville est en rapide transformation. Le nombre de piétons qui franchissent chaque jour le boulevard Laurier augmente rapidement, entre autres parce que les constructions se multiplient. Les 400 unités pour personnes retraitées du projet Ékla, sur le point d’être livrées, juste un peu à l’est du CHUL, en sont un bon exemple. Chaque année, des centaines de personnes s’ajoutent à celles, déjà nombreuses, qui traversent le boulevard pour prendre l’autobus.

C’est la responsabilité de la Ville de protéger les piétons aux endroits qu’elle désigne pour franchir un boulevard aussi achalandé. On ne pourra jamais éliminer tous les risques, mais aux endroit les plus critiques, l’aménagement devrait être prévu de manière à éviter qu’un véhicule puisse foncer dans la foule en cas d’accident.

Une pétition demande l’ajout de passerelles ou de tunnels. Ce n’est pas réaliste, et ce ne sera pas efficace non plus. Accès Transport Viable rappelle que l’expérience démontre que les gens ne sont généralement pas prêts à faire des détours sous prétexte d’une meilleure sécurité. Il faut en tenir compte.

Karine Gagnon a tout à fait raison d’inscrire la réflexion dans la perspective du réaménagement du boulevard Laurier, qui est prévu dans le contexte de la mise en place du Service Rapide par Bus (SRB) annoncé pour 2022. Mais il ne faut pas attendre tout ce temps pour améliorer la sécurité des piétons.

Il me semble qu’il est possible d’aménager des refuges pour les piétons sur le terre-plein central du boulevard Laurier — à un coût raisonnable, et de façon esthétique, même si cela devait être temporaire. La Ville sait très bien comment faire ça. L’aménagement du boulevard Honoré-Mercier a même été cité en exemple à cet égard. On peut lire à ce sujet les pages 43 à 46 du travail de Stéphanie Rocher, de l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal:

L’expérience du piéton en entrée de ville: Le cas de l’avenue Honoré-Mercier à Québec

Des zones protégées par des bollards, ce n’est pas très complexe à mettre en place. Et ça peut même être beau et original. Quelques images pour s’inspirer:

Bollards | Google Images

 

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Un commentaire

  1. Ajouter une grosse piste cyclable, des beaux trottoirs avec des arbres, des voies réservées pour autobus, et en général faire le plus possible pour que les autos roulent moins vite ou même pu pantoute. Libérons-nous de l’auto, seigneur. Clément, as-tu lu Walkable City, de Jeff Speck? C’était rempli de révélations, je te le recommande très fortement. (Aussi, Happy City, de Charles Montgomery.)

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