L’idéal démocratique

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Je me suis lancé il y a dix jours dans le projet un peu fou d’écrire un livre. Pour y arriver, je prends continuellement des notes sur l’environnement médiatique et politique dans lequel on vit, au Québec, en cette fin d’année 2016.
Et je dois dire que je trouve ça vraiment terriblement éprouvant. Bien plus que je ne l’aurais d’abord cru.
Évidemment, parce que le rythme auquel les nouvelles se succèdent est étourdissant. Mais aussi (surtout!) parce que la charge de cynisme que cela m’impose est accablante. Je souffre aussi de la désagréable impression que la frénésie médiatique a pour effet de détourner systématiquement mon attention de l’endroit où elle devrait se porter.
Au point où j’en viens à m’interroger: est-ce que l’idéal démocratique peut survivre dans un pareil contexte?

4 commentaires

  1. Bonjour Clément,

    À ta question: « est-ce que l’idéal démocratique peut survivre dans un pareil contexte? »

    Je renverserais la question: Le contexte actuel est-il suffisant… pour que l’idéal de la démocratie revienne à l’agenda et habite les préoccupations des citoyens.

    L’élection de Trump accapare beaucoup les discussions présentement » Il ne faut pas oublier que + de 47% des américains n’ont pas voté. Selon moi, le problème de notre société se situe plus dans le désintéressement de citoyen envers la dimension politique.

    Et parce que j’ai la chance de vivre en Italie 3 mois/l’an depuis 15 ans, je peux affirmer que ce désintéressement n’est pas désintéressé. Çà fait l’affaire de bien des citoyens de dire que les politiciens ne sont que des corrompus, tous pareils; que les fonctionnaires ne sont que des fonfon qui attendent leur pension etc.

    Les Italiens nous précèdent dans ce cynisme et cela leur donne la plus belle excuse pour transiger au noir, tenter de fourrer le système par tous les moyens inimaginables.

    Avec des positions comme celles de la CAQ qui supportent ce jugement sur nos institutions et avec la magouille que Charest a systématisé; les conditions sont au rendez-vous pour que le citoyen se désintéresse complètement de la démocratie et de la bonne gouvernance.

    Il est donc indispensable que les malversations sortent au grand jour, au jour le jour, afin qu’une prise de conscience revienne à l’ordre du jour. En d’autres mots, il faut d’autres mauvaises nouvelles pour que les citoyens se mettre en marche.

    L’élection de Trump et ses décisions à venir, font partie de se lot de mauvaises nouvelles servant à nous sortir de notre somnolence.

    En bon Québécois : il va falloir que çà aille plus mal avant que ça commence à aller mieux !

  2. Bonjour Clément,

    Bonjour Clément,
    Comment croire à une démocratie lorsque ceux qui dirigent la destinée de l’État changent de priorité, d’idée chaque fois qu’ils se présentent au micro ou devant leurs partisans ? De façon simplifiée, est-ce que les postures de nos élus et de nos élites ne seraient que le reflet de la perte de sens de tout un chacun dans notre société ? Trop souvent ceux qui sont ou pourraient être porteurs de sens, ne savent trouver les mots et la passion pour être écoutés ou se voir offrir une tribune « populaire » pour être entendus.
    C’est ce qui me chagrine le plus de qui pourrait devenir l’effritement de notre pauvre démocratie. Comme aurait dit Mafalda ; « j’ai mal à ma démocratie ».

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