Israël

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Ce petit bol contient généralement de l’humus, des olives ou d’autres bonnes choses à manger avec les doigts. C’est un habitué de l’apéro sur la petite table du salon.

C’est Sophie qui nous l’a rapporté d’un voyage en Israël… il y a une vingtaine d’années, je crois. Aucune inscription au verso, aucun indice qui me permettrait d’en chercher une origine plus précise (à moins que Sophie s’en souvienne! Mise à jour: réponse ci-dessous dans les commentaires). Chose certaine, il attire l’attention chaque fois qu’on le pose sur une table.

Il semble fait à la main… et manifestement de façon très résistante! Parti de la Méditerranée, il a traversé l’Atlantique une première fois en avion, avec Sophie, puis l’a retraversé en bateau, dans un conteneur avec toutes nos affaires — quand la famille a déménagé à Paris — avant de nous suivre à nouveau lors de notre retour à Québec. Il a survécu aux mains d’enfants de tous les âges, aux nombreux partys et à toutes les piles de vaisselle chambranlantes qui les accompagnent.

Quand je le porte à mon oreille, comme on le fait avec les coquillages, j’ai parfois l’impression d’entendre le doux écho de toutes les conversations et de tous les rires qu’il a pu entendre au fil des ans.

NOTE: Ce texte est le neuvième de la série Le tour du monde (sans sortir de chez moi)

Un commentaire

  1. J’avais oublié que je vous avais rapporté quelque chose… Je me sens privilégiée de jouer un petit rôle dans ton tour du monde en photos. Ce bol a un grand frère qui est chez mes parents. Aucun souvenir du lieu où il a été acheté. Les boutiques de souvenirs vendent peut-être encore le même modèle aujourd’hui! ll a résisté à la fouille complète — complète! — de chaque — j’insiste: chaque — morceau de mes bagages de la part des agents israéliens. J’en ai presque raté mon vol. C’était la fin de l’été 1997. La journée de mon retour, vous fêtiez votre mariage entre amis dans votre appartement de la rue Maricourt (le 2e appart de la rue Maricourt, je crois). Je suis rapidement allée poser mes valises chez mes parents et hop!, j’arrive un peu après tout le monde chez vous. Là, vous me faites jouer à un jeu. Vous me dites qu’il y a 15 êtres vivants au total dans l’appart. «Trouve-les tous.» Je cherche, je fouille. Quelqu’un est caché dans la salle de bain, quelqu’un d’autre est assis sur la laveuse, etc. Je fais le tour, je compte. J’arrive à 14. Ça ne marche pas. Je recompte. Encore 14. Je regarde Ana. Je comprends tout. Elle était enceinte de Béatrice. Pendant de longues minutes, j’ai pleuré de joie, d’un trop-plein d’émotion et sans doute de fatigue. Merci pour votre belle et longue amitié. xx

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