12- L’aube

Samedi, grasse matinée — si on peut dire! Je suis parti un peu avant 7h. Encore une fois, l’impression que rien n’est pareil! On est entre la nuit et le jour. Je suis parti presque dans le noir et je suis revenu à la maison presque le jour. En trente minutes. 

Et que de choses j’ai pu observer! 

Juste en tournant vers la gauche (jour pair!) sur la rue de la Cour, il y avait un grand fort fabriqué de neige. Pas mal beau à part ça! Je ne savais même pas qu’il y avait des enfants qui vivaient là.

À l’autre bout de la rue de la Cour… j’ai vu un homme promener un chien… un chien, ma foi, très semblable à celui du cartophile de la rue des Écureuils. Et si c’était lui? Plus il s’approchait, plus le chien était excité. Ça se pourrait bien que ce soit lui… On s’est salué gentiment. Son sourire m’a fait croire qu’il m’avait reconnu, mais je m’invente peut-être des histoires.

Jusque là je marchais sans musique, mais je trouvais que ça manquait un peu d’ambiance. J’ai donc mis mes écouteurs et choisi la liste musicale L’esprit de Noël, de Apple Music. Et c’est là que ça m’a frappé!

Il y avait si peu de lumières de Noël allumées! Bien sûr, le soleil était en train de se lever, mais même les autres matins, à 6h, il y a tellement peu de décorations allumées en comparaison avec ce que j’ai pu voir hier soir, sur cette même rue de Dijon, en allant faire l’épicerie en début de soirée!

Les gens oublient qu’il y a des marcheurs matinaux! Ça m’attriste. 

À partir de ce moment-là, je me suis mis à porter attention… à voir toutes ces décorations que je n’avais jamais remarquées parce qu’elles étaient éteintes. Et comme il faisait un peu plus clair, j’ai aussi pu observer tous ces personnages des Fêtes en toile translucides et colorée, écrasés dans la neige, dégonflés, près des maisons.

Je marche à l’heure dégonflée.

Heureusement, au bout de la rue de Dijon, il y a un bonhomme de neige qui n’est jamais dégonflé. Je pense que je laisserai une carte dans la boîte aux lettres de cette maison aussi au cours des prochains jours.  Merci, madame, ou monsieur. Merci de penser aux marcheurs matinaux. Votre bonhomme de neige est un phare!

Je dois dire que j’étais un peu surexcité par toutes ces observations… et je pense que ça m’a distrait pendant quelques rues… jusqu’à ce que je réalise que j’allais bientôt passer devant la maison du cartophile. Est-ce qu’il serait là?

Eh bien non! Il n’était pas là!

Pour la première fois: les lumières de la maison étaient éteintes, il n’y avait aucune trace du chien, ni de son maître… Étaient-ils partis marcher? Est-ce que ça confirme que c’est bel et bien eux que j’ai croisés au début de ma promenade? Pour le moment, ça reste un mystère… à éclaircir!

Avouez que c’est tout un début de journée!

Une réflexion sur “12- L’aube

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