13- Déneigement

Il est tombé quelques centimètres d’une neige très lourde au cours de la nuit. Les tracteurs de toutes sortes valsaient dans les rues. Avance, recule, bip bip bip, un petit coup de souffleuse, on repart et on recommence un peu plus loin.

À peu près cinq minutes après mon départ, j’ai trouvé une pièce mécanique dans la rue. Clairement une pièce perdue par un de ces tracteurs. Une tige de métal d’un peu plus d’un mètre, avec deux petites extensions de quelques centimètres, dont l’intérieur est dentelé pour éviter que les pièces ne tournent l’une sur l’autre. Je l’ai appuyée à une borne-fontaine, un peu plus loin, pour qu’elle soit bien visible. Si elle est toujours là demain je la récupèrerai (ce sera alors 5 minutes avant la fin de ma marche, c’est parfait!).

J’ai aussi découvert avec émerveillement qu’une bonne bordée de neige permet d’entrer dans l’intimité de certaines maisons de façon imprévue. En effet, plusieurs hommes étaient sortis pour passer la souffleuse dans leur entrée d’auto… en laissant la porte du garage grande ouverte. Et c’est vraiment fascinant de voir comment les choses y sont rangées (ou pas!).

J’ai pu voir très bien l’intérieur de trois garages. Deux étaient parfaitement en ordre. Propres, éclairés d’une lumière abondante, blanche et froide. Sûrement des dentistes. L’autre était plus dans mon genre: plus ou moins bien éclairé, remplis de boîtes et d’objets variés, des choses accrochées au plafond… et un mur couvert de vieilles horloges de toutes les formes et de toutes les grandeurs! Une bonne trentaine d’horloges je dirais! Je regrette de ne pas avoir pensé vérifier s’il les maintenaient toutes à la bonne heure. C’est intrigant! J’aimerais beaucoup prendre un café avec cet homme. 

Plus loin, c’était opération déneigement dans la cour de l’école. Les enfants auront une montagne pour glisser à la récréation demain. Je suis content pour eux.

Encore un peu plus loin, la voisine du Père Noël était aussi sortie pelleter. Une vieille dame charmante, qui m’a fait penser à Madame Pepperpote.

Au retour, j’ai revu le couple de jeunes bûcherons et leur husky. Je marchais plus rapidement qu’eux. Je les ai évidemment salués au moment de les dépasser. Ils ont continué à marcher derrière moi et ils ont pu me voir entrer dans la maison. Ils savent donc maintenant où j’habite!

Je suis probablement en train de devenir, moi aussi, un personnage dans les histoires que se racontent les autres matinaux du quartier.

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