Patrick Simard sur la Cité éducative

Le texte de la conférence offerte par le Président de la Chambre de Commerce de Québec, Patrick Simard, la semaine dernière est enfin en ligne. Le Soleil en publiait d’ailleurs de larges extraits ce matin.

N’en retenons qu’un, pour le moment, question d’illustrer que l’idée fait son chemin:

« Un cité éducative, c’est une ville qui mise sur la qualité [de vie] des citoyens pour rassembler des conditions favorables à l’innovation. L’éducation et la formation sont à la base du développement de la région de Québec. Non seulement parce qu’elles sont nécessaires pour que les entreprises bénéficient d’une main-d’¦uvre de qualité, mais aussi, et peut-être surtout, parce qu’elles sont nécessaires pour développer dans la population des attitudes positives face aux changements et à l’innovation. […] Vous conviendrez avec moi que Québec dispose de tout ce qu’il faut pour devenir une véritable cité éducative. »

Réunion de suivi prévu lundi prochain…

Le rôle de la critique dans le développement urbain

Texte intéressant d’Alain Dubuc dans Le Soleil de ce samedi, 13 septembre. Sous le titre « On ne bâtit pas une ville seulement avec des égouts », le président éditeur convie ses lecteurs une réflexion sur le rôle de la critique dans le développement urbain.

Selon lui, la population de la région de Québec aurait « une tendance à dire non, quitte à changer progressivement d’idée pour finir par dire oui » alors que « ce n’est pas le propre de toutes les villes de dire non aux rêves […] les Montréalais, par exemple, sont facilement séduits par les grands projets ». New York, Paris et Barcelone seraient aussi des villes séduites par les rêves et les grands projets.

La présence de Barcelone dans la liste de M. Dubuc ramène à mon esprit le fait que dans moins d’un an, cette ville accueillera le Forum universel des cultures, un événement nouveau genre, créé pour Barcelone, et que je rêve de voir tenu un jour à Québec. Un événement qui n’est par ailleurs pas sans rapports avec le modèle de la cité éducative. J’y reviendrai.

« Les villes se bâtissent sur des rêves, des projets mobilisateurs et une vision d’avenir », nous rappelle M. Dubuc avant d’ajouter « qu’il est beaucoup plus facile d’avancer et de progresser avec une administration municipale qui a trop d’idées qu’avec une administration qui n’en a pas assez ». Je suis bien d’accord!

L’élément le plus essentiel du message d’Alain Dubuc est qu’il faut renouveler notre conception du rôle de la critique pour en faire quelque chose de moins négatif, « qui consiste à commencer par appuyer un projet qui a du potentiel quitte à discuter et à critiquer par la suite. Au lieu de tout démolir en commençant. »

Stimulant comme une bouffée d’air frais.

Conférence le 2 décembre

J’ai accepté l’invitation du RÉCIT de l’enseignement privé pour prononcer la conférence d’ouverture du deuxième colloque de la FEEP sur les TIC qui se tiendra le 2 décembre. Voici la proposition que j’ai formulée à cet effet:

Façonner sa vision du monde avec les TIC

Façonner sa vision du monde c’est bien sûr d’abord s’en faire une représentation. C’est ce qui permet d’entrer progressivement en communication avec son entourage, de se sentir partie prenante d’un univers qu’on souhaite hospitalier. Façonner sa vision du monde, c’est apprendre à être citoyen.

À partir d’exemples concrets, d’ici et d’ailleurs, récents et plus anciens, branchés et débranchés, Clément Laberge nous propose d’illustrer pour quelles raisons l’utilisation des technologies numériques est devenue indispensable à la formation d’un jeune citoyen et pourquoi, sans elles, l’école ne pourra bientôt plus remplir correctement sa mission.

Puisant aussi bien dans l’oeuvre du Frère Marie-Victorin que dans celle de Linus Torvald, cette conférence se présente comme une invitation au voyage ‹ de la salle de classe à la cité éducative.

De l’École d’architecture à la Place de France

Parmi les centaines de projets éducatifs décrits dans la banque de documents de l’Association internationale des villes éducatrices (AIVE), on en trouve quelques-uns, dont celui-ci, qui mettent en valeur la complicité des services municipaux d’urbanisme et des écoles d’architecture.

Il est particulièrement intéressant de noter, dans ce contexte, que Francis Vachon signalait récemment que le controversé (mais combien intéressant!) projet de la Place de France a possiblement trouvé sa forme dans une collaboration entre la Ville de Québec et les étudiants de l’École d’architecture de l’Université Laval…

Chambre de commerce, leadership régional… et cité éducative

Le 10 juin dernier, le président de la Chambre de Commerce de Québec prononçait une conférence dans laquelle il affirmait:

« Un autre projet auquel je souscris est celui de faire de Québec une véritable cité éducative. Ce projet permet à notre région de s’assurer d’un positionnement stratégique provincial, national et international en misant sur l’éducation comme axe de développement économique. La ville de Québec sera dite éducative lorsqu’elle reconnaîtra, exercera et développera, outre ses fonctions traditionnelles, soit celle économique, sociale, politique et de prestation de services, une fonction intentionnellement tournée vers la formation, la promotion et le développement de tous ses habitants. »

Jusque là ça pouvait n’être que des voeux pieux… mais le déjeuner-causerie de ce midi confirme que ce sera suivi d’actions concrètes. Le repas partagé quelques jours plus tôt avec Patrick Simard et quelques complices m’avait également réjouit.

Plus d’information demain… et un lien vers le texte de la conférence, qui se fait un peu attendre.

Je pense que cette fois ça y est! On passe en seconde vitesse.

La ville est une école de citoyenneté

« Le système municipal est, du fait de sa proximité des citoyens, le plus ouvert et le plus transparent. Ses décisions et son administration sont plus tangibles et, par conséquent, génèrent plus facilement une opinion publique. Il s’agit donc d’une école de citoyenneté.

La ville est donc un cadre et un agent éducateur qui, face à la tendance à la concentration du pouvoir, pratique l’opinion publique et la liberté face à la tendance au grégarisme, exprime le pluralisme, face à la tendance à une répartition inégale des possibilités, défend les citoyens, face à la tendance à l’individualisme, s’efforce de pratiquer l’individualité solidaire. Elle permet de créer un tissu d’habitudes citoyennes […] Elle permet de former des individus sensibles à leurs devoirs comme à leurs droits. »

Source: Isidre Molas, cité sur le site de l’Association internationale des villes éducatrices (AIVE)

La cité idéale

Via Québec Urbain: « Madame Clarkson [Gouverneure générale du Canada] et son conjoint, monsieur John Ralston Saul, ont visité plusieurs petites villes du pays […] Cette année, ce sont des villes de plus grande importance qui sont ciblées pour « écouter ce qu’on nous dira sur les raisons pour lesquelles les villes sont des endroits où on souhaite vivre. […]

Dans le cadre de ces visites urbaines, Clarkson et Saul seront à Québec du 7 au 10 septembre prochain. Selon la documentation officielle, cette visite se déroulera sous le thème principal de « la cité idéale ». Six thèmes secondaires ont été établis pour nous guider dans le processus : l’engagement civique, la diversité, la justice sociale, la créativité, l’éducation publique et le développement de la conscience communautaire. À la fin de la visite, tous les thèmes seront regroupés et discutés lors d’une table ronde sur « la cité idéale ».

Une table ronde aura lieu mercredi 10 septembre 2003 à 17h30 au Musée de la civilisation. L’activité est ouverte à tous et vous pouvez donc vous aussi être présent. Il suffit de réserver en appelant au 643-2158.

Ça me semble essentiel!